CHAPITRE VII
Des applicalions île l'action cliimique de t'i^leclricit^ aux arts.
L'électricité est destinée, comme puissance mécanique et eomme force ehimique, à rendre de grands services aux arts, non-seuleraent CD raison de son mode d'action si varié, mais encore k cause de la beilité avec laquelle on la fait uiiltre et de l'économie que l'on trouve i la substituer k celle de la chaleur. 11 n'y a pas longtemps encore ou croyait impossibles certaines industries , dans des pays ou le combustible manque, telles que le traitement des minerais d'argent, etc.; mais aujourd'hui on sait parfaitement, depuis qu'on a fait une étud* approfondie de lu production de l'électricité et de ses propriétés chimi-
I qnes, qu'on peut l'employer dans un grand nombre d'opérations en grand, qui exigeaient l'emploi de combustibles. Dans ce chapitre,
' noua n'avons l'intention seulement qne de ti'ititer des applications de l'âeçtricitéà la dorure et à la galvanoplastie.
^t la précipitation des métaux, de leurs dissolutions, par d'autres métanx plus oxydables.
On sait depuis longtemps que loi-squ'on plonge dans une dissolutton métallique un métal plus oxydable que celui qui est en combinaison , ce dernier est ramené à l'état métallique par l'autre , qui se Substitue à sa place en même proportion atomique. Le dépAt qui se forme sur la snrfece du métal précipitant est tantât pulvérulent, tantAt il est plus ou moins adhérent, et cette adhérence est quelquefois très-grande, cumme on en a un exemple dans l'élamage et le tincage du fer, et dans la dorure et l'argenture du cuivre dite par Immersion. Les effets produits , dans ces divers cas , sont dus en partie aux affmités , en partie à l'aclion éiectro-cbimique provenant du courant résultant du contact du métal précipitant et du mêlai précipité, et de l'action chimique concomitante. Ce concours simullané 4ç9 o^oités et des courants Mt rentier rétaiie des rfïssXa '$'t<^'«&\%
330 ELEMENTS D EI.BCXBO-CHIHIB.
d&Ds rélecti'0'Chiniie. Mais, avant de parler de ces applications, noai croyons devoir entrer dans quelques considérations théoriques mr la précipitation des métaux pai' d'autres métauic, et qui ne seront pu sans intérêt pour le lecteur.
Lorsqu'un métal oxydable , tel que le fer , est plongé dans une di^ solution de enivre, de sulfate par exemple, le fer s'oxyde aux dépens de l'oxygéue de l'oxyde de cuivre , et l'oxyde de fer formé se combine avec l'acide sulfurique. Le cuivre devenu libre se dépose sur le fer. Il en résulte aussitât un couple voltalque qui donne une nouvelle énergie au pouvoir précipitant du fer, attendu que l'électricité dégagée dans l'oxydation de oe dernier, se transformant en courant, vieot augmenter l'énergie des affinités. Tous les effets doivent cesser ausilét que la surface du fer est recouverte de cuivre ; aussi l'aellon décomposante du fer va-t-elle continuellement en diminuant.
Nous donnons , ici, d'après M. Dumas , le tableau des sels métalliques dont les dissolutions sont décomposées ou non décomposta par des métaux, avec réduction des oxydes.