‹ Elements d'electrochimie appliquee aux sciences naturelles et aux artsChapitre 100 sur 111 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

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fondeur; à la reprodiiolion des caractères d’imprimerie; à celle des planches en cuivre unies ou gravées ; à la reproduction des planches gravées sur bois; à celle des images daguerriennes; enfin à la gravure sur cuivre. >'ous allons passer successivement en revue toutes ces applications.

Pour prendre l’empreinte d’une monnaie ou d’une médaille, on opère de trois manières différentes : 1° on opère directement sur la pièce qui représente l’électrode négatif ; on obtient ainsi l’image en creux, que l’on met de nouveau en expérience pour l’avoir en relief, mais on court le risque d’altérer le modèle; 2° on prend l’empreinte de la médaille avec un alliage fusible, de sorte que la première opération galvanoplastique forme le relief; 3° on prend l’empreinte avec une des substances plastiques précédentes indiquées, en opérant comme il a été dit. Quand on agit directement sur la médaille, il faut recouvrir le revers, sur lequel il ne doit pas y avoir de dépôt, d’une matière grasse ou de cire ; puis on la met en rapport avec le pôle négatif au moyen d’un fil de métal très-fin fixé autour. Le revers peut être reproduit de la même manière, en recouvrant la face déjà prise avec une matière grasse. Les moules métalliques ou métallisés sont également mis en rapport avec le pôle négatif d’un couple voltaïque. Pour avoir une médaille d’or, on doit opérer sur une surface dorée ou argentée. Dans le premier cas, on peut employer une dissolution trèsconcentrée d'or, et une pile de quatre à douze couples ; dans le second, la dissolution doit d’abord être très-faible, et l’on augmente sa force aussitôt que la couche d'or déposée a une certaine épaisseur.

Les médailles d’argent s’obtiennent avec la dissolution de sulfate, de nitrate ou d’acétate d’argent. M. Smée prétend que la dissolution de sulfate doit être saturée, tandis que celle de nitrate peut être composée de O*"-, 185 de sel par 30 gr. d’eau.

On peut faire également des médailles ou des monnaies en platine, en palladium , en suivant les mêmes principes. Quant aux médailles en cuivre, il faut opérer avec des dissolutions concentrées et acidulées de sulfate de ce métal.

Dans la reproduction des médailles, il faut éviter avec le plus grand soin fadhérence des bulles d’air au moule, car on ne pourrait pas en reproduire toutes les finesses. Cela arrive surtout quand on opère sur des moules en creux. Pour parer à cct inconvénient, il faut examiner la médaille après l’avoir mise pendant quelque temps dans la dissolution, pour voir s’il y a des bulles, et les faire disparaître en chauffant légèrement.

402 ÉLÉMENTS d’ÉLECTHO-CHIMIE.

La forme de l’auge daus l’appareil composé varie suivant le volume et la forme des médailles à copier. Pour les petites médailles, il faut se servir de l’auge à électrodes verticaux (pl. I, fig. I9). Uu morceau de cuivre de forme rectangulaire, mis en communication avec le cuivre platiné ou argenté du couple, est placé en regard d’un certain nombre de médailles m, m, en relation toutes avec le zinc du même couple, comme l’indique la figure. Cette disposition permet d’enlever une médaille quand on croit l’opération terminée, sans toucher aux autres. On peut employer également l'appareil simple (pl. I, fig. ic). Il est inutile de donner une grande épaisseur au cuivre précipité; il faut cependant qu’elle soit suffisante pour que la médaille ne se déforme pas; deux à trois jours d’action donnent une épaisseur suffisante.

Quand l’opération est achevée, il faut séparer la copie de l’original ; à cet effet, ou enlève le cuivre qui entoure le moule vers ses bouts, et la séparation s’effectue aussitôt.

Pour reproduire les cachets en cire, on les recouvre d’une couche très-mince de plombagine que l’on étend avec une brosse dure; on introduit l’extrémité chauffée d’un fd lin de métal dans le bout du cachet, en appliquant encore autour du point d’insertion un peu de plombagine; on met ensuite la pièce en action.

Si l’on veut reproduire des fruits, des végétaux, etc., on prépare les moules de la manière suivante : on frotte tous ces objets avec de la plombagine, et on enfonce vers la queue une petite épingle, qui sert à établir la communication avec le pôle négatif de l’appareil électrochimique; le reste de l’opération se fuit comme ci-dessus. On obtient ainsi une empreinte qui est la représentation la plus exacte de l'objet.

Une des belles applications de la galvanoplastie est, sans aucun doute, celle qui est relative à l’art du fondeur. Quand l’objet est un bas-relief peu étendu, on commence par prendre le creux en plâtre, que l’on revêt intérieurement de plombagine étendue avec soin sur toute la surface, puis on met en action. S’il s’agit d'une statuette en rond de bosse de petite dimension : après avoir pris le creux de chaque moitié et les avoir préparées avec la plombagine, on rapproche les deux moitiés que l'on soude avec du plâtre, on établit les communications avec l’appareil voltaïque et on procède au dépôt métallique.

Si l’original a des dimensions telles, qu’il faille employer des vases d'une très-grande capacité, on procède de la manière suivante : les diverses parties du moule en creux, après avoir été revêtues intérieurement de plombagine, sont réunies ensemble avec de la cire ou du plâtre rendu imperméable, de manière à former une capacité propre à

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