SM ELEMENTS DBLECTS0-CHIM
qufde; dans ce cas on met dons le bocal la même digso!at[on alcaftncr, moins le métal, que celle qui se trouve dans le diaphragme. Mais | alors, il faudrait un plus grand nombre de couples, parce que l'an u'aurait plus un liquide aussi facilemeat décomposable que l'acide nitrique pour fournir de l'oxygène.
Nous croyons devoir ajouter quelques précautions à l'égard de la préparation de la dissolution ammoniacale de protoxyde de fer, afin qu'elle soit très- claire. Oti met dans un bocal qui ferme à l'émeri,de l'ammoniaque aussi concentrée que possible, el l'on verse dedans da protosulfate de fer privé d'air , et jusqu'à ce qu'il se forme un précipité; on bouche, on laisse déposer le dépôt, et ['on a une dissolutloa de fer aussi claire que possible, et que l'on peut conserver ainsi pédant quelque temps.
Bien que tout porte à croire que l'on pourra appliquer aux arlsles procédés que nous venons d'indiquer, pour déposer les peroxydes de i plomb et de fer sur [es métaux d'un usage journalier, afin de les préserver de toute alEéralion de la part des agents atmosphériques, dépilts qui ne peuvent inauquer du reste de produire de bons effrii en raison de l'inaltérabilité de ces oxyder, surtout du peroxyde de fer, cependant il manque d'expériences en grand.
Du dépôt de peroxyde de plomO sur or et argent avec coloration-
En déposant des couches très-minces de peroxyde de ptomb sur certains métaux, on peut ohlcnir des teintes aussi variées, et noM pouvons dire aussi riches et aussi éclatantes que celles que notu présentent les ailes des papillons des régions tropicales. Les pièces qui reçoivent ces teintes acquièrent d'autant plus d'éclat qu'elles ont été frottées davantage avec la peau et le rouge d'Angleterre ; le bruni rendant la surface plus brillante, détermine la réflexion d'une plw grande quantité de lumière , de sorte que l'éclat des couleurs en ot rehaussé. Avant de faire connaître comment et sur quels métaux CM effets sont produits, nous entrerons dans quelques détails sur ce qui se passe dans .'a fixation des oxydes. Nous avons posé en principe que , tel est Cétal de la surface du métal , tel est l'état de la dorure, c'estrà-dire que si la surface est brillante, la dorure est brillante; si elle est mate, la dorure est mate. Or, dans le cas actuel, le dépAt de peroxyde ayant lieu sur un métal électro-positif, l'influence de l8 surface ne saurait se manifester quand le métal est oxydable, puisque l'oxygéae tendrait sans ceaae fe itioà\\\w vjt\. feVïA. ÇIûms ne pauvont opérer que suc rop,kc«\\ïc4.oïfe,Ï5
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néral sur les surfaces conductrices, inaltérables, aux quelles ou donne avant l'aspect mat ou brillant. D'un autre cflté , rappelons les effets des anneaux colores, produits par des lames minces, lesquels vont recevoir ici nue grande application. Un corps diaphane quelconque réduit en lames sufQsamment minces parait coloré des nuances les plus vives et les plus variées. On en a un exemple dans les boules de verre soufflées à la lampe , et dans les bulles de savon qui nous présentent des couleurs très-vives et changeantes comme celles du plumage de quelques oiseaux. Les corps opaques réduits en lames égalemeut très-miuces produisent des efTets semblables, puisqu'elles ■ont douées de la transparence; il en est encore de même quand ces mêmes couches, ces mêmes lames sont déposées sur des corps opaques. C'est à une cause semblable qu'il faut attribuer les nuances diverses que prennent les matières polies , comme le fer et l'acier, par l'action simultanée de la chaleur et de l'air; action qui fait naître des pellicules d'oxyde très-minces jouissant des propriétés des lames tninces. Les teintes variant avec l'épaisseur , Il s'ensuit que si elle D'est pas la même dans la lame , celle-ci doit nous présenter les couleurs relatives aux différentes épaisseurs.
Les couleurs changeant avec l'épaisseur de la lame , il s'ensuit qu'elles doivent varier également suivant l'obliquité sous laquelle on la regarde, puisque l'épaisseur change en même temps. ^Donr que les personnes qui voudront s'occuper de la coloration des Hkts d'or et d'argent, se rendent bien comple des effets produits, ^H8 allons rappeler succinctement les principaux phénomènes des «nneeux colorés.
Voici comment on observe le phénomène des anneaux: colorés : on fixe un plan de verre sur une surface convexe; on voit ordinairement une tache blanche centrale ou colorée, autour de laquelle viennent se grouper des anneaux diversement colorés. Vient-on à presser le plan sur la Icnlille, sans changer la position de l'œil , la tacbe centrale change de couleur, à mesure que la couche d'air interposée devient plus mîuce ; enfin il arrive un instant où la tache cen' traie devient noire.
En examinant avec attention la composition des anneaux , on reconnaît que l'ordre de succession des couleurs pour la lumière blanche eut toujours le même , quelle que soit la nature du verre.
f' anneau ou l" ordre des couleurs :
oir, bleu très-pâle, blanc vif , jaune, orangé, rouge, 'anneau ou 2' ordre:
têi ELEMENTS D ELECTBO-CHIMIE.
Pourpre Bombi-e, ou plutôt violet, bleu, vert (JiiQTiâtre],lKaa jaune, ruuge erninoisl,
8" anneau ; pourpre , bleu , vert de pré vif, Jaune brlIlaDt, tm, cramoisi.
4^ aoneiiu : vert (terne et bleuâtre) , rose pâle et jannfitre rouge. 5' anneau : vert pâle et bletifltre , blane , rose. 6" anneau : vert pâle et bleuâtre, rosepflle. 7' anneau : vert très-pâle et bleuâtre , rose très-pille. Au delà, l'œil le plus exercé ne peut distinj^uer des coulenn. Pour compléter ce que nous avons à dire sor tes anneaux colorf», nous donnons le tableau de Newlfln,dcsépai5seurs delà lame d'air ({tii correspond au milieu de l'anueau brillant du premier ordre pour rfaeune des couleurs.
NDmi des couIïUCB. ]\paiaieurs de l'air
ea Tn[]tlonèDi«B da milUmèlM.
Eonge extrême 161,160
Orangé rouge 148,05 ,
Jaune orftngé 143,70
Vert jaune 133,01
Bleu vert 122,97
Indigo bleu il 4,64
Violet indigo 100,80
Violet extrême 101,S4
Ces préliminaires bien compris, passons aux dépôts diversement colorés de peroxyde de plomb. Les premières couches déposées flc peroxyde, étant excessivement minces, jouissent nécesssairementds propriétés des lames minces et présentent conséquemment le phôw mène des anneaux colorés; Ira couleurs se succèdent effectivement dans le même ordre que dans les anneaux colorés, seulement àtta les premiers instants elles sont modifiées par celte de i'or. 0r,sl1l surfnce métallique sur laquelle ce dépôt a lieu, est brillante ou mate, les effets de couleur seront nécessairement modifiés; car les connut déposées étant transparentes, permettent aux rayons qui pénÈtP«lt d'être réilécbis par la surinée. Occupons-nous de ee qui se passe aTO! des objets en or parfaitement polis. On prend pour bain métnlllqne une dissolution de protoxyde de plomb dans la potasse, et poor appareil décomposant celui précédemment décrit, fonctionnant av« un couple ou deux à courant constant; tous les effets de couleur qu'offrent les anneaux colorés sont produits en peu d'instants. jSoient des petitea boules «a eui'4t«<VQtù, msuAsA^Man'^itetiai
€HAVITHB Vin* 888
ftÊtfpiMf/bn tm âM QIb eondaeteurs; on eommedce d'abori par les thtteir^ur la peau de ehamois, avec du rouge d'Angleterre, pôar leur dofider le plus beau brillaut possible; après quoi on les plonge dans Qnbain bouillant de potasse caustique pour enlever les corps étraugersy que la préparation mécanique a déposés sur leur surface; en un mot, les surfoces doivent être décapées de la même manière que pour la dorure. Cela fait, on procède au dépôt des couches de peroxyde; 9B voit apparaître successivement les couleurs des anneaux colorés, N) commençant par le rouge, altéré par la couleur de l'or. Il Mt ivoir Fattention, après l'opération , de laver à grande eau pour enever la potasse qui^ sans cela , réagirait sur le peroxyde et le dé- 'Onaposerait ; c'est ce qui arrive quand on colore de petites sphères ■reases qui retiennent de la dissolution potassique. On évite cet in- (mvénient en séchant à la sciure.
On conçoit parfaitement que ce mode de coloration ne peut servir ue pour de petits objets ^ afin que la teinte soit uniforme; aussi oit-on agir sur des pièces isolées, que Ton monte ensuite pour former es objets d'ornement ou de parure.
La coloration commençant toujours par se manifester dans les paries extrêmes des électrodes , il est quelquefois convenable de toucher O différentes parties les objets que l'on a plongés dans la dissolution ^lorabique, en les tenant entre les branches d'une pince en bois, avec 'extrémité d'un fil de platine en relation avec le pôle positif. En valant les points de contact , on finit par colorer d'une manière uniorme ou diversement, les objets, suivant le goût de Texpérimentaeqr. On peut encore prendre Tpbjet entre les branches d'une pincie in fer, en relation avec le pôle positif, et le plonger dans la dissoluion pendant le temps nécessaire pour que la coloration soit produite.
Les couches de peroxyde déposées adhèrent tellement, nous le ré- >étous, qu'elles résistent au bruni ; mais il y a là seulement adhérence )t non combinaison.
Il n'en est pas de même probablement du dépôt de peroxyde de er sur du fer, parce qu'il y a combinaison de protoxyde de fer qui se qi^me à chaque instant, avec le peroxyde de fer provenant de la com- )inaison du protoxyde dissous dans l'ammoniaque.
Si Ton veut obtenir des teintes uniformes sur une lame d'or, en employant le peroxyde de plomb , il faut disposer i'appardi pour que *ette lame soit parallèle à l'électrode négatif, ainsi qu'au dia- ^ragme, afin que tous les points de la lame reçoivait la môme iction éleptf o-chipiiquef U c^n est encore de màinft i^t >9si ^\^^\isûi^
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forme quelconque ; il faut que l'électrode négatif soit en tous points avec cet objet. Quand une pièce est manquée, il suffit de la plonger pendant quelques instants dans une dissolution bouillantede potasse qui dé-compose le peroxyde de plomb et dissout le prutoxyde; cette pièce devient aussitôt brillante. Il est probnbleque l'on pourra obtenir des couleurs avec d'autres peroxydes, en suivant la marche que nous venons d'indiquer.
Quoique les objets en cuivre doré, qui out été polis avec du ronge d'Angleterre , se colorent parfoitcmenl, néanmoins les objets d'or soDt plus conveniibles, attetidu que l'on n'a pas à craindre, par l'action du poli, de mettre à nu le cuivreet de produire des tacites. Aussi noQS pensons que la bijouterie en fin en tirera un parti plus avantageux que la bijouterie en faux, à moins cependant d'opérer sur la dorure électro-chimique qui, ayaut plus d'épaisseur, résistera pins longtempa à l'actioa du poli.