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entre le liquide mirifbre et l’ean salée contenue dans le vase le pins grand. Au moyen de celte disposition , le dépôt se fait uniformément sur la surface de la pièce à dorer, en ayant toujours l'attention de là renverser de temps à autre.

Si l’on veut se servir de deux vases séparés et ne pas les mettre l’un dans l’autre, il faut les prendre- rectangulaires; de cette manière les bords pouvant s’appliquer deux à deux l'un contre l'autre, il devient facile d’employer des tubes très-courts.

L’appareil simple qui nous parait réunir tous les avantages que l’on peut obtenir, est représenté pi. III, flg, l a. abc est un cylindre en porcelaine, muni de tubulures lit, qui dépassent d'un centimètre environ les deux surfaces concentriques. Ces tubulures , dont les extrémités portent chacune une petite gorge, sont remplies d’argile humide et coiffées avec du linge fixé avec du fil enroulé dans la gorge.

Ce cylindre est placé sur un trépied TTT, dans un autre vase de porcelaine que l’on chauffe au bain-marie. La dissolution d’or est mise dans le cylindre, et le liquide actif dans le vase, avec un cylindre de zinc amalgamé entourant de toutes parts le premier. Cette disposition permet d’obtenir des effets uniformes sur les pièces à dorer.

I.esflls de cuivre qui servent à établir la communication entre le cylindre de zinc et les objets à dorer, reposent sur un cercle en bois évidé, porté par trois pieds fixés dans une place, et placé au-dessus du bain d’or.

Malgré toutes les indications que nous venons de donner , nous donnons la préférence à l’appareil précédemment décrit, en raison de sa simplicité et des avantages qu’il présente.

De la dorure avec les appareils composés.

Ces appareils sont composés d’une pile formée de plusieurs couples à courant constant , destinée à être mise en rapport avec le vase où se trouve la dissolution d'or, et dans laquelle plonge d’une part la pièce à dorer qui communique avec le pôle négatif, de l’autre un morceau ou une lame d’or en communication avec le pôle positif; cette lame fournit à la dissolution la même quantité d’or qui lui est enlevée par la pièce, puisqu’il se reforme la même quantité de cyanure d’or que celle qui est décomposée, pourvu toutefois que l’iutensité du courant ne soit pas suffisante pour séparer les éléments du cyanogène. On peut encore, comme nous l’avons fait fréquemment dans nos expériences pour la reproduction des substances minérales, réunir' ensemble plusieurs appareils simples, l’élément électro-positif de l’un

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avec l’élément électro-négatif de l’autre, et fermant le circnlt de manière à constituer une véritabie pile. Mais on ne peut guère aller au delà de dix , en raison de la résistance qu’éprouve le courant à traverser chaque appareil simple.

A tout bien considérer, il vaut mieux se servir pour couples voltaïques de ceux dont la manœuvre est la plus facile. Nous donnons la préférence aux couples formés chacun d’une lame de zinc amalgamé, d’une lame de cuivre recouverte de platine et d’eau acidulée par l’acide sulfurique.

Comparaison des effets obtenus avec les appareils simples et les appareils composés.

On conçoit, d’après la description que nous avons donnée de l’emploi des appareils simples, que l’on peut se livrer à des opérations de dorure électro-chimique sans recourir à des ingénieurs. A la vérité, les appareils simples ne marchent pas avec autant de rapidité que les appareils composés ; néanmoins , en opérant à certains degrés de température et en donnant peu d’épaisseur aux diaphragmes, on parvient à durer on quelques minutes avec une très-grande perfection.

Ou objecte à l’emploi des appareils simples, lorsqu’il s’agit de métaux précieux , qu’une portion du sel métallique traverse toujours plus ou moins la cloison perméable et va se réduire sur le zinc , dont il recouvre peu à peu la surface; de sorte qu’au bout d’un certain temps l’action oxydante de l’eau salée ou acide devient insensible, et le courant cesse. Cela est vrai ; mais néanmoins on évite en grande partie cet inconvénient en ne prenant point un diaphragme doué d’une certaine puissance d’endosmose. Une couche de 2 à 3 centimètres d’argile pure suffisamment mouillée par l’eau salée, ne possédant qu’un faible degré d’endosmose, ne laisse passer que très-peu de la dissolution dans l’espace de vingt-quatre heures.

Ou a reproché aux diaphragmes en général qu’une portion du sel d’or se réduit dans l’intérieur de la cloison , ce qui introduit autant de centres d’action qui finissent par obstruer celle-ci. Cet effet a effectivement lieu toutes les fois que l’on prend pour diaphragmes des matières organiques ou des corps qui en renferment ; mais en s’en tenant à l’argile parfaitement pure préalablement calcinée, et en la changeant de temps à autre , on est dans les conditions voulues pour parer à l’inconvénient signalé.

Quelle que soit l’épaisseur que l’on donne à la cloison en argile , il pourrait se faire qu’avec le temps il passât de la dissolution d’or dans

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