‹ Éléments d'électro-chimie appliquée aux sciences naturelles et aux artsChapitre 8 sur 83 · E CHAPITRE II- 3G · texte numérisé non relu

E CHAPITRE II- 3G

% égalité de tempëraturo etitte certaines limites ; au delà elle it. La nature de l'électridté varie eocare suivant la différence de température entre les deux corps.

La tige est positive lorsque sa température est un peu plus élevée que celle du mercure; elle est, au contraire, négative, lorsqu'il y a tin plus ((t-and lutervalle.

En général , avec le succiu , le soufre, la cire d'Kspagne, les effetH âa choc sont plus marqués que ceux du simple contact^ on voit donc «neore l'influence de l'ébranltiment des parties pour exulter la puissance électrique.

Des substances composées de parties tlcviblea , telles que le coton . le papier et la laine , sont ti'és-électriques par les tivis modes d'im- [l rnmiou, deptits+ lo" jusqu'il 80", même à égalité de température Dvec le mercure. 1! s'ensuit que la faculté électrique augmente avec etile qu'éprouvent les particules des corps à perdre leur position nanrelle d'équilibre j il suffit souvent d'un très-léger ébranlement, tel ifK celui provenant de la rupture de l'actiou attractive exercée par le nercare sur les corps, pour dégager de Télectricité. Examinons des caBencore plus compliqués.

trdrsque l'on frotte l'un contre l'autre deux corps qui n'ont pas le ififUB degré de durelê , et que l'un d'eux cède, par conséquent , k < flaire, nne partie de sa substance, au bout de quelques instants, le li:ottement ne s'exercera plus entre les deux corps , mais bien entre lecurps le plus tendre et la portion de ce corps qui a été' déposée sur leplDs dur. On a alors des effets électriques complexes , selon que le B«lal le moins dur est oxydable ou non ; de là une foule d'erreurs d^DS lesquelles sont tombés les pbysicieus qui se sont occupés de dé- Itroijner l'espèce d'électricité que prend un corps dans son frottement centre un autre.

Lorsque les métaux cèdent aux frottoirs , soit une portion de leur Ulhitance, soit de l'oxyde qui forme une couche sur le frottoir, dans tt dernier cas, le frottement a lieu eutre le métal et son oxyde qui ut toujours négatif par rapport au métal. Mais quand la couche i'uxyde a acquis une certaine épaisseur, et qu'elle ne peut plus étra nlevée , le frottement a lieu entre deux couches d'oxyde , et il u'y a d'effets électriques. En ayant égard h ces diverses circonstances , peutexpliquer les anomalies qui se présententdans les expériences. ' Si l'on &ottc doucement les métaux avec des corps tels que le liège et It caoutchouc , on enlève facilement la couche d'oxyde, et l'on ob- VtU tiçn l'électricité pùsitive «ur les métauK.. Ces ré&uW&Va TKQtX'WïA.

3fi KI.EMBKTS DKLECTBO-CHIMIE.

combien il faut prendre de précautions dans les recherches relatif au déga^enicnt d'électricité par frottement.

On a imaginé des appareils à l'aide desquels ou recueille le p| possible des électricités dégagées dans le frottement de deux eori Ces appareils, appelés machines électriques, sont décrits dans to les traités de physique ; ainsi , nous pouvons nous abstenir d'' parler.

M. Péclet a construit un appareil pour étudier l'inQuence qn'exf cent le temps, la vitesse et la pression sur le dégagement d'électrid par pression.

Il paraît résulter, suivant lui , de ses expériences : 1° que la vites et la pression étant constantes, latensioQ finit par le devenir; 2°qu' général, la tension est in dépendante de la vitesse; 3° qu'au di d'une certaine limite, la pression n'influe pas sur rëlectricité dég gée. Dans l'explication que ce physicien a donnée des faits observé il a fait abstraction de l'électiicité qui se recombine à la sont même où elle se dégage, quand on ne met aucun obstacle & ce) recomposition. C'est faute d'avoir négligé cette recomposition q d'autres personnes ont été également induites en eixeur dans les c plications qu'elles ont données des phénomènes produitsdanaledéj gement de l'électricité par frottement; en effet, on nedoitjami perdre de vue les considérations suivantes : I " lorsque la décompo tion des deux électricités dans le frottement s'effectue plus rapW ment que la recomposition , la tension électrique augmente ; 3* si recomposition se fait dans un temps appréciable , plus on toumi vite, plus la tension maximum augmentera- On conçoit parfaitem qu'il arrive un certain point, quand on tourne rapidement, où tension de l'électricité dégantée est telle, qu'une portion des deux éli trlcités se recombine malgré la mauvaise conductibilité des corpatï tés; il en sera de même au fur et à mesure que la tension augmi tera. D'après cela , l'on doit arriver à une tension maximum que T ne saurait dépasseï' , attendu que les deux électricités se recombîix toujours nu contact, le frottement n'étant pas tellement instantiu que la séparation des deux corps ne puisse s'effectuer dans un ten infiniment petit. Voilà comment il faut entendre que le dégogemi de l'électricité est Indépendant de la pression et de la vitesse dn fri tement.

Des effets de frottement dans les gaz et dans le vide.

Dans les expériences précédentes, on opérait dans l'air. Yo^ooi

qui arrive quand on opère dans le vide ou dans le gaz. Les anciens I physiciens se sont beaucoup occupés de cette questiou ; mais nous ne , rapporterons que les expériences de Dufay, auquel l'éiectricitédoit j l'une de ses belles découvertes.

j Bnfay a fait usage d'un récipient ouvert par le bas et (erjné dans te haut par une boite à cuir. Une tige de métal traversait la boite, et , «nti'ait dans le récipient. Cette tige, à l'extrémité inférieure, était . terminée eu vis, dans les pas de laquelle était fixée, au moyen de filasse, une boule forée de sucoin , de verre ou de toute autre substaoce. L'extrémité supérieure de la tige était garnie d'une petite poulie que l'on mettait en mouvement au moyen d'un archet. Dans l'intérieur du récipient se trouvait une pince garnie d'étoffe ou de toute autre substance qui embrassait et serrait le corps soumis au frottement; des iils suspendus dans I« récipient indiquaient, en se portant vers ces corps, s'ils avaient été électrisés ou nou. Dufay trouva que dans lu ^ide fait à six millim. , tous les corps cités plus haut , ayant été frottés , attiraient ces fils comme dans l'air; Boyle confirma ce résultat.

On peut rendre compte des effets produits, en disant que les corps Boumisà l'expérience, étant mauvais conducteurs, conservaient, pendant plus ou moins de temps, l'électricité acquise par le frottement, lors même que l'air n'exerçait plus de pression sur eux.

Le dégagement de l'électricité dans le vide a peu attiré l'attention des physiciens depuis le commencement de ce siècle, attendu que la théorie mathématique qui rend compte de l'équilibre de l'électricité sur la surface des corps, tendait à rejeter toute recherche de ce genre. En effet , d'après cette théorie , l'électricité n'étant retenue  la surface des corps que par la résistance de l'air, on ne devait pas supposer qu'ils pussent conserver de l'électricité dans le vide, quelque faible que fût sa teusiou.

Nous allons indiquer des faits qui ne paraissent pas compatibles avec cette théorie, M. Harris a fait une expérience qui confirme les observations de Hawksbée et de Gray. Celle qui suit vient eiicore à l'appui.

Sur une platine portative, pouvaut s'adapter à une machine pneumatique, pi. 1, fig. 8, on place un petit élfclroscope à feuilles d'or, dont la tige métallique porte à sa partie supérieure une lame de mé tal très-mince, sur laquelle est placée une lame de verre, le moins hygrométrique possible. Ce petit appareil est recouvert d'ui:^ «loche, fljant d sa partie supérieure «ae lubxiVate ffivm'ï ôÎMa^'s'w^

M ELEUBnTB D KLICTao-CHlUIB.

portant uOe boite à cuir, dans laquelle passe uue tige verticale a laiton , à l'extrémltt! iiifërleurc de Inquclle est placé lin peitt tsmpn de peau recouvert d'or rnussif ou d'autres enduils exdtaiita. En abilh Sitnt la tige, on met en contact le tiiiiipon a\ev le verr^, et l'on pot exercer le flottement en tournant In tige. Lo lame de verre fonne alors un petit tableau ma^'ique. La lame métallique se trouve élwttf sée négativement, et les deux feuilles d'or divergent en vertu de électricité. En faisant le vide â un millimètre, on trouve constaranMl de l'électricité qui, loin de se dissiper, puisqu'il n'existe plus qu'uH quantité d'air très-faible, reste pendant un temps assez considéraHé^ lorsque les vapeurs aqueuses de l'Intérieur de la elocbe ont été prêtlablement enlevées par du chlorure de cnlelum. Nous avons trOBfi dans une expérience, qu'il y avait encore de l'éleclricité libre atilrtU de di\ Jours, Doit-on admettre que la três-pellte qnaiitité d'air < nue dans le vase fût capable, par sa pre^ioii , de retenir l'électriellt inr la surface des fbullles d'or, ou bien que le vide pût servir à pariïltement des quantités d'électricité qui ne dépassent pas unee» taine limite? Pour l'instant, nous nous bornerons à dire qn« detupérienccs récentes tendent a prouver que si un corps électrisé H trouvait dans un vide parfait , loin d'objets pouvant exercer s aucune action électrique par InSuenee , ce corps conserverait ludA* niment son électricité.

Passons au dégagement de l'électricité par frottement dans différents milieux. Plusieurs pliysiclens se sont occupés succestiw ment de cette question i Woliaston d'abord, puis M. Gay-Luas«ll M. Péclet.

Wollflston acherciié fl prouver, de la manière suivante, que le dft gagement de l'électricité dans le; frottement était dû à une oxydatlol. Il a établi uu petit cylindre en verre avec ses coussins enduits d'aojfll^ game très-oxydable de zinc ou d'élain , et ses conducteurs âans Œ vase tellement disposé, qu'il pouvait enlever ft volonté l'air qe'U renfermait et le remplacer par uu gaz. Après avoir essayé ledegfé d'énergie de l'appareil dans l'air, il substitua de laeide carboniqDl à l'air, et trouva que tout développement d'électticité était suspetida, et qu'il se maUisfestait nussiiftt que l'on introduisait l'air atmosphérique dans le vase. Ayant enduit les coussins d'un amalgame d'ap de platine, d'un métal non oxydoble enfin , tout dégagement â'éliie> tricité cessait ; il en conclut que celui-ci était dû à une oxydatioB,

M. Oay-Lussac répéta ces expériences, et trouva qu'il se âéga{(Hlt ^alemeat de l'électricité avec Atis ama\'jamtts itte-o'j.'j&.'iùiVêt %!»&

CHAPITBB II, Stt

a d'Acide carbonique, pourvu que ce gaz fût privé

la plus grande partie de son eau hygrométrique. Cette expérience

I ayant infirmé les ri^sullats annoncéB par VVoltastun , de nouvelles re-

relies de veoaieDt nécessaires pour fixer détlnîtivement les Idées à

K égard ; c'est ce que lit M. Féclet , qui a été conduit aux mêmes

iDltàtB que M. tiay-Lussac.

ettfl cunclusiou est rigoureuse, et pourrait être tirée tmmédiate-

a expériences de Gray, puisque le dégagement d'électricité a

• dans le vide comme dans l'air.

l41 est bien prouvé que la présence de l'oxygène n'est pas néceasaire

r la production de l'électricité par frottement, mais nullement

le celle-ci ne provient pas d'une action chimique ; car il pourrait

I se faire qu'il s'opérât des réactions chimiques entre les parties

Btltuantes des amalgames, par suite du frottement, auxquelles on

Orrait rapporter le di'gagement d'électricité.

I Des effeti éleclriques produits au moyen de la chaleur.

a VQ que la clialeui' et l'état des corps exerçaient une grande leiics sur le dégagement de l'électricité dans le frottement , e les corps qui avaient une température plus élevée, ou qui tiaufl^lent le plus, tendaient à prendre l'eieetricité négative. ^ B dil conclure de là qu'il existait des rapports tellement intima s la chaleur et l'électricité, que l'une accompagne la produe- I da l'autre , et vice versa. Les rapports eutru la chaleur et le Ut électrique commencent donc à se manifester sous nos yeuK oie manière si intime, que nous devons les étudier avec soin, d'aukit plus qu'ils servent en quelque sorte de base a la théorie électro- ^mique.

Étudions les effets thermo-électriques d'abord dans les corps conducteurs, ensuite dans les corps mauvais conducteurs.

Si l'on introduit un 111 de platine dans un tube de verre fermé à la lampe par l'une de ses extrémités, et que l'on fasse communiquer le iKHit libre du lîl avec le plateau supérieur d'un condensateur platiné on doré, en loucliant du doi<t-t le platnm inférieur, et qu'au moyen d'une lampe à alcool , on porte au rouge la partie du tube qui est fernée, ou n'obtient aucune charge électrique en séparant les plateaux. Hais si l'on enroule sur l'extrémité du tube qui u été fermée, le bout a d'an Ql de platine dont le bout libre /* communique a.vec leîol,<it.«ijiÊ. lÏB tà}au&e la partie fnrau/ée jusqu'à l'inoftodeMeaw., Ve &\ uiX^vufw

ELEMENTS DELECTBO>CHIUIE.

^ au condensateur une charge très-sensibleâ'électricitépOsttiHk Or les poiiils a et é n'ayant pas la même tempérnture, et le verre qœ les sépare étant devenu conducteur de la chaleur, il faut donc que le bout inférieur b, qui est moins chaud que le bout a, prenne réleciricité négative, et a l'électricité positive. Ce résultat nous conduit à un priucipe important dont voici l'énoncé: Lorsqu'un âl de métal (pl.l, fig. 9) non oxydable on une suite de particules a, a', a", etc. , liées entre elles par la force d'agrégation, est mis en contact par l'une de ta extrémités a avec une source de chaleur b, d'une nature quelconque, & l'instant où la chaleur commence à se propager dans le fil, cette CX* trémité prend l'électricité positive, tandis que l'électricité négative retourne vers la source ; mais a' recevant de la chaleur de a par rayonnement, puisque la chaleur se transmet de particule à particule, eta'' de a', ainsi de suite, la seconde particule, qui s'écliauffe aux dépeM de la première, prend à celle-ci, à chaque instant, de l'électricité poHtive et lui transmet de l'électricité négative, jusqu'à ce que l'équitihre de température soit rétabli entre elles. D'un autre cAté, la décomposition du fluide électrique étant immédiatemeut suivie d'une recomposition des deux fluides dégagés, il en résulte une foule de décomposittoDS et de recompositions de fluide électrique, qui ne cessent qV lorsque l'équilibre de température est complètement établi dans touttf les parties; d'après cela, il ne peut y avoir d'électricité libre qu'aul deux extrémités. Si donc l'on touche le bout incandescent avec un corpfi conducteur assez volumineux , tel qu'un morceau de papier humlcBs ou un morceau de bois mouillé , on enlève à ce bout son éleotrtùt^ positive, et il ne reste au fil que l'électricité négative. Cette es péri enoB prouve que pendant le mouvement de la chaleur dans une barre de métal , il s'opère une suite de décompositions et de recompositions dV fluide électrique qui ont de l'analogie avec le mode de piopagattoP de la chaleur dans les corps. L'expérience suivante vient confirma^ cette manière de voir :

Soit un circuit formé d'un fil de platine dont les deux extrémités sont en communication avec un multiplicateur thermo-électrique ; S l'on élève la température d'une partie quelconque du fli de platine loin des soudures, l'équilibre des forces électriques ne saurait étr^ troublé en raison de l'homogénéité de toutes les parties , et de ce qu0 ' la propagation de la chaleur se fait également à droile et à gaocb^j des points échauffés, Mais il n'en est plus de même quand on formel un nœud ou une spirale, à peu de distance du foyer de cbalenry ^ U ae produit alors un coorant dont \& àwec&oa \ïi4\tçi« <ç» \a.nH

CHIFITBB II. ■■ ' ' '

H-a pris l'électricité positive ; or, comme it n'y a dans cette partie

mne soudure, il faut en conclure que l'effet électrique est dû à

e din'éreDCË daos la propagation ou le mouvement de la chaleur &

liroite et à gnuclic du foyer , par suite de la présence de la spirale ;

M 'les fils métalliques bons conducteurs de la chaleur prodiiiseut des ef-

•t fets nuls.

i On obtient des effets analogues a ceux qui viennent d'être exposés, t lorsqu'il y a solution de contmuite dans un iil de platine. Supposons I fixés aux deux extrémités du fil d'un multiplicateur, deux fils de pla- I tine parfaitement homogènes, et termmés en spirale ; piongeous une [ de ces spirales dans la flamme d'une lampe à alcool, retirons- la quand elle est rouge , et posons-la sur celle qui est à la température ordinaire, il y a courant électrique, dont la direction est telle, que le bout qiii s'échauffe prend h l'autre l'électricité positive. Avec deox fils de cuivre, parfaitement décapés, on n'obtient nn courant qu'autant que l'une des spirales est primitivement oxydée, afin de diminuer la conductibilité. L'application d'une couche très-mince de mercure, d'étain, d'or ou d'argent purs sur la spirale, produit un effet semblable ; il suffit, en un mot, de changer le mode de propagation de la chaleur, pour avoir un dégagement d'électricité. L'or et l'argent présentent les mênies effets que te cuivre quand ils sont purs; mais s'ils renferment du cuivre, la couche d'oxyde qui se forme quand l'on chauffe suffit pour mettre obstacle à la propagation de la chaleur. Veut-on avoir un courant continu, on prend deux fils de cuivre, en rapport chacun par un bout avec l'une des extrémités du fil d'un multiplicateur, on réunit les deux bouts fibres , au moyen de deux crochets passés l'un dans l'autre, et l'on chauffe jusqu'au rouge, à droite ou à gauche des points 4e jonction, avec une lampe à alcool ; il se produit un courant électrique dirigé du côté chaud au côté froid , aussitôt que la surface de cuivre est recouverte d'une couche d'oxyde. En opérant avec des métaux oxydables, tels que l'antimoine, le zinc et le fer, les effets sout inverses, c'est-à-dire que le courant va du froid au chaud. L'oxydation n'est pas la seule cause de cette inversion, car, s'il en était ainsi, le cOté chaud, qui serait le plus attaqué, continuerait à être négatif.

Le plomb et l'étaiu donnent des effets variables, en raison de leur hétérogénéité. On a vu, eu effet, par ce qui précède, que si les fils ou masses métalliques recèlent des corps étrangers qui tendent à modifier la propagation de la chaleur, les deux électricités se séparent aa jwJDt où se trouvent ces parties étiaugèreK. Ou «a«.^sii«i><a&^^%

i d'klbciko-chiuib.

dsDB le fer, qui n'est presque jamais exempt de carbone ôû" En effet, â ua lit de fer, ét^nt en rapport avec ud multiplicateur, promène la flamme d'im lampe k alcool succe.ssivenieut sur tous I» points, en portant la température jusqu'au rouge, et éloignaot .|B flamme des points de contact du fil avec le circuit du multiplicBtoc pour ne pas les échauffer, on obtient souvent un courant électrique qni ne peut être attribué qu'à l'inégale propagation de la chaleur dini deux portions contiguës ; mais comme toutes les parties ue donooil pas lieu â cet effet , on peut l'attribuer à la préseoee de corps étranges.

Il résulte des faits préeédeuts qu'en pi-enant deux. Tils de platine, it diamètre différent, communiquant pai' un de leurs bouts avec le mot tlplicateur, et en contact par leur bout libre terminé en anneau, Si l'un plonge l'anneau du fil le plus fin dans la flamme d'une larapf à alcool , on a un courant continu , par suite de l'inégale propagution de la cbaleur dans les deux Qls. Nous répétons encore que toutas la causes qui tendent à modifier dans les corps la propagation de la elMleur troublent l'équilibre des forces Électriques,

On doit donc regarder comme démontré que, lorsque le chalni' chemine dans un corps, à l'endroit où elle rencontre un obstacle, il y a séparation des deux électricités , comme si la chaleur se décompS' sait alors en ses deux éléments. Mais cet obstacle peut provenir noftseulement de la présence de corps étrangers, mais encore de l'Ëtlt cristallin des corps , en vertu duquel l'élasticité des parties n'étaal pas la même dans tous les sens , la propagation de la chaleur nedoU pas être uniforme. Nous en avons cité plusieurs exemples daiu Ib , Traiié d'électricité, t. II , p. 41.

Mais si l'on ne peut arriver à des lois dans les métaux cristallisât en raison de la distribution inégale de ces obstacles, il n'en est pas d<t même des effets tîiermo-électriques produits dans des circuits ttrmiêf composés de deux métaux différents; effets qui se rattachent sa* effets électriques de fi-olteinent et à une propriété calorifiquedesco^ dont il sera bientdi question. On a vu que l'on obtient dans un &I d4 platine un courant électrique continu quand, ayant réuni ensemble M deuxbouts libres au moyen de deux anneaux passés l'uu dans rantre,ari porte le foyer de chaleur adroite ou à gauche des points de jonetiOBi et qu'il en est encore de même en opérant avec deux lils de cuivre « dont une des surfaces a été préalablement oxydée. Mais si l'experieoM se fait avec deux lils de métaux différents , soudés par un de leiud bouts, ou seulement rapprochés par une forte pression, et en coinnui''

CHAPITRB II. 4!

B ranger les métaux dans l'ordre suivant : biamoth

BDe, plomb, étain, cuivre, or , argent, zinc, fer et antimoine. Dans

■ olassitlcatlon , chBqae métal est p08ltif par rapport à ceiui qui le

e , et négatif relntivi^nient à ceux qui le suivent ; cet ordre est

le que celui que nous avons indiqué pour les effets

htrlques de frottement que noua n'avons pu attribuer entièremeut

■chaleur dégagée ; car si, au lieu de frotter li'gËrement deux lames

tocontre l'autre, ouïes frappe à coups redoubles en évitent les frut-

^nta latéraux , il ne se produit pas de courant, quoiqu'il y ait plus

iBleor dégagée que dans le premier ca.-i ; il faut donc , puisque les

« points des surfaces restent en contact : I " que l'électricité dé-

\e sur chacune d'elles n'ait pas eu besoin , pour se recomblner , de

prèle fil du multiplicateur, la recomposition s'opérant immédiate-

■t j 1** que [a chaleur produite dims le frottement ne soit pas la cause

|}U6 des effets électriques , c&r celle qui se dégage pendant un cboc

Raient est probablement plus forte que celle produite par un faible

frottement.

Si l'on interrompt par un liquide un circuit thermo -électrique aa

n de deux lames de platine plon(;eant dans ce liquide, et en

imanication avec des lames ou fils de métal , on n'obtient qu'un

B courant en cbauffant la soudure ; attendu que le liquide , en

I de sa mauvaise conductibilité, détermine la recumpositioa

ta deux électricités à la source même d'où elles émanent, au contact

es deux métaux.

Diverses substances raiuéiales, telles que la plombagine, le peroxyde de manganèse, le persulfure de fer, peuvent servir à foimer M circuits tbermo- électriques. La plombagine est positive par rap-

I aa lureuiiiS niermu-eiee indues, m piuuiijugiuu cai [luaiiivo pu lup' Uprtau platine, tandis que ce dernier est positif relativement au péc- ^h ^^fede de manganèse et au persulfure de fer. ^^|

^Bft) eherchant parmi les propriétés calorifiques des corps celles qui ^^| Vltifiielques rapports avec les précédentes , on ne trouve que la cha- ^^1 inir spécifique, car Tordre des métaux rangés suivant leur chaleur spécUtquo est : bismuth, plomb, or, platine, argent, acUnioine, tinc, cuivre et fer. Quoique daUs les deux tableaux le rang de chaque nélal ne soit pas le même , on voit cependant qu'à peu d'exceptions fm les métaux les plus électro-négatifs sont ceux qui ont le moins de chaleur spcciiique. La capacité calorifique peut donc influer jusqu'à un CcrtaÏD point sur les phénomènes électro-chimiques. De plus , nous 1*0118 vu que le pouvoir conducteur pour rélectricilé t\a\\, aa^Sxmn àaeaosesdespbêaomènea tiiermo-électriques \ voVVÈiiott*: àft«i^ta>sss& ^1

44 ÉLBHEIVTS d'ÉLBCTBO-CHIUIE.

qui concourent à l'effet géoéral. Continuons l'examen de ces mènes.

On prend un circuit composé defds de différents métaux, dans' le cuivre et le fer sont d'abord en contact immédiat en a, pi. I, etpartoutailleurs ils saut séparés aux soudures & etc , dtte, par des fils de platine , d'ur et d'étain. On commence à porter dure a à 50° , tandis que l'on maintient à zéro toutes les autra observe alors l'intensité du courant, puis l'on porte succi ment à 50° les soudures betc.detejfetg, en maintenant ment toutes les autres à zéro. Dans ces diverses circonstances^' courants produits ont toujours la même intensité , de sorte que h et le cuivre, quand ils sont en contact ou séparés par d'autres taux, donnent naissance à un courant dont l'intensité est la mi et qui ne dépend par conséquent que de la température des deni points extrêmes. Ce fait est très - Important, puisqu'il tend à démontrer que le courant ne provient pas d'une action de contact, mais d'une différence dans le mode d'action de la chaleur sur chaque métal en particulier.

L'expérience démontre que dans les circuits où les effets thermoélectriques ne sont pas proportionnels à la température, comme dant un circuit fermé , fer et cuivre , si l'on élève chacune des soudures i une température différente , l'intensité du courant est égale à la différence des Intensités du courant produit, quand on porte successive ment chacune des soudui^es à l'une de ces températures , l'autre soitdure étant à zéro, et non à l'intensité du courant qui résulte de i* seule différence de température entre les deux soudures.

Il est aisé de prouver que , en général, les effets produits sont du au mouvement de la chaleur et non à l'oxydation, puisque les mêmes effets ont Heu dans des milieux privés d'oxygène.

Si l'on opère avec un circuit composé d'un fd de platine et d'un SI de palladium, on trouve que depuis zéro jusqu'à 350" pour chaqae accroissement égal de température, l'intensité du courant croît de la même quantité. Dans la plupart des circuits métalliques, TinteDsite du courant ne croit guère proportionnellement à la températun que jusqu'à 100°. 11 y a des métaux qui présentent des irrégularités remarquables , comme on le voit dans le tableau suivant :

CBARTU II.

«GNATION

TEMPÉRATDBE d'UM des

soudures, raotre

DÈVUTtON

a circuit.

de raigaiUe

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