ANTIMOINE
L'antimoine diffère des métaux précédemment décrits , en ce qu’il te rencontre dans la nature à l’état métallique ; on le trouve aussi quelquefois à l’état d’oxyde , mais le plus souvent à l’état de sulfure. Suivant Haiiy , ses formes dérivent de l’octaèdre ;
Densité
Chaleur spécifique. . . .
Température de fusion,
Poids atomique.
Pour obtenir ce métal par les procédés électro-chimiques, il faut soumettre à l’expérience les diverses solutions de ce composé , lesquelles se troublent quand on les étend d’eau , sont décomposées par le fer et le zinc, qui en précipitent l’antimoine à l’état métallique.
Le chlorure antimonique, le chloride antimonieiix , le bromure d’antimoine, le fluorure, le sulfate acide, l’acétate antimonique, qu’on obtient en dissolvant l’acide antimonique dans le vinaigre, letartrate antimonique, peuvent servir à l’obtenir cristallisé dans les appareils électro-chimiques simples.
ÉLÉMENTS D’ÉLSCTAO'CHIHIE.
TELLUBE.
Ce métal, très-rare, n’a été trouvé jusqu’ici que dans quelques mines d’or de Transylvanie, combiné avec l’or et l’argent, et quelquefois avec le cuivre et le plomb.
Densité
Chaleur spécifique.
Poids atomique.
j d’après M. Muller 6,115
( d’après M. Magnus 6,1379
iDulong 0,0912
(M. Régnault 0,06155
Il est à peu près fusible au même degré que l’antimoine ; il ne peut être distillé.
Le tellure a une couleur presque semblable à celle de l’antimoine ; à l’air, il brûle avec une flamme vive, vert bleuâtre, et répand une forte fumée blanche.
Ritter a remarqué le premier que, lorsque le tellure constitue le pèle négatif d’une pile, l’hydrogène qui se dégage se combine avec le métal ; on obtient ainsi du gaz hydrogène telluré et un précipité brun clair que Ritter lui-même considérait comme du tellurure d’hydrogène; mais Magnus a reconnu que ce précipité n’était autre que du tellure dans un grand état de division , et ne renfermant point d’hydrogène.
TÀNTAXE.
Ce métal, découvert en 1802 par Ekeberg, et qui se trouve combiné tantôt à l’état d’acide avec les oxydes ferreux et manganeux, tantôt avec l’yttria , l’acide ferrique, l’acide uranique , a reçu le nom de tantale, par allusion avec la fable, en ce que ce métal a la propriété, quand il est à l’état d’oxyde, de ne pas se dissoudre dans les acides. Le tantale ne peut être réduit complètement par le charbon. On obtient le tantale sous la forme d’une poudre noire qui , sous le brunissoir, prend l’éclat métallique, et une teinte gris de fer. Dans cet état, elle conduit mal l’électricité. Elle brûle dans l’air au-dessous de la température ronge, et se transforme alors en acide tantaliqne. M. Rerzélius ayant remarqué que le tantale pulvérulent était privé de la propriété de conduire l’éiectricité , tandis que le sulfure de ce métal la possédait, a eu l’idée d’examiner la nature de la croûte jaunâtre qui recouvre la matière agglomérée obtenue, quand on soumet
CHIPITSB IV.
l’acide tantalique à une température élevée dans un creuset brasqué. Il a reconnu que cet acide n'est réduit que superflcielieraent là où il est en contact avec le charbon , et que la croûte jaunâtre n'est que du tantale. Ce dernier conduit l’électricité comme les substances mé> talliques. Dès lors, le tantale en poudre est privé de cette faculté en raison du grand degré de division de ses parties. Les expériences ont été faites avec le multiplicateur.
Poids atomique.
Pour obtenir ce métal par les procédés électro-chimiques, il faut opérer, comme pour le tellure, sur des composés solubles de ce métal, dans lesquels on puisse faire passer un courant électrique. Nous conseillerons de prendre, non pas le chlorure de tantale, qui se décompose au contact de l’eau et se change en acide tantalique, mais le fluorure tantale, qui est soluble dans l’eau.