CHAPITRE ïl. un
m-iterite un liquide acide, une autre lame, l'une et l'antre tame I eareJRtioD avec uu niuitiplîcateur, un a uu cournnt qui se dirige '- de la bouche à la peau à travers les muscles et les membranes. En plaçant une des lames dans la vessie, l'autre dans le fuie d'un animal, OD a im courant qui va du foie à la vessie, en raisuu des liquide» alcalins et acides que renrermcnt ces organes. On pourrait citer mille esemples du mérae genre qui tendent à faire croire qu'il existe dons l'intérieur des animaux une foule de courants électriques , auxquels les nerfs et diverses membranes servent de conducteurs. L'expérience de Baeomio , précédemment citée, sert àjustiOer cette conjecture. Nous ajouterons cnlîn que (certains poissons élaborent de l'électricité,' qui se présente à nous avec tous les caractères que nous lui recnnnaissous ; nous voulons parler de la torpille, du gymnote et du silure.
Nous ne décrirons pas les effets pbysiologiques produits , quand OD touche un de ces poissons avec la main , attendu qu'ils ue sauraient trouver place ici ; nous dirons seulement qu'on est parvenu avec l'éleclricité animale à opérer des décompositions chimiques. Nous renvoj'oiis, pour tout ce qui coocerue les phénomènes des poissons élec- U'iques, à notre Traite d'électricité, t. X, p, 355; t. V, impartie, fi, ^1)3 ; 2' partie, p. 244.
^^ôac
Action de Véleçtricilé sur les madères aaimaiei.
iaod l'électricité traverse un corps, elle exerce, outre l'action chibiique, une action répulsive sur toutes ses parties- Si son énergie est suffisante pour vaincre la force d'agrégation, le corps se trouve brisé en mille parties, fondu ou volatilisé, suivast sa nature. C'est ainii que MM. Prévost et Dumas , en faisant passer une étincelle Électrique à travers une petite goutte de sang, ont observé que celle-ci prenait Un aspect framboise , annonçant la séparation partielle des globules élémenlaires qui la composaient. Passons à l'action voltaique.
Si l'on soumet pendant plusieurs jours à l'action d'une batterie voltaîque composée d'un grand nombre d'éléments , un morceau de chair musculaire servant à établir la c^mmunicatiou entre deux vases remplis d'eau distillée, dans chacun desquels plonge une lama de platine en relation avec la batterie, ce morceau devient see et dur, ■ et ne laisse aucune trace de matière saline après l'incinération. Dans le vase négatif, on trouve de la polafise , de la soude , de Va.n\<m!:vme et de la chaux; daa» h vaw PWiltt. dftV8ic\àB w
SIS ELEMENTS d'ÉLECTBO-CBIMIB-
l'adde nitrique , de l'acide chlorhydrique et de l'aeide phosphi
On voit donc qu'il ne restait plus du morceau de cliair musculaire que
des charbons et des matières ne coolenant plus ni alcalis, ni terre.
Davy, en soumettant à l'aetion d'un courant traversant deux vbsw remplis d'eau distillée, mis en relotion avec une matière organique vivante, de la substance animale, est parvenu également à vaincre les afîinités de eertiiines combinaisons. Ayant plongé ses doigts, préalablement lavés avec de l'eau distillée , dans le vase positif, renfcrniant de l'eau très-pure, il apparut rapidement une substance acide, qui avait icB caractères d'un mélange d'acide elilorhyd ri que, d'acide phosphorlque et d'acide sulfurique. En plongeant le doigt dans le vase négatif, il s'y manifeste promptement aussi une substance alcaline fixe. Or, puisque les substances acides et alcalines peuvent être séparées de lenr combinaisondauslescorpsvivants, au moyen des forces électriques, il est possible d'introduire par le même moyen, dans l'intérieur du corpi, diverses substances capables de réagir ehlmiquement sur les organ», Il sufllt pour cela d'humecter un linge de la dissolution contenant le principe que l'on veut introduire { supposons une dissolution d'iodure de potassium) , de l'appliquer sur une partie quelconque du corps, de poser dessus une lame de platine en relation avec le pâle négatif, et d'introduire dans une autre partie, au moyeu de l'acupuncture, une aiguille de platine communiquant avec l'autre pôle; on ne tarde pasà reconnaître avec des réactifs convenables la préseoce de l'iode k l'extrémité de la pointe.
De la eoaffvlation de l'albumine.
L'albumine Joue un si grand i-ôle dans l'économie animale,^ quiconque veut appliquer l'électricité à l'examen des composés liqiJdes qui en dépendent, doit connaître le mode d'action qu'exercent 1« courants sur cette substance.
Brandt avait observé que l'albumine ou blanc d'œuf se coagolnB au pôle positif. MM. Prévost et Dumas reconnurent en outre qu'il se formait au pôle négatif une substance analogue à In gelée parblmcnt transparente et possédant des propriétés propres au mucus. Ctt deux coagulum sont, l'un , de l'albumine combinée avec l'acide qol se porte au pôle positif , et l'autre , de l'albumine combinée avec de l'alcali qui se rend au pôle négatit
M. Dufrocbet, en s'occwpant de la même question, » reconnu me Its sottfBoag ricaVVRn cw««R'ato wfe^iii Mrt WByi
Bt CHAFITItE VI. SI7
^^Tie, et que quelques neides , tels que les acides ncétique et phos- ■^fihonque, dissolvent l'albumiiie, quand ils n'ont qu'uoe énergie ^iTtDëdiocre j tandis que l'acide nitrique ne produit l'effet que lorsqu'il leest très-conceatré. En étudiant avec uu raîci-oscope les effets d'un Ticourant sur du blanc d'œuf , placé sur une petite lame do verre entre eJea deux bouts libres de deux fds de platine en corn mu ni cation avec îline pile , il a observé qu'il se formait autour du pâle positif une «Aorte d'atmosphère transparente, à laquelle II a donné le nom d'onde i^sitivc , et qui n'est autre que de l'albumine dissoute dans de l'acide (fiiible ; autour de cette onde, et par conséquent dans l'albumine envîrconnante , on aperçoit des ondulations continuelles. En soumettant À l'expérience de l'eau rendue émulsive par le jaune d'œuf, on V>bsei-ve d'autres effets : dès l'instant que les deux ills conjonctifs sont imis en communication avec la pile , on voit une onde diaphane jau- ' itâtre naitre autour du pûle négatif, et une oode opaque à sa circonférence et diaphane jaunâtre à son centre au pôle positif. L'onde alcaline paraît être due à la matière organique du jaune d'œuf dissoute dans lin alcali , et l'onde positive à la même matière dissoute dans un acide, l'acide et l'alcali provenant de la décomposition éleetro-chimique des sels contenus dans le liquide.
Les deux matières organiques, dissoutes l'une dans un acide, Vautre dans un alcali, conservent leur structure globulaire ; ce sont les petits globules qui , par leur rapprochement , forment la partie opaque de fonde positive. Quoiqu'on n'aperçoive aucun globule dans l'onde négative, il en existe cependant, comme on peut le voir, en substituant au jaune d'œuf quelques gouttes de lait. Lesdeux ondes s'éloignent de plus en p[usdesp61es, et finissent par se toucher. A leur intersection commune, il se forme un solide allongé, formé d'un agglomérat de gIol)uIes. Eu intervertissant les communications avec la pile, c'est-à-dire en rendant le fil positif négatif, et réciproquement, il se produit une autre série de phénomènes : le coagulum central s'efface peu ù peu , la matière est dissoute et finît par disparaître entièrement. On voit alors apparaître deux nouvelles ondes semblables aux précédentes, et qui s'avaneenl et produisent les mêmes effets.
Si l'on ajoute à l'émulsion de Jaune d'œuf, une quantité extrêmemeut petite d'alcali , on n'obtient plus qu'une seule onde, qui est celle du pôle positif; tout le reste du liquide forme l'onde négative. Le coagulum a lieu toujours à la jonction commune ; eu rendant l'émul- 8ion légèrement acide, il ne se manifeste que l'onde alcaline.
IS ELEMENTS D ElECTBO-CHrMIfi.
Les l'ésnltats précédents sont d'autant plus remarqéaÊi^ Jusqu'ici on n'nvait observé des précipités, dans les dissotuticS miscB à l'action de la pile , qu'à l'extrémité des tlla métaîUques, Dans ce cas-ei , ils se forment entre les deux pôles ; ils sont dus à la rencontre des globules cbassés des pôles par l'action du courant. Voici les conséquences qui peuvent être tirées de ces faits : les muscles, les nerfs , et en général les tissus organiques, sont formés de globules, dont les dimensions sont les mêmes pour chaque organe. Or , si nous considérons ces globules comme les particules organiques élémentaires, nous devons les assimiler aux particules des composés inorganiques, et leur supposer par conséquent des propriélé-s électriques analogues ; dès lors II est probable qu'il existe des globules jouissant de in faeulté, quand ils sont séparés d'une combinaison par l'action d'un courant , de se transporter les uns au pôle positif , les autres au pûl« négatif. La coagulation doit donc avoir lieu lorsque deux globules, possédant des électricités contraires, se rencontrent au milieu de leur course entre les deux pôles, et qne de leur combinaison doit résaltar un composé insoluble. Cependant il pourrait se faire que l'acide «t l'alcali qui servent de dissolvant ans globules, venant à se combiner, abandonnassent ces mêmes globules, ce qui produirait le coagulnm.
Iféleetricité atmosphérigue exerce-t-elle iine influence sur Céeonomie animale?
On sait que lorsque l'électricité libre s'écoule par un conducteur humide, sans l'intermédiaire d'aucun conducteur métallique, I) s'opère toujours des réactions chimiques. Cela posé, si l'on considère l'électricité atmosphérique qui est constamment positive dans IH temps sereins , et -tantôt positive, tantôt négative , dans toute antrt circonstance , la terre étant toujours dans un état électrique opposé, il doit se produire continuellement des décharges par l' intermédiaire de tous les corps qui se trouvent à la surface de la terre , tels que l'homme, les animaux, les végétaux, etc. Il doit donc s'opérer dsM les organes une suite de décompositions et de recompositions ctiïniiqiics, qui contrarient ou favorisent l'action des forces vitales, suivant lu sens dans lequel elles s'exercent. Dans l'état ordinaire de l'almotplière , l'électricité de l'air étant positive , attire nécessairement l« acides sur la su rface des corps ; or , nous savons que les Mquideit qui sont sécrétés par la peau sont ordinairement acides; par conséquent féhcti'ielté positive de l'ttlraosç\iê\e'tteîW)Xo;jiftl!ww\Mst çwxesé-
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