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II

Le zirconium a été obtenu cristallisé en lamelles brillantes au moyen du procédé électro-chimique décrit pour avoir le silicium; nous y

ÉLÉMENTS D’ÉLECTBO-CHIHIE.

renvoyons nos lecteurs. Pour éviter qu’il ne se change en zircone , il faut employer les mêmes précautions que celles indiquées pour conserver le silicium.

THOBIDU.

Ce corps, radical de la thorine, se présente sous la forme d’une poudre grise et lourde , à laquelle on fait prendre on éclat métallique.

Poids

atomique.

Il est très-probable qu’en soumettant une dissolution de chlorure de thorium à l’action d’un courant dans un appareil semblable à celui avec lequel on obtient le silicium et le zirconium, on aurait également le thorium.

YTTBlüM.

Ce métal est le radical de l’yttria, qu’on retire d’un minéral appelé gadolinite, et qui est un composé de protoxyde de fer et de protoxyde de cérium. Jusqu’ici il n’avait pu être obtenu au moyen des forces électriques provenant d’appareils très-énergiques ; mais sa réduction est facile au moyen de nos appareils simples que nous avons décrits précédemment.

.4BSENIC.

Ce corps se montre fréquemment dans la nature , tantôt à l’état métallique, tantôt combiné avec le soufre et les métaux, ou bien avec les terres et les oxydes métalliques. Il s'échappe de plusieurs volcans, en vapeurs, et se sublime.

Pour avoir de l’arsenic métallique, il suffit de mêler l’oxyde blanc d’arsenic avec de la poudre noire de charbon ou de l’huile , et de chauffer jusqu’au rouge dans une cornue. Le métal réduit se volatilise et se condense à la partie supérieure et plus froide du col de la cornue , où il forme une croûte d’un gris d’acier , douée de l’éclat métallique. Il entre en fusion à 180°.

Densité à l’état de pureté 5,70

Idem , exposé à la température rouge dans on

tube de porcelaine , puis refroidi 5,959

Chaleur spécifique (M. Régnault) • . . . . 0 , 081 40

jO = 100 470,04

Poids atomique.

CHAPITBE IV.

Les forces électriques réduisent avec une grande faciiité les composés arsénifères. Le procédé est si simpie que nous allons le faire connaître, non-seulement sous le rapport scientifique, mais encore sous celui d’utilité dans ies cas d’empoisonnement. Les appareils électrochimiques simples procurent en peu de temps une certaine quantité d'arsenic. M. Edm. Davy dispose son appareil destiné à réduire l’arsenic à l'état métallique de la manière suivante : une lame de zinc et une lame de platine, la première en feuille mince, la seconde façonnée en creuset ou en cuiller. Quand on veut opérer la décomposition d’une solution qui renferme de l’arsenic ou même une autre solution métallique, on y sgoute quelques gouttes d’acide et on met le tout dans la cuiller de platine , et on plonge dedans la lame de zinc préalablement mise en contact avec le platine ; aussitôt après, l’arsenic se dépose sur les parois du platine, pôle négatif du couple voltaïque. La cuiller de platine est destinée à concentrer la dissolution. Si l’on veut opérer sur les arséniates de chaux , sur l’acide arsénique , les sulfures d’arsenic , il faut les traiter préalablement avec de l’acide nitrique. Voici comment on fait cette préparation avec le sulfure rouge d’arsenic. On prend une certaine quantité de ce composé , on le réduit en poudre , et on en met une petite quantité avec quelques gouttes d’acide nitrique concentré dans la cuiller de platine dont on élève la température , afin d’opérer la décomposition du sulfure et chasser ensuite l’excès d’acide ; on ajoute quelques gouttes d’acide chlorhydrique , et la réduction de l’arsenic commence aussitôt qu’a lieu l’immersion du zinc. Les pyrites arsénicales doivent être traitées de la même manière.

Les arséniates de cuivre exigent un autre traitement. Le composé est dissous dans quelques gouttes d’acide hydrochlorique, et l’on chauffe ensuite dans la cuiller de platine. A l’instant où l'action voltaïque se manifeste, l’arsenic est réduit; mais si l’on traite par l'acide nitrique étendu , qu’on fasse bouillir et qu’on ajoute assez d’eau pour faire une dissolution , le cuivre seul est réduit. En détruisant le contact avec le zinc, le cuivre est redissous par l’excès d’acide ; en maintenant le contact du zinc, l’arsenic forme un cercle sur le platine, tandis que le cuivre se montre an delà.

Quand on veutobtenir réuni l'arsenic précipité sur une feuille de platine, on introduit celle-ci dans un tube fermé d’un bout, et l’on chauffe à la lampe à alcool ; l’arsenic se sublime aussitôt. Par ce procédé, la quantité d’arsenic qui s’attache au platine est quelquefois moindre d’un demi-milligramme; et on peut , par ce procédé, en obtenir des

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quantités dix fois moindres. On emploie avec avantage le creuset, quand il est revêtu intérieurement d’une couche d’or très-mince ; dans ce cas , la couleur de l’or est masquée par la couleur gris d’acier sombre de l’arsenic. Si l’on joint àces caractères l’odeur alliacée qu’on ressent quand on expose ia cuiller à l’action de la chaleur , et l’insolubilité du dépAt dans l’acide muriatique concentré , on a tous les caractères propres à l’arsenic.

Ce procédé, qui est électro-chimique, pourrait être employé dans des cas de médecine légale où l’on désirerait constater la présence de très- faibles quantités d'arsenic.

CUBOME.

Le chrême a été découvert pour la première fois en 1797, dans un métal de Sibérie appelé chrêmate de plomb.

Densité

Poids atomique . |

Richter a avancé qu’il était magnétique à un degré très-faible. Il est très -réfractaire ; on ne peut l’obtenir en culot.

Nous n’avons pas encore essayé de réduire le chi-ôme au moyen des appareils électro-chimiques ; mais il est probable qu’on y parviendra au moyen du chlorure chroralque. On pourrait opérer sur le sulfate chromique soluble dans l’eau, ainsi que sur le nitrate de chrême, qui est vert et se dissout facilement.

MOLYBDÈNE.

On retire ordinairement ce métal du sulfure de molybdène, qui a de la ressemblance avec la plombagine. Il est cassant; il conduit l’électricité et n’est point altéré à l’air.

Densité.

Chaleur spécifique

Poids atomique.

Pour l’obtenir au moyen de l’électricité, il faut opérer sur des solutions de composés de ce métal les plus faciles à décomposer , telles que, 1° le chlorure molybdeux, que l’on obtient en dissolvant de l’hydrate molybdeux dans l’acide hydrochlorique, jusqu’à saturation; 3° le chlorure molybdique, le chloride molybdique, l’iodure raolyb-

CHAMTBE rv.

deux, l'iodure mohbdiqiie , les fluorures molybdeux et molybdique, le fluoride molybdique. En agissant sur un double fluorure de silicium et de molybdène, il pourrait se faire que l’on obtînt un siliciure de moiyl>dène; 3° les sulfate et nitrate molybdeux, molybdiques, l’oxalate molybdique soluble dans l’eau.

TUNGSTÈNE.

Ce corps est un des principes constituants d’un minéral appelé wolfram ; on l’obtient on chimie à l’état de poudre d’un gris d’acier. Aggloméré, il est tellement dur que la lime l’attaque avec peine ; il est aigre , à cassure ci'istalline, et plus difficile à fondre que le manganèse.

Densité

Chaleur spécifique

Poids atomique, ^

On ne s’est pas occupé de l’obtenir électro-chimiquement.

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