‹ Elements d'electrochimie appliquee aux sciences naturelles et aux artsChapitre 13 sur 111 · INTENSITÉ · texte numérisé non relu

INTENSITÉ

du courant électrique.

Fer, étain

Cuivre, platine

Fer, cuivre

Argent, cuivre

Fer, argent

Fer, platine

Cuivre , étain

Zinc, cuivre

Argent, or

En comparant les intensités , on trouve que pour une température de 20°, chaque métal acquiert une puissance thermo-électriqqe telle, que l’intensité du courant produit au contact de deux métaux est égale à la différence des quantités que représente chacune de ces puissances dans chaque métal. Ainsi, si l’on désigne cette puissance par P , on aura , pour l’intensité du courant , lorsqu’on élève la température de la soudure fer cuivre, p fer — p cuivre = 27,96; de même, pour le platine et le fer, p fer — p platine = 36,07 ; en retranchant la première expression de la seconde , pn a cuivre — p platine =8,1 1 , au lieu de 8,55 que donne l’expérience. La soudure fer étain donne 31,24 ; celle cuivre étain, 3,50 : la différence fer cuivre est donc 27,74 au liep de 27,96 donné par l’expérience. Il est donc bien démontré que l’intensité d’un courant thermo-électrique est égale à la différence des actions thermo-électriques produites dans chaque métal , par la même température : essayons de déterminer chacune de ces actions.

Si l’on représente la puissance ou l’action tbermp-électrique du fer à 20° par 41 , on a

48 ÉLÉMENTS d’ÉLECTBO-CHIMIH.

P fer =x P argent = x — 26,20 P or = X — 26,70 P zinc =x — 26,96 P cuivre =x — 27,96 P étain =x — 31,24 P platine — x — 36

Ponr déterminer x , il faudrait pouvoir mesurer exactement l’intensité du courant produit , quand on opère avec deux fils de fer faisant partie du même circuit et n’ayant pas la même température aux points de contact ; mais cette détermination présente de grandes difficultés.

Si l’intensité du courant croissait toujours proportionnellement à la température , les rapports précédents pourraient servir pour toutes les températures ; mais il n’en est pas ainsi ; cela n’a lieu que pour celles qui sont inférieures à 100° en général.

Dans cet arrangement, chaque métal est positif par rapport à celui qui le précède. Si x était connu , le pouvoir thermo - électrique s’en déduirait ; mais comme le fer est positif par rapport â tous les métaux qui entrent dans le circuit, on en conclut seulement que sa valeur, dans le cas actuel, est supérieure à 36.

D’un autre côté , l’or, l’argent et le zinc ont des pouvoirs à peu près égaux. Or, quand on cherche parmi les propriétés calorifiques, celles qui sont sensiblement les mêmes pour ces différents métaux , on ne voit que les pouvoirs rayonnants qui s’y rapportent. En supposant donc que ces derniers soient proportionnels aux pouvoirs thermoélectriques, ce qui forcerait d’admettre que dans les circuits métalliques il y a au contact un rayonnement semblable à celui qui a lieu dans l’air , et que la différence des pouvoirs rayonnants est aussi une des causes qui influent sur le sens et l’intensité du courant , on parvient alors, mais pour ce cas-là seulement, à déterminer la valeur de ar, car on a : a; : X — 26, 70 : : 1 5 : 1 2 ; 1 5, 1 2 étant le pouvoir rayonnant du fer et de l’or ; en tirant de cette proportion la valeur de x et la substituant dans les expressions p argent,/» or, etc., on trouve :

P fer 133,50

P argent 107,30

P or 106,80

P zinc 106,54

P cuivre 106,54

P étain 102,54

P platine 97,50

CnAPITBE n.

Pour compléter l’exposé des rapports qui lient les propriétés physiques de l’électricité à celles de la chaleur, il nous reste à montrer jusqu’à quel point les pouvoirs conducteurs des corps, pour la chaleur et l'électricité, sont les mêmes. Il est nécessaire, pour cela, de s’appuyer, d’une part, sur la loi qui exprime l’intensité du courant en fonction de la longueur et de la section du fil métallique qui le transmet ; de l’autre , sur la loi de la propagation de la ehaleur dans les corps. La loi qui fait connaître le pouvoir conducteur des métaux pour l’électricité a été exposée avec de grands développements dans le Traité de l’électricité et du magnétisme , t. III, p. 3 , ainsi nous ne reviendrons plus sur les méthodes employées pour l’obtenir; nous dirons seulement que le pouvoir conducteur est en raison inverse de la longueur des fils ou barres de même métal , et en raison directe de leur section. Voici les pouvoirs conducteurs pour l’électricité de dix métaux, déterminés par plusieurs physiciens :

DÉSIGNATION

de»

MÉT.VUV.

POUVOIRS CONDUCTEURS (le platine THOCVÉS l'AR

étant 100),

Page 1