ALLANTOÏDE
remplissent en venant finalement s’appliquer à la face interne de la vésicule séreuse ou chorion (fig. 20, 2 et 3). L’extrémité dilatée du diverticule allantoïdien est la « vésicule allantoïdienne » ; sa base, rétrécie en un pédicule, s’appelle Youraque.
Les rapports de l’ébauche de l’allantoïde avec les organes voisins sont intéressants à connaître. Le cæcum entoblastique duquel dérive l’ailantoïde fait suite à l’intestin postérieur, en arrière duquel il est d’abord situé, puis au-dessous duquel il se placera (fig. 21, al) quand l’incurvation de l’extrémité postérieure de l’embryon se sera opérée.
L’allantoïde figure alors un diverticule de l’intestin postérieur et lui est appendue. En arrière et au-dessus du diverticule allantoïdien l’intestin postérieur (ip) se prolonge en un intestin caudal ( ic ). L’endroit où se fera plus tard la perforation cloacale ou anale (me) marque tout à la fois la limite de l’intestin postérieur, de l’allantoïde et de l’intestin caudal, et sépare plus particulièrement l’intestin de l’allantoïde.
L’allantoïde a deux rôles à remplir. Elle sert d’abord, comme l’indique le nom de sac urinaire qui lui a été aussi donné, à recevoir les produits d’excrétion rénale de l’embryon. En second lieu elle devient à cause de sa richesse vasculaire et de la situation superficielle qu’elle acquiert ultérieurement le plus important organe respiratoire de l’embryon. Le mésoderme de l’allantoïde devenant en effet très vasculaire est le siège d’une circulation que l’on
dessous de la tête de l’embryon et sa distinction en une région horizontale (z’p’) et une région déprimée (jpr). A l’extrémité postérieure de l’embryon, le début de la gaine caudale et celui du cul-de-sac entodermique allantoïdien avec le bourgeon mésodermique allantoïdien. En ma, mésoderme antérieur. — cp, cavité pariétale. — cc, cœlome. — ee p, épaississements épiblastiques de la zone placentaire. — be, bourgeons épiblastiques développés sur l’hémisphère inférieur du blastocyste.
2. Blastocyste plus âgé. Toute la membrane proamniotique a été employée à la formation du proamnios. La gaine caudale est très développée, et recouvre la presque totalité du dos de l’embryon, sauf au niveau d’un orifice, le trou amniotique OA. — CA, cavité de l’allantoïde. — st, sinus terminal. Les autres lettres comme ci-dessus.
3. L’orifice amniotique est fermé. — cOA, cicatrice indiquant la place qu’occupait cet orifice.
4. La cavité amniotique peut être considérée comme formée de deux espaces, l’un limité par la gaine caudale, l’autre entouré par le proamnios, communiquant l’un avec l’autre par le trou in ter amniotique tia, par lequel passe le corps de l’embryon. Le proamnios proémine fortement dans la cavité de la vésicule ombilicale CB, considérablement réduite par le grand développement qu’a pris le cœlome extra-embryonnaire.
5. Stade où le proamnios est très réduit ; il a la forme d’un verre de montre appliqué sur le front de l’embryon, lequel s’est en grande partie retiré dans la gaine caudale. La cavité ombilicale, très diminuée, présente à la coupe la forme d’un croissant.
(Dans tous les dessins, les cavités limitées par l’entoblaste sont figurées par une teinte gris foncé, le cœlome est représenté par une teinte plus claire, l’amuios est en blanc.)
RÉSUMÉ DES PHÉNOMÈNES EMBRYOGÉNIQUES
appelle improprement circulation ombilicale mais qui serait mieux nommée circulation allantoïdienne, et qu’on a opposée à la circulation vitelline sous le nom de deuxième circulation fœtale.
Fig. 21. — Coupe longitudinale de l’extrémité postérieure d’un embryon de Poulet de 72 heures montrant les rapports dè l’allantoïde (d'après Duval).
ex, ectoderme. — in, entoderme. — ip, intestin postérieur. — ic, intestin caudal. — me, membrane cloacale ou anale. — sc, dépression sous-caudale (gouttière limitante postérieure). — am, amnios (repli postérieur ou caudal). — ■ al, allantoïde. — ma, bourgeon ou éminence mésodermique de l’allantoïde. — cg, cavité générale. — tm, tube médullaire.
D. Placenta. — Chez tous les Mammifères, sauf les Monotrèmes, il s’établit entre la surface de l’œuf et la muqueuse de l’utérus dans la cavité duquel l’embryon se développe des relations intimes, grâce auxquelles la nutrition du fœtus est assurée. Des relations semblables existent d’ailleurs dans des groupes plus inférieurs que les Mammifères, chez les Sélaciens par exemple.
Les rapports de l’œuf avec la matrice s’établissent par l’intermédiaire des végétations épiblastiques dont l’enveloppe la plus externe de l’œuf, la vésicule séreuse ou chorion, est hérissée (fig. 20, 1-5, be, eep).
Ces végétations, dont la forme est du reste très variable, mais qui le plus souvent figurent des éminences coniques et ramifiées dites villosités choriales, sont la première indication du développement de l’organe, le placenta, par lequel l’embryon est nourri ; en raison de leur origine et de leur destinée on peut