‹ Elements d'electrochimie appliquee aux sciences naturelles et aux artsChapitre 14 sur 111 · DAVY · texte numérisé non relu

DAVY

Électricité

voltaïque.

BECIJCKRF.L.

Électricité

voltaïque.

ii.vnius.

Électricité

ordinaire.

rOÜIULT.

Électricité fournie par un seul coiipie.

Argent

002 pur.

Cuivre

448 id.

Étain

Platine

Or

Plomb

1 Fer

de 70 à 81

1 zinc

< Mercure

Potas-siuiD

Les résultats obtenus présentent des différences souvent assez considérables que l’on doit attribuer non-seulement à la pureté plus ou moins grande des métaux employés , mais encore à la nature de la source d’où émane l’électricité; car plus la tension est forte, plus l’électricité a de puissance pour vaincre l’inertie des mauvais conducteurs. Il aurait donc fallu , pour que tous les résultats fussent compa-

Dix'îi' • uv vaOO'

50 ÉLÉMENTS d’ÉLECTHO-CHIMIE.

rables, que l’électricité employée eût la même tension et la même origine.

Maintenant , si nous comparons ces résultats à ceux obtenus pour le pouvoir conducteur de la chaleur par M. Despretz, nous trouvons :

Or. . .

Pouvoir conducteur de la chaleur.

Pouvoir conducteur du platine = loo.

Étain. . .

Plomb. .

Nous verrons qu’à part le platine qui n’est pas à son rang dans la première colonne, attendu que son pouvoir conducteur est réellement au dessous de celui de l’argent et du cuivre, les substances qui conduisent le mieux l’électricité sont aussi les meilleurs conducteurs de la

chaleur.

Des cjfets électriques produits par la chaleur dam les corps mauvais conducteurs et dans diverses substances minérales cristallisées.

Nous avons vu que lorsque l’on présente un corps électrisé à un autre qui ne l’est pas , l’électricité naturelle de celui-ci est décomposée; l'électricité de signe contraire à celle de l’autre est attirée, tandis que celle de même nom est repoussée dans la partie la plus éloignée : cette décomposition s'opère avec d’autant plus de facilité que le corps est meilleur conducteur. D’un autre côté, on sait que la chaleur, en pénétrant dans les substances conductrices, diminue leur pouvoir conducteur pour l’électricité , tandis qu’elle l’augmente dans le verre, la gomme laque et autres corps mauvais conducteurs ; il résulte de là qu’en échauffant ces derniers, ou facilite la décomposition du fluide naturel par l’influence d’un corps électrisé. Lorsque l’on soumet ces corps à cette iufluence, il se produit donc, pendant réchauffement ou le refroidissement, des phénomènes électriques de décomposition dépendant du pouvoir conducteur de ces mêmes corps. De plus , quand on chauffe au rouge l’un des bouts d’un fil de platine, ce bout prend un excès d’électricité positive, l’autre bout un excès

CHAPITEE II.

d’électricité négative. Il est très-probabie que tes deux excès vont en diminuant d’intensité jusqu'au miiieu , qui doit être à l’état neutre.

L’expérience tend à démontrer que lorsqu’un corps se dilate , il a besoin de prendre de l’électricité aux corps environnants, tandis que l’inverse a lieu quand il se contracte ; il tendrait alors, au contraire , à laisser dégager de l’électricité.

Quelques substances minérales cristallisées, telles que la tourmaline, la topaze, etc., mettent en évidence cette propriété.

L’appareil ( flg. 1 1 , pl. I ) est celui qui nous a paru le plus convenable pour observer les effets électriques de la tourmaline et des substances qui sont prismatiques : il se compose d'une cloche en verre cc, ouverte par les deux bouts, et reposant sur une plaque de cuivre pp, qu'on échauffe ou moyen d’une lampe à alcool /. Un lil de cocon fixé en/, et portant une chape de papier, descend dans la cloche ; deux tiges verticales en métal tt, placées à une distance un peu plus grande que la longueur de la tourmaline, communiquent chacune avec l'un des pèles d’une pile sèche , dont l'intensité peut être considérée comme sensiblement constante pendant la durée d'une expérience. On met la tourmaline dans la chape , et on allume la lampe pour échauffer la plaque et l’intérieur de la cloche , dont on connaît la température au moyen d’un thermomètre convenablement placé. A mesure que l’intérieur de la cloche s’échauffe, la température de la tourmaline s’élève , et aussitôt qu’elle devient électrique elle se place entre les deux tiges, les deux pôles inverses en regard , et si on la dérange de cette position , elle y revient en exécutant une suite d'oscillations dont le nombre , dans un temps donné , sert à déterminer l’intensité de l’électricité.

Voici les résultats obtenus avec une tourmaline brune , légèrement translucide , de 3 eentimètres de longueur et de 3 millimètres de diamètre, dont on a élevé graduellement la température ;

A 30° la polarité électrique a commencé à être sensible , et le cristal s’est placé entre les deux tiges; elle a continué jusqu’à 150° et même au delà. On a éteint la lampe, la température montait encore pendant quelques instants eu raison de la chaleur acquise par la plaque métallique ; mais ensuite elle est devenue stationnaire : la polarité a disparu alors, et a reparu eu sens inverse, dès l’instant que la température a commencé à baisser.

Le moment du passage d’une polarité à une autre a été très-court ; les résultats obtenus sont consignés dans le tableau suivant :

52 ÉLÉMENTS d’ÉLECTKO-CHIMIE.

TEMPÉRATURE de la

tourmaline.

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