‹ Éléments d'électro-chimie appliquée aux sciences naturelles et aux artsChapitre 59 sur 83 · CHA.P1TRE VII · texte numérisé non relu

CHA.P1TRE VII

^réparation vingt-quatre heures avant de s'en servir. Quelques nés ajoutent de l'alun. Il Ihut attribuer à la présence de dif- } métaux dans le laiton la difficulté qu'on éprouve quelquefois ïcaper ; la surface se recouvre alors d'une couche noirâtre assez e à enlever; ce n'est que par des immersions successives .dans utîons acides, pour dissoudre les oxydes formés, et dans dès le lavage , que l'on parvient à éclaircir les surfaces, laitons qui conviennent le mieux pour recevoir la dorure dotntrer facilement en fusion, et pouvoir être travaillés et surtout s sans difficulté , afin de prendre le moins d'or possible. La sition suivante réunit les qualités voulues :

Cuivre 64,8

Zinc 32,8

Plomb.' 2,00

Étain 0,4

Darcet regarde les alliages suivants comme les plus eonvena- »ur recevoir la dorure :

Densité 8,395 8,542

Cuivre 63,70 64,45

Zinc 33,55 32,44

Étain 2,50 0,25

Plomb 0,25 2,86

*es alliages présentant les mêmes avantages et dont la oompo- ;st bien différente des précédents :

ivre 82 82 82,8

ic 18 18 17,5

un 8 1 0,2

>mb 1,5 8 00

f qualités nécessaires pour constituer une bonne dorure.

dorure est réputée bonne, 1^ quand la couche d'or déposée 3Z épaisse, et que la pièce étant coupée avec des cisailles, courts différents sens, martelée, tourmentée euftn &&\.o\y\^ ^^cX^ii^

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de manières, la couche d'or De se détache pas; 2° lorsque ferf ont l'éclat, le brillant et la couleur, qui varient suivant la mode ètlë goût du consommateur.

Des expériences ont été faites sur des lames de laiton à l'occasion d'une expertise , pour reconnaître dans la dorure Elkington le degré d'adhérence de l'or et le titre de la dorure , c'est-à-dire la quantité d'or déposée par décimètre cairé. Nous alloat donner les résultats. On a employé les décapages suivants :

1" Eu frottant seulement avec la poussière très-fine de plerte ponce et une brosse, ou bieu en grattant la surface avec un Instnment tranchant.

2" Décapage dans l'acide sulfurique étendu d'eau à froid et à chaud.

3° Décapage dans l'acide nitrique et dans des mélanges de cet acide avec le sel maiin et la suie,

4° Décapage avec la dissolution de soude caustique, marquant 7" à l'aréomètre de Bauraé, et dans des dissolutions marquant 36°.

5° Avec des dissolutions de soude et d'ammoniaque.

6° Décapage avec un mélange d'acides concentrés et de sel marin.

î° Enfin sans décapage.

Les expériences ont conduit aux conséquences suivantes :

1' Dans les diverses opérations de martelage ou autres , àueime parcelle d'or ne s'est détachée de la surfoee.

a" Les lames qui ont reçu le plus d'or par décimètre carré sont celles qui ont été décapées à chaud par l'acide sulfurique et pat la pierre ponce, c'est-à-dire avec les plus mauvais décapages que les doreurs ne voudraient pas employer , par la raison que l'aspect de la dorure n'est pas agréable à l'œil. On obtient donc avec ces décapagSi durée et solidité, durée parce que la dorure est la plus épaisse potsible , solidité , parce qu'elle résiste aux épreuves physiques qu'on lui a fait subir.

Passons aux lames qui ont reçu le moins de dorure; ces li sont précisément celles qui ont été dérochées et décapées par 1h moyens employés généralement , soit par une première immersion dans l'acide nitrique seul , puis dans un mélange d'acide nitrique, de sel marin et de suie , par différents lavages dans l'eau , et enllD le séchage dans la sciure de bois ; soit par un mélange des acides si furîque et nitrique, avec addition de sel marin. Le tableau flUirant renfevme les résultats obtenus.

CHÀPITBB VII. ai9

Désignation des opérations et du mode de décapage.

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