TRANSFORMATIONS DES FEUILLETS PRIMAIRES
Le germe offre au stade de gaslrula une symétrie bilatérale évidente : on peut en effet déjà distinguer les futures extrémités céphalique et caudale, les futures faces ventrale et dorsale de l’ébauche embryonnaire. La bouche ou la ligne primitive indique l’extrémité caudale ; la face ventrale est marquée par l’endroit où se trouve le matériel vitellin. A cette époque (fig. 9, A), la ligne primitive (p) avec l’ébauche embryonnaire qui la prolonge en avant sous forme d’un prolongement céphalique ( pc ) forment ensemble les organes essentiels de l’aire ou tache embryonnaire, région du blastoderme où se formera l’embryon, différenciée elle-même au sein d’une plage claire, l’aire transparente.
§ 6. ' — Les deux feuillets primaires de la gastrula. Leurs transformations, leur destinée. — Les transformations ultérieures que subissent les feuillets primaires de la gastrula sont les suivantes.
L’ectoderme primaire se différencie en donnant l’épiderme et le système nerveux central. Pour former ce dernier, l’ectoderme s’épaissit le long de la ligne médiane dorsale de l’ébauche de l’embryon en une plaque neurale ou médullaire (fig. 10, I) ; celle-ci se déprime en un sillon, la gouttière neurale ou médul laire, bordé par des replis médullaires (II et III), que l’on voit de face (fig. 9, B, gm , rm) ; cette gouttière, par la coalescence de ses bords, se transforme en un tube, le tube neural ou médullaire (fig. 10, IV). Tout ce qui de l’ectoderme n’a pas été employé à la constitution du tube médullaire devient l’épiderme.
FIG. 10. — Schémas de la formation du tube médullaire chez les Amniotes (coupes perpendiculaires à l’axe de l’ébauche embryonnaire).
I, plaque médullaire continue avec le reste de l’ectoblaste. — II, sillon médullaire. — III, tube médullaire presque clos. — ■ IV, tube médullaire complètement fermé et indépendant de l’ectoblaste.
Les transformations de l’entoderme primaire sont plus compliquées. Etudiées chez l’Amphioxus comme type (fig. 11, A et B),
RÉSUMÉ DES PHÉNOMÈNS EMBRYûGÉNIQUES
on voit que la voûte de la cavité in-tinale primitive (ci) se creuse en gouttières qui sont au nombrede trois, une médiane et deux latérales (fig. 11, A). La prem l’ébauche de la corde
Fig. 11. — Coupes Iran - me <l> Vijphi -.cm en dé» ttadei de déeetoppt m> nt différents pour
montrer les formations dériva de rentodemie (d’uprê* Uatbciikk).
En A et B, ec, ectoderme. — », entoderme. — e en gonttftre. ch, corde dorsale. — m, mésoderme. — ci, casé lut -• primit ve. —
En C, mêmes lettres. — n, tube nerveux ou miliaire. — tu', m1, feuillets jMiriétal et viscéral du mesoderme. — ps, segment priitif. — ic, cavité intestinale définitive.
dorsale (ch) et représente aisi une gouttière cordiale ; cette gouttière devient ensuite un coron plein, la corde dorsale. Les gouttières latérales (A, cg) s’isolât de même de la cavité intestinale primitive et constituent alor (B, cg) des cavités closes, les sacs cœlomiques , dont l’ensembleforme le cœlome ou cavité générale. Ces sacs s’étendent dcplus en plus loin entre les feuillets primaires jusqu’à la face vatrale de la larve.
Leur paroi, occupant un situation intermédiaire entre l’ectoderme et Lentoderme, peut tre appelée feuillet moyen, méso-