id. id. id
jta. Les lames des opérations 9, 10, 11 et 12 ont été plongées des bains auxquels on avait ajouté du nitrate d'argent.
id.
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BLÉHEHTS D'KlïCtHO-CBIUIE.
Liqaeot Elkinglon, u^anl àéià servie. . .
Liqueur nouvetliment pré- Mem, addition de nitrate Liqueur noDrellenuiil pié-
Idem , avpc addition da a l raie d'argent
Aucienne liqueur, avec ai dillon de uitiste d'nrgeul.
Liqueur noavelleDienl pi6-
0,ofi2a
O^Tt
o,iia
o,07au
o,(jon&
o,os»i
0,001 aK
OBSERYATIOHS.
Couleur de ta doran, Imiue mat.
Janae d'or mat.
Beau Jaane d'or litlllanL
Jaune lilane argenUD.
ConleuT jaune d'or, pen lirlllant.
Jaune blanc.
Blanc argentin.
Jaune pâte.
Ces résultats montrent que les lames décapées avec le plus de soin sont piecibement celles qui ont pris le moins d'or. Nous ajouterons que I idl)ér(.nee ttait la même dans les lames dorées à ud faible degré comme dins celles qui l'étaient fortement. Mais d'où vient que les lames les moins bien décapées et qui réunissent les conditions vouliit's de durée et d'adhérence, sont celles qui sont les moins ngrrables il J.T vue et ne sont pas acceptables par le commerce 'l Nous répondroDS à cette question eûçartaoXàftVwiïtaïMift ^\^\aX&!&N&.vu&ce
GHÀPITBB YIÎ. 881
ta métal sur la dorare quand il s'agira de la dorure électro-chimique. Pour comparer la dorure par immersion à la dorure au mercure , Qons donnerons les analyses d'essai faites par M. Darcet , de diverseB plaques dorées, soit au mercure, soit par la voie humide.
IfwmHtés d'or par décimètre carré dans la dorure au mercure.
par M. Plu. par M. Denière. par M. Bea^frajr.
Dorure maximum 0',1420 0^,2333 0^,2595
Dorure minimum ,0428 o ,0736 ..... ,0695
La quantité d'or dans les deux cas varie de 6 : 1 .
Quantités d^or par décimètre carré dans la dorure par voie
humide.
par BfM. Bonnet et ViQermé. par M. Elambert
Dorure maximum 0^^,0353 0^,0429
Dorure minimum o ,0274 »
Ainsi la meilleure dorure par voie humide ayant fixé — 0<^90422 l'or par décimètre carré, et la plus pauvre au mercure en ayant pris )^,0428, on voit que la dorure par voie humide arrive à peine dans e cas le plus favorable au degré d'épaisseur que la plus mauvaise lorure au mercure est obligée d'atteindre.
De Vavantage que Fon peut retirer du séchage à la sciure pour la
dorure par immersion.
Quand on traite , à Taide de l'ébullition^ la liqueur Elkington avee me matière organique, telle que l'acide tartrique, l'acide oxalique, a sciure de bois, etc., etc., la liqueur se trouble, et l'or finit par être >récipité entièrement, comme on devait s'y attendre d'après les réacions connues des matières organiques sur les sels d'or ; mais avant lue le précipité s'opère^ le deuto-chlorure d'or, s'il en existe encore lans le bain, se change en protochlorure, composé qui est éminemnent propre à la dorure.
Il est permis de croire, d'après cela, que les parcelles excessivenent ténues de sciure qui adhèrent à la surface des pièces décapées, tprès avoir été séchées à la sciure, et qu'un second décapage, moins !6rt que le premier, n'enlève pas toujours entièrement, aident à la lécomposition de Taurate alcalin et peuvent servir ainsi èi fayotif^t la âorare.
3SS ELBUENTS S ELBCTRO-CRIMIR.
Dm causes qvi donnenttine couleur plus ou moins rotrffg" à la dorure.
Quand nn baiu d'or préparé, saivant la méthode de M. ElkingtOD, a servi à fa dorure pendant quelque temps, les pièces prennent une teinte rouge cuivrenge , qui est peu goûtée du public à l'époque actuelle ^ nous disons k l'époque actuelle , attendu que du temps de Louis XV elle était recherchée ; mais il est facile de donner à la àarure sa teinte jaune , en ajoutant du nitrate d'argent au bain de l'aurate alcalin. Expliquons les effets produits.
Le bain, quand il a servi pendant quelque temps , prend une teinte bleue qu'on pourrait attribuer à la présence du cuivre, attendu quela dorure s'effectuant par la décomposition de l'aurate alcalin par le cuivre, le bain devait reprendre une quantité atomique de cuivre, correspondante à celle de l'or précipité. L'expérience démontre cependant que la dissolution ne renferme que peu de cuivre , comme on peut s'en assurer en en saturant une certaine quantité par an acide et versant dedans un excès d'ammoniaque, ou de dissolution de protocyanure de fer et de potassium. La leiute bleue tient donc fi un arrangement moléculaire, et non à la présence du cuivre, qui ne s'y trouve qu'en très -petite quantité. Que devient donc la portion de ce métal qui a cédé sa place à l'or, dans la réaction du cuivre sur l'aurate ? La teinte rougcâtre ou cuivreuse que prend , au boDtd'un certain temps, la dorure , nous indique sur-le-champqw l'or, en se précipitant à la surface du cuivre, entraîne avee lui une portion de cuivre en dissolution , avec laquelle il forme une comblnnison en proportions définies. L'expérience coulirme pleinement cette conjecture.
Pour savoir jusqu'à quel pomt était grande la quantité de cuivre qui se trouvait dans un bain nsé, on a précipité électro-cliimiquement, snr une lame de platine , les métaux qu'elle renfermait. Le précipité recueilli ayant été lavé, aété dissous dans l'eau régale et analysé, (toi trouvé qu'il ne renfermait pas de zinc, mais bien de l'or et da eilivni dans les proportions suivantes : .^^^
Or pur 844 ^^^|
Cuivre pur iSG ^^^M
Ce résultat montre la faible proportion du cuivre relativeaKntJl i'ordaas un bain consldètè comma ^afe, ft'<^A.-tea*,<3g&^iqij||)j^ |
CHAPITBE Tll. 33
is-cbargé de enivre. On doit conclure de là que dans la dorure p;i immersion, il se précipilc sur le cuivre, quand ce métal se trouve déjà dans le bain d'or , un alliage d'or et de cuivre , dont la couleur rongefltre domine d'autant plus celle de l'or, qu'il y a moins d'or dans la dissolution. Le seul moyen d'éviter cet inconvénient est d'ajouter à celle-ci un sel métallique dnntlemêtal, réduit en même temps que l'or et le cuivre , blanchisse l'alliage de ces deux métaux. Or , comme nous avons montré dans les opérations 9, 10, Il etl3 précédemment indiquées , qu'en ajoutant au baiu une petite quantité de nitrate d'argent, la dorure delà lame n" 9 renfermait 0",00175 d'argent, la lamen" lo, la même quantité, !a iamen" il, os,ooi5o, et la lame n° 13, i)',0(ii2S, on voit maintenant pourquoi, quand oq ajoute une petite quantité de nitrate d'argent au bain qui donne une dorure rouge, la teinte change et prend un ton convenable. Cette addition permet d'épuiser presque complètement un bain d'or sans avoir une dorure rouge.
Il n'est pas inutile de faire remarquer qu'en laissant refroidir le bain , auquel on a ajouté une petite quantité de nitrate d'argent , il se dépose un sel de ce métal ; mais il en reste encore une partie en dissolution, puisqu'en y plongeant une lame de laiton décapée, elle prend une teinte verte. Ce sel est évidemment plus soluble à chaud u'à froid.
ta f r mut
Dorure de l'argent par
!, Levol, auquel est due cette dorure, compose son bain en verit du chlorure neutre d'or dans une dissolution aqueuse de sulfomure de potassium , jusqu'à ce que le précipité d'abord formé disparaisse. La liqueur éclaircie doit être légèrement acide; si elle ae l'est pas , on ajoute quelques gouttes d'acide chlorhydrique.
Pour dorer, on plonge l'argent dans cette liqueur presque bouillante et médiocrement concentrée, état dans lequel on la maintient en y versant de temps en temps de l'eau chaude pour remplacer celle qui s'est vaporisée; on évite par là les inconvénients qui résulteraient d'une trop grande concentration do l'acide chlorhydrique, dont la présence est néanmoins utile pour s'opposer à la formation d'un préci-
furifère, qui a lieu par l'élévation de température lorsque c'est 1 qui domine.
Levol a reconnu eu outre qoe les solutions d'or et d'argent dans DU» de potassium ponTaient aa^it et Anï.gt a. ^ w^saSKt'^
834 ELEMENTS d'electbo-chi»ie.
immersion le cuivre, le laitou et le brooze, pourvu que les bains foi^t*=
senl portés à une température voisine de l'ébullition.
Oji ne peut dorer l'argent par ce procédé.
La solution du cyanure de cuivre , dans le cyanure de potassium w □e cuivre pas l'argent, même eu contact avec le zîuc ; cependant el cuivre parfaitement ce dernier métal et d'une manière ti'ès-solide.
De la mise en couleur, du bruni et du poli.
Loi'squ'une pièce est dorée, tantdt il faut lui donner le mat, lebriilant, tantôt le poli. Le beau mat, dit mat de pendule, ne peut s'ohifr air immédiatement qu'avec difficulté , [[uel que soit 'e mode de dtrure, attendu que la surface est toujours salie, çù et là, par des métau étrangers , ou leurs o\ydes , qui ne peuvent être enlevés que par nouvelle opération appelée mise eu couleur.
Le mat s'obtient en plongeant les pièces, pour les dorui-es épalises, dans un mélange (dont voici la déeuin position) fondu dans m eau de cristallisation ;
Nitrate de pnbisse..
Alun
Sel marin
Quand la fusion est opérée, on fixe la pièce à un crochet de laiUS et on la plonge à plusieurs reprises daus le mélange foudu. Cela M, on la pose, en la tenant toujours par le crocbet, daus uneespèct d'étuve formée d'un mauclion en terre , ou fourneau composé d'au grille cylindrique, circulaire, concentrique, intérieure, enfer, reposant sur le fond. Entre le manchon et la grille, on met un mélange de coke et de cliarbou de bois ; il eu résulte alors une ciialeur élevée uniforme dans l'intérieur de la grille. C'est dans cet intérieur que l'on met la pièce, que l'onremue pour lui faire prendre la même Eempérattirei et on la chanffe jusqu'à ce que la mutiêre saline qui la recouvre devienne homogèue, presque transparente, et entre en fusion. Immédiatement après , on la plouge dans l'eau froide pour enlever toutes le* matières qui se trouvent à la surface. On lave ensuite dans de 1' nitrique très-faibie , puis dans de l'eau, et enfm ou la fait sécher SV un réchaud disposé à cet effet, ou bien on sËcbe à la sciure.
D'après la composition du mélange, on voit immédiatement qiK l'effet produit est du au dégagement du chlore on â la formatien <)e l'eàa i'^aJe très-fàiblfi. I
GHÀPITBB YIII. 335
Cette mise en couleur convient aux pièces qui ont une forte dorure ; lais quand la couche d'or est mince , comme dans la dorure par imlersion , il faut bien se garder d'employer un mélange trop actif qui olèverait l'or. Il faut se borner à un mélange de sulfate acide et de itre.
Nitrate de potasse 250
Alun 250
Sulfate de zinc 125
Sulfate de fer 125
Le bruni et le poli s'obtiennent soit avec la brosse du doreur, autrenent dit gratte-brosse , et le brunissoir ; le premier est formé de la réulion de fils de laiton plus ou moins fins, suivant les effets que Ton a en rue, et serrés fortement les'uns contre les autres avec un fil de laiton, eoronlé de manière que les circonvolutions soient jointives. On frotte La pièce avec cette brosse en la tenant plongée dans de l'eau de savon , de l'eau acidulée par le vinaigre , jusqu'à ce qu*on ait obtenu le brillant désiré. Le bruni consiste à passer une sanguine ou hématite» taillée de diverses manières , suivant que les surfaces sont ou planes ou creuses , ou remplies de ciselures dont on veut atteindre k fond. Il faut de temps à autre tremper le brunissoir dans de l'eau acidulée par le vinaigre, Jusqu'à ce que la pièce ait acquis un beau poli. Cette opération terminée, on lave la pièce dans l'eau froide, on l'essuie avec un linge fin, et on sèche lentement sur un grillage placé sur un réchaud rempli de braise allumée.
Nous ne croyons avoir omis aucune des indications générales dont on peut avoir besoin pour la dorure par immersion. Plusieurs de ces indications sont aécessaires pour la dorure électro-chimique ; aussi n'y reviendrons-nous pas.