‹ Éléments d'électro-chimie appliquée aux sciences naturelles et aux artsChapitre 61 sur 83 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

De TappUcation électro-chimique des métaux et des oxydes sur d'autres métaux.

Le but que nous nous proposons est de faire connaître aux personnes qui ont peu de connaissances en électro-chimie les principes généraux à J'aide d^^gueis on parvient à résoxxâit^Y^ q^^\ÀK^v&\^^-

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soit pour

838 ÉLÉMENTS d'electao-ctu:

tiques et théori(|nes rointives à l'applienliou des métaax et des

sur d'autres métaux, soit pour la dorure, rargentTire,etc., soit pour

reproduire en relief on en creux des objets gravés ou moUlés, soit

pour garantir les métaux oxydables de toute altération , soit pour

les revêtir des couleurs les plus brillantes.

Nous supposons que le lecteur possède seulement les uotloiu élémentaires d'électricité qui ont été exposées dans cet ouvrage; de cette manière, quand il voudra opérer, il ne sera pas arrêté par des difficultés de détail , dont il ne pourrait sans cela se rendre compte.

Ce que l'artiste doit rechercher par lui-même, c'est le moditsfaciendt, ce tour de main qui assure le succès et que l'habitude d'opérer seule peut donner; avec de l'adresse, de l'intelligence et de la praQque, on ne tarde pas à l'acquérir ; les livres ne peuvent l'apprendre, c'est en mettant la maiu à l'œuvre que l'on y parvient. Nous ne daonerons daus cet ouvrage que les principes généraux.

L'art d'appliquer un métal sur un autre métal, Â l'aide des forets électriques, ne date encore que de peu d'années, et cependant il est déjà parvenu à un certain degré de perfection. Nous allons rappelir les travaux exécutés successivement pour arriver au point où il est parvenu, BrugnatellI paraît être le premier qui ait observé que l'on pouvait dorer au moyen de la pile et d'une dissolution alcaline d'or; effectivement, nous trouvons ce passagedans X^Philosophlcal magazine, 1805, vol. XXI, p. 187, l'extrait d'une lettre deBrugnatellià Van Mons :

« J'ai dernièrement doré, d'une manière par-

« faite, deux grandes médailles d'argent en les faisant communiquer, "à l'aide d'un ûl d'acier, avec le pôle négatif d'une pile voltaïqae,etfli «les tenant, l'une après l'autre, plongées dans de l'ammoniure d'« " nouvellement fait et bien saturé. » Bien que Brugnatellî ne dtee pas que le circuit fût fermé , cependant on ne saurait douter qu'il le fût, puisque la dorure n'aurait pu s'effectuer sans cela.

Les applications que nous lïraes sur une grande échelle de racti» décomposante de réiectrtcité, au traitement des minerais d'argmt, M plomb et même de cuivre, moutrèrent que ces métaux venaient sed6poser sur les corps servant d'électrodes négatifs, suivant l'intensilé da courant et le degré de concentration des dissolutions, soit en ponssièn très-fine, soit en cristaux, soit eu lamelles, soit eu masses plus ou malU «insistantes et adhérentes. Plusieurs personnes furent témoins de nos [eiices, et nous citwoaf e^^^t^^i^w

fSat ài

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de publier un ouvrai;» important sur la mctallurgie de l'argeot a Mejtique.

L'adiiéreDce du métal précipité était telle que l'on était sauvent bligé d'employer le grattoir pour eolever, soit l'argeot, le cuivre ou B plomb , des corps sur lesquels ces métaux étaient déposés. Mais l'ayant qu'une seule idée en vue, le traitement électro-chimique des nétaux, nous ne songeâmes pas à appliquer les observatious précélentes aux aris dont nous allons nous occuper, c'est-à-dire à la dorure et à la galvanoplastie.

Nos premiers travaux de décompositions électro-chimiques, opérés !Ui' des dissolutions métalliques , avec fovmatîon de cristaux ou dépôts nétallîques, commencèrent en 1829, et les applications au traitement les minerais d'argent et de plomb en 1834.

M. de la Rive est le premier, sans aucun doute, qui ait songé et ait 'éalisé l'idée d'appliquer l'or sur les métaux , en faisant usage de nos ippareils simples; mais, comme il arrive souvent , celui qui découvre lU art n'est pas toujours celui qui le porte à sa perfection; ce n'est pj'en pratiquant beaucoup qu'on l'améliore; encore faut-il pour cela e coneoursd'un grand nombre de personnes. En attendant, l'hounenr le la découverte appartient ù celui qui a jeté les bases de l'art,

M. de la Rive, pour dorer l'argent , le cuivre ou le laiton, opère da a manière suivante : l'objet à dorer est placé dans une dissolution l'or très-étendue , renfermée dans un cylindre de baudruche ou de ressie, plongeant dans un bocal de verre ou de faïence rempli d'eau iddulée par quelques gouttes d'acide sulfurique ou nitrique, dans aquelle se trouve une lame de zinc ayant la forme d'un cylindre ureux entourant la vessie cylindrique. Ce cylindre est mis en comnunicatîon au moyen d'un 111 métallique, avec l'objet à dorer, préala- >lement déeapé, qui devient le pûle négatif. Cet objet ne doit être nis en contact avec la dissolution qu'autant que le zinc plonge dans 'eau acidulée; le courant résultant de la réaction de l'eau acidulée iur le zinc suffit pour décomposer la solution d'or. L'or se porte lur le mélal qui plonge dans la dissolution, et y adhère plus ou moins tortemeut, tandis que le zinc se dissout : peu à peu il y a endosmose 1 travers la membrane , et l'or se précipite sur le zinc.

M. de la Rive a i-emai-qué que plus le courant est faible, plus l'opération réussit; par conséquent , il suffit de cinq ou six gouttes d'acide Jans un verre d'eau de grandeur ordinaire. Pour dorer l'argent , Il faut employer de préférence l'acide sulfurique qui ne noircit pas le [Oétal lorsqu'il passe à travers le diaphrasuan , au Viom-X «ïwv t'ïïî\si\ïv

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temps ; quant au cuivre on au laiton , il fant employer l'acide nitrt- (fue qui , en passant dans la dissolution d'or , décape la surface i dorer.

Il est Inutile de donner au zinc une grande surface, car on peut, A le suspendant , l'enfoncer plus ou moins, et s'arrêter quand oa s'aper* çolt que le courant est trop fort. On juge de la force du courant par la quantité de gaz qui se dégage sur l'objet à dorer. L'apéta&m marche bien quand le dégagement de gaz est tres-faible.

M. de la Rive conseille d'employer le zinc distillé ou zinC pur, lié préférence à celui dn commerce , attendu qu'à surface égale , il àtmae un plus fort courant et n'est que faiblement attaqué par l'eau acidulée quand le circuit n'est pas fermé. Avec un faible courant, la dorure s'applique avec plus de facilité, et il suffit de la frotter avec un linge fin ou de la peau, pour lui donner tout l'éclat qu'elle peut prendre, Quelquefois, pour obtenir le brillant, il faut employer le brunissoir. Décrivons avec plus de détails l'opération.

Après avoir attaché l'objet à dorer au fil d'argent ou de platiae en corarauDieation avec le zinc, on trempe cet objet décapé bruni on simplement adouci et lavé dans de l'eau acidulée, dans la d!ssotuti(HI d'or, où on le laisse une ou deux minutes. On le trempe dans l'eaa acidulée, on l'essuie avec un linge fin et on le frotte un peu fortement; on recommence ensuite par faire une immersion dans l'eaa acidulée , ensuite dans la dissolution d'or ; on le retire, on le plooge de nouveau dans l'eau acidulée et on le flotte avec le linge ; àem on trois opérations suffisent quand la surface a été polie et brunie. Qaand la surface a été seulement décapée , il faut cinq ou six immei'sîons. Quant à la couleur de la dorure , M. de la lUve l'attribue au titre de l'or, et suivant lui , elle est d'autant plus rouge que l'or renferme [Jai de cuivre ; et plus encore avec l'or parfaitement pur sur le laiton qM sur l'aident; le titre de l'argent parait iniluer sur la couleur de U dorure. Enfin, il a cru reconnaftre que plus la dissolution d'orest étendue, moins la dorure est foncée.

La dissolution d'or doit être aussi neutre que possible , et ét«ôdOE avec de l'eau distillée dans des proportions telles qu'il y ait cinq milligrammes d'or dans nn centimètre cube de ta diswlutlon.

Pour donner de suite une idée de la quantité d'or qui peitt éba déposée sur l'argent d'apiès le procédé de M. de la Rive, nous upfBtterons l'une de ses expériences.

1 cuillers à café enargent ont étédorées avec f 60 cent, de Is dissolntfaBi)qnifaLterimdtpapeoïBfeipiieiiXftàfec\g.ei«.Vii<

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loin d'être épuiaée , et conservait aa couleur jaune. En supposant toutefois que le» 10 cuillers eussent enlevé tout l'or, chaque cuiller aurait pris 80 milligr.; et on portLtut l'or a -l IV. le gr., chaque euillcr en aurait pris pour 32 cent.

La dorure sur laitou , suivant M. de la Rife, parait moJhs coûteuse ft plos prompte, et n'a pas bcsoio d'une couche d'or ausBi épaisse pour tiie à sou ton.

Ce procédé présente plusieurs inconvénients : le premier est le peu d'adhérence de la dorure , car la condition de frotter pour faire adhérer les corpuscules d'or , montre que la dorure est due en partie à la presMon. Dès lors, elle ne peut avoir une grande solidité.

Une partie de l'or est réduite par le zinc ; en outre, les linges et la peau sont continuelleineut imprégnés de la dissolution , la vessie ellu-métne réduit l'or, en sorte qu'au bout de quelque temps 11 faut rKueillir ces objets et les incinérer.

Ces inconvénients ont porté les praticiens à perfectionner un procédé ippelé par son application ù rendre de grands services à l'industrie. Ce Su'jl restait à trouver, c'était une dissolution d'or nieilletire que celle dont M. de la Hive avait fuit usage, et une foule de faits de détail, que le temps seul pouvait faire connaître. Au surplus, comme l'a fort Wea dit M. Belfield-Lefèvre dans une excelieute notice sur la galvanoplastie : " Dans tout art nouveau , il y a toujours deux parts à faire : ■ la part de la science pure, qui définit et coordonne les phénomènes, * qui en déterjniue les conditions et les lois ; et la pajt de l'ingénieui « qui s'empare des données de la science , et qui les traduit en for- " nulles techniques applicables aux besoins de l'Itidustrle. <•

jtl> Ëlkington est le premier qui ait signalé, comme préférables à la dissolution de chlorure neutre d'or, les dissolutions d'aurate alcaliD , de double cyanure d'or et de potassium, comme le. constatent les dates de ses brevets, pris les 22 mars 1839 et 2fl septembre 1840. Il opérait avec ces dissolutions dans l'appareil simple. M. Ruolz est VcDii ensuite, plusieurs mois après; mais au lieu de l'appareil simple, il a fait usage d'une pile composée de plusieurs éléments.

On lui doit plusieurs perfectionnements : le choix do différentes diraolutions toujours avalisées , et une extension dudit procédé à l'application de l'aigcnl, du platine, etc., sur les métaux. ParnU les dissolutions dont il a fait usage, nous citerons les suivantes : 1° cyanure d'or dissous dans le cyanure simple de potassium ; 2° le cyanure d'or dissous dans le cyano-ferrure jaune ; 3" le cyanure d'or dissous dans le cyauo-ferrure louge; 4' lKc\i\uiwi«CL(itài)a»i»&

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