‹ Elements d'electrochimie appliquee aux sciences naturelles et aux artsChapitre 71 sur 111 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

le mettant en contact avec iin métal et le touchant avec le doigt, il abandonne de l’oxj’gène, (jiii en se dégageant emporte l’électricité négative , et laisse au peroxyde et par suite au métal l'électricité positive. Le peroxyde étant très-bon conducteur, peut servir, étant appliqué sur des substances non conductrices , pour y déposer électrochiraiquement des métaux. On se sert également de cette poussière pour la construction des piles seches.

La présence du manganèse peut être reconnue facilement dans une dissolution au moyen des courants électriques , et on peut même en retirer ce métal sans qu’il en reste aucune trace. La méthode employée est la même que pour reconnaître le plomb. Elle est fondée sur cette propriété, qu’il n’existe aucun sel soluble renfermant le manganèse a l'état de peroxyde. 11 résulte de là que l'on peut également précipiter le peroxyde de manganèse sous la forme de couches ayant un aspect métallique, et, de même que pour le plomb, enlever jusqu'à la dernière trace de manganèse. La ebimie ne possède aucun procédé , ni aussi précis , ni aussi prompt.

CERIUM.

Il existe dans la nature combiné avec l’oxygène. Ce métal est difllcile à obtenir à l’état métallique; on l’a eu jusqu’ici en petits grains, dont les propriétés ont servi à caractériser ce métal, qui est gris, cassant et plus dur que la fonte.

Poids atomique.

On a encore fait peu d’expériences sur la réduction de ces oxydes au moyen de l’èlcctricité ; nous savons seuiement qu'avec la grande batterie de Children, composée de 22 paires doubles , de deux mètres de haut, ces oxydes ont été réduits et le métal volatilisé.

Des états différents sous lesquels les métaux sont réduits par l'action des courants.

Après avoir exposé tout ce qui concerne les propriétés électro-chimiques des métaux, nous devons revenir sur les causes générales, en vertu desquelles un métal est réduit en poudre, se présente sous la forme de cristaux ou en couche solide. Ces différents états sont importants à connaître, pour quiconque s'occupe des applications de l’électro-chimie aux arts; aussi devons-nous nous y arrêter quelques instants.

ÉLÉMENTS D’ÉLECTnO-CimilE.

L’intensité du courant et la densité de la dissolution , comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, sont les causes générales d’où dépend l'état moléculaire d'un précipité métallique. Ce précipité peut être dur, cassant comme de l’acier, mou et flexible comme le plomb, posséder des qualités intermédiaires, ou bien être formé de parties plus ou moins cohérentes. Si le oourantauneforte intensité et qu’il y ait un dégagement abondant d’hydrogène sur la lame où s’opère la réduction , alors le métal est précipité sous la forme de poudre noire. Le métal cristallise quand le dégagement d’hydrogène n'est pas appréciable ; les dimensions des cristaux formés dépendent , en outre , de conditions que nous indiquerons plus loin , mais entre autres d’une faible action.

Si l’on veut obtenir le métal à l’état de couche , ou de dépôt cohérent, il faut donner au courant une intensité suffisante pour que l'hydrogène soit sur le point de se dégager. Rien n’est plus facile que de remplir ces trois conditions, puisqu’il suffit d’observer la lame négative pour voir s’il y a ou non dégagement d’hydrogène, et si le dégagement est abondant ou à peine sensible. On règle en conséquence l’intensité du courant, qu’il faut toujoure prendre en considération; mais , comme nous l’avons avancé , la saturation plus ou moins grande de la dissolution concourt puissamment à modifier également l’état moléculaire. L’expérience en effet démontre qu’en opérant avec une dissolution presque épuisée et un très-faible courant, les molécules prennent de plus en plus de la cohérence. Suivant M. Smée, lorsque la quantité d’électricité en mouvement est faible , relativement à la force de la dissolution, l’électrode négative semble recouverte de sable, tant la couche déposée offre peu de cohésion et de consistance ; tandis que lorsque la quantité d’électricité est hors de proportion avec le volume de la plaque, on obtient des cristaux; c’est ainsi qu’en employant une électrode positive de grande dimension , mise en communication avec une forte batterie faiblement chargée et une dissolution concentrée, on obtient de gros cristaux très-résistants. Nous ajouterons qu’il en est encore de même en opérant avec un courant de faible intensité et une dissolution très-étendue.

M. Boquillon, qui a étudié avec soin, sur une grande échelle, les causes d’où dépend l’état moléculaire des précipités métalliques, a fait des observations plus précises que les précédentes et que nous croyons devoir consigner ici, en raison de l’intérêt qu’elles présentent.

Quand on applique un courant d’une certaine intensité à trois bains d’une même solation métallique, n’ayaut pas la même densité, le pre-

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