CHAPITRE IX
I centimètre 1/2 des parois; on établit ensuite la conductibilité métallique entre les moules métalliques et le zinc.
L’eau acidulée peut être remplacée par une solution de sulfate de soude ou de sel marin. Mais l’eau acidulée vaut mieux, parce qu’on évite rencroûtenient sur la surface du zinc, lequel ne tarde pas à s'opposer à l’action du liquide sur le zinc.
Pour que la dissolution de sulfate de cuivre soit au même degré de saturation, on plaee au-dessus un panier rempli de cristaux de sulfate; un sac en toile remplit le même effet. Pour éviter la cristallisation, on maintient la température de 40 a 7o“. .Malgré cela, la saturation est toujours plus grande au fond que dans le haut, ce qui exige que l’on retourne le moule de temps en temps : il faut le faire rapidement pour éviter l'oxydation. Un autre inconvénient est l’épaisseur inégale du dépét , toujours plus abondant à l’extrémité opposée du point d’attache qu’à ce point même. Pour y parer, il faut placer plusieurs conducteurs sufllsamment longsaux deux extrémités du moule, en ayant soin de relever derrière, ceux qui sont fixés au bord inférieur. Pour obtenir un déjjôt régulier, à part la formation d’un bourrelet sur les bords, on peut se servir de l'appareil suivant, formé d’une caisse rectangulaire ou cylindrique dans laquelle on en met une autre de même forme, dont le fond est un diaphragme maintenu convenablement aux parois de la caisse; à 7 ou 8 centimètres du fond sc trouve le moule placé horizontalement snr un support. Le vase, à fond perméable, est rempli d’eau aeidulée dans laquelle plonge une lame de zinc horizontale, ayant à peu près les mêmes dimensions que celles du moule. On ferme ensuite le circuit.
Au moyen de cette disposition , le cuivre recouvre d’une manière uniforme le moule.
Quand on juge que le déjiôt a acquis assez d’épaisseur , on lave les pièces à grande eau et on les sèche avec du papier buvard. Quelquefois la pièce adhère au moule, ce qui peut occasionner des déchirements lors de la séparation. Pour éviter cet inconvénient , on mouille légèrement la surface du moule avec une huile essentielle, et on frotte, quand l’évaporation est presque terminée, avec de la plombagine ou de la poudre d’argent; ou bien on dépose sur la surface une couche d’or ou d’argent que l’on recouvre ensuite de fumée de résine.
On a vu précédemment la nécessité de régler la distance entre le moule et le zinc, afin que l’action électro-chimique du courant fût égale en tous points du moule; mais il faut pour cela que tous ces points soient à distance égale du zinc. Cette condition, en raison des
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reliefs et des creux du moule, ne peut jamais être rigoureusement remplie : aussi les dépôts sont-ils plus considérables sur les premiers que sur les seconds.
Pour égaliser le passage du courant, quelle que soit la position du bas-relief , il faut donner au zinc la forme générale des saillies et des dépressions du moule, ou bien donner ces mêmes formes à la cloison perméable , en conservant partout la même épaisseur.
Des appareils composés.
Au lieu d’un appareil simple disposé comme nous venons de le dire, on peut réunir plusieurs appareils simples ensemble, de manière à former une pile, en faisant communiquer l’électrode négatif de l’un avec le zinc de l’autre, et ainsi de suite, jusqu’à ce que le circuit soit fermé.
Si l’on compare le mode d’action des appareils simples à celui des appareils composés, on est disposé à donner la préférence à ces derniers, en raison de l’avantage que l’on a d’avoir toujours une dissolution métallique au même degré de saturation. Mais d'un autre côté, les appareils simples ont pour eux une grande simplicité, ce qui permet d’opérer sans l’emploi de couples voltaïques à courant constant
On a vu précédemment que l’on obtenait la formation du dépôt en même temps que ce dépôt acquérait plus de dureté en opérant à une température de 40 à 70 °. On ne peut remplir cette condition qu’avec un appareil à température constante. Quand on se trouve dans le voisinage d’une machine à vapeur, on peut utiliser celle-ci en l’amenant dans une caisse métallique plaeée sous l’appareil électro-chimique, ou bien qui le contient. On règle la température soit en employant un récipient rempli d’eau chauffée par la vapeur, ou tout autre moyen. Quand on n’a pas de chaudière à vapeur, on peut faire usage de l’appareil Sorel.
Après avoir exposé toutes les règles générales sur lesquelles repose la galvanoplastie, nous allons passer aux applications.
Des applications de la galvanoplastie.
La galvanoplastie est appliquée à plusieurs arts qui en retirent un parti avantageux. On l’a déjà employée à reproduire des monnaies et des médailles; à copier les cachets, les sceaux , les empreintes en plâtre ; à obtenir des creux copiés sur des surfaces en relief ; à la fabrication des moules obtenus sur des fruits , des végétaux , etc. ; à l’art du