TRANSORMATIONS DES FEUILLETS PRIMAIRES
derme ou mésolaste (fig. 11, G, m). Le feuillet moyen se compose d'ailleurs é deux lames qui comprennent entre elles le cœlome ; l’une ex;rne est le mésoderme pariétal ou somatique ou encore feuillet paiétal moyen (C, m4) ; l’autre interne est le mésoderme viscéral ou splanchnique ou encore feuillet viscéral moyen (C, m2). L’ectodeme et le mésoderme pariétal accolés forment la somatopleure ; entoderme et le mésoderme viscéral juxtaposés constituent la splachnopleure .
Ce qui reste del’entoderme primitif après le départ du mésoderme et de la code dorsale forme Y entoderme définitif. Ce qui subsiste de la caité intestinale primitive après isolement des gouttières de la crde et du cœlome est la cavité intestinale définitive (fig. 11, G, ic)
Chez les Vertébés supérieurs l’évolution de l’entoderme primaire est passabiment différente, bien que directement dérivée de celle que présate le type précédent.
La différence cnsiste d’abord en ce qu'il n’y a pas produc-
F. 12. — Schémas de l’entérocœle et du schizocœle.
A, enter ocœle. — B, schizocœ. — ec, ectoderme. — en, entoderme. — ci, cavité intestinale primitive, — e, entérocœle. — scliizocœle. — fp,fv, feuillets pariétal et viscéral du mésoderme.
En A, à gauclie, l’entérocœle t une fente perméable ; à droite cette fente est virtuelle par accolement de
ses parois.
En B, à droite, stade où le ésoderme n'est pas encore creux ; la cavité générale existe du côté gauche qui représente un stade plus avancé.
tion de gouitièresdu cœlome ; mais le mésoderme naît de la paroi entodermiqu de la cavité intestinale comme un bourgeon plein, qui ultérieurment seulement se délamine en feuillets pariétal et viscéral pari’apparition dans son épaisseur d’une cavité
RÉSUMÉ DES PHÉNOMÈNES EMBRYOGENIQUES
cœlomique. Tandis que la cavité du cœlome qui doit son origine à un diverticule parti de l’intestin primitif (fig. 12, A, e) porte le nom d 'entérocœle, on appelle schizocœle celle qui se forme indépendamment de l’intestin primitif par fissuration du mésoderme (B, z). Dans la théorie du cœlome des frères Hertwig, le véritable cœlome est celui qui se forme par le mode entérocœlique, et le vrai mésoblaste celui qui se constitue par un plissement creux de l’entoblaste ; la dignité de cœlome n’appartient pas au schizocœle, non plus que celle de mésoblaste au feuillet moyen formé par un bourgeon plein de l’entoblaste.
En second lieu et surtout, les Vertébrés supérieurs se distinguent de l’Amphioxus en ce que chez eux tout Tentoderme primaire vrai formé par invagination du blastoderme, se transforme pour donner la corde et le mésoderme, et que par suite l’entoderme définitif, paroi de l’intestin définitif, a une autre origine.
§ 7. — Le Parablaste. — Dans les œufs chargés de vitellus, et possédant par conséquent un parablaste, celui-ci intervient dans la constitution de la paroi intestinale, et forme une membrane que nous avons appelée déjà, en raison de son origine, entoderme vitellin. Le parablaste fournit encore un ensemble d’éléments qui représentent un mésoderme vitellin , un mésenchyme. De même que le parablaste n’était que l’ensemble des cellules embryonnaires incomplètement différenciées, et ne différait pas essentiellement des cellules de segmentation composant le blastoderme, de même il faut bien se garder de voir dans les produits du parablaste, Tentoderme vitellin et le mésenchyme, des formations isolées dues à un processus embryologique singulier. Tout au contraire, la différenciation de l’entoderme vitellin et celle du mésenchyme représentent des processus d’invagination apotypiques (dérivés du type) et frustes d’une masse embryonnaire non édifiée en feuillet, non différenciée en épithélium et par suite impuissante à s’invaginer ; Tentoderme vitellin et le mésenchyme sont l’état imparfait de Tentoderme gastruléen vrai et du mésoderme.
L’entoderme vitellin forme vraisemblablement seul la paroi du tube digestif des Vertébrés supérieurs.
Quant au mésenchyme, son existence a été mise en doute. Son