CHAPITRE III
Développement de la moelle.
1 1 . — Développement de la forme extérieure de la moelle.
— La fermeture de la région médullaire de la gouttière nerveuse s’opère, comme nous l’avons vu plus haut, à une époque variable du développement, mais dans tous les cas progresse régulièrement d’avant en arrière. Dans la région postérieure de la moelle elle tarde un peu à se faire et les bords de la gouttière demeurent très écartés, si bien qu’il se forme là temporairement une dépression assez étendue, de forme à peu près losangique, que l’on appelle le « sinus rhomboïdal » et qui paraît exister chez tous les Vertébrés supérieurs (voy. fig. 149, sr ) (1). Il faut bien se garder de confondre cette formation avec celle qui a reçu le même nom et qui apparaît chez les Oiseaux seulement, à peu près au même endroit, c’est-à-dire dans la région lombo-sacrée de la moelle, mais à un âge beaucoup plus avancé.
Outre cette particularité évolutive qui distingue la partie postérieure du tube médullaire et qui donne lieu au sinus rhomboïdal, cette partie est sujette, ainsi que nous l’avons vu au chapitre premier, à des perversions et à des arrêts de développement, qui sont dans la marche normale des phénomènes. Grâce sans doute aux connexions que le tube médullaire, à son extrémité la plus reculée, conserve avec l’ectoderme et à celles qu’il contracte avec les organes voisins, le développement est perverti; ainsi prennent naissance les « vestiges médullaires sacro-coccygiens »
(1) Y compris l’Homme, ainsi que cela résulte d’une figure de His [Atlas I, pl. 6, fig. I, E).