ÉTAIN
L’étain ne se trouve pas à l’état natif ; rarement on le rencontre uni au soufre; mais c’est ordinairement combiné avec l’oxygène qu’il se présente à nous. Ce métal est d’un blanc argentin , très-mou et très-malléable ; quand on le ploie , il fait entendre un cri particulier qui le caractérise. Il fond à 228° , et sa température augmente au moment de sa solidification. Par un refroidissement lent, il cristallise régulièrement, et se volatilise lentement à une haute température, hors du contact de l’air.
Densité
— après avoir été laminé
Chaleur spécifique (Petit et Dulong)
„ . . . . iO= 100
Poids atomique. ) jj ^
On peut reconnaître la présence de l’étain dans un alliage, par le même moyen que celui employé pour le bismuth. Lorsque l’on prépare le protochlorure d’étain en dissolvant de l’étain avec de l’acide chlorhydrique dans des vases de cuivre bien décapés, tant qu’il y a un excès d'étain , le cuivre n’est point attaqué , et on ne trouve par conséquent aucune trace de ce métal dans la dissolution. L’effet est