‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés (volume 2)Chapitre 17 sur 284 · PLACENTA · texte numérisé non relu

PLACENTA

donner à leur ensemble le nom d 'edoplacenta. L’ectoplacenta, et plus tard le placenta qui en dérive essentiellement, n’occupe le plus souvent pas toute l’étendue de la surface de l’œuf, mais seulement une région limitée, la région placentaire. C’est dans cette étendue que les villosités acquièrent le plus grand développement, tandis qu’ailleurs elles demeurent petites et ne tardent pas à s’atrophier. De là résulte que dans la région placentaire le chorion

Fig. 22. — Schéma du développement du placenta.

Le schéma est divisé par des lignes verticales en 4 parties dont chacune correspond à un stade du développement.

I. — Stade où il y a simple accolement de l’ectoplacenta à l’épithélium utérin. — ect, ectoplacenta. — e,

épithélium utérin. — gl, glandes. — v, vaisseaux utérins.

II. — Stade où l’ectoplacenta forme des végétations villeuses vi, qui se soudent au derme utérin dénudé

de son épithélium.

III. — L’ectoplacenta entoure bon nombre de vaisseaux utérins dont l’endothélium a dès lors disparu, et qui se transforment ainsi en lacunes sanguines limitées immédiatement par l’ectoplacenta. Dans l’ectoplacenta pénètre par sa face profonde ou foetale le mésoderme allantoïdien m.

IV. — Les vaisseaux utérins, sont tout entiers compris dans l’épaisseur de l’ectoplacenta. Celui-ci est découpé par l’immigration du mésoderme et des vaisseaux allantoïdiens en colonnes, dont chacune contient un vaisseau maternel ou utérin v, séparé par une mince couche cellulaire du vaisseau fœtal ou allantoïdien v\

paraît couvert de villosités arborescentes ( chorion touffu ), au lieu que dans le reste de son étendue il semble à peu près lisse {chorion lisse). Le chorion touffu seul entre en relation avec la muqueuse utérine pour donner naissance au placenta, le chorion lisse n’affectant que des rapports beaucoup moins intimes avec la paroi correspondante de la matrice. A cet effet, l’ectoplacenta, après que l’épithélium utérin et celui des glandes s’est détruit, envahit le derme de la muqueuse utérine (fi g. 22, I et II), en

RÉSUMÉ DES 'PHÉNOMÈNES EMBRYOGÉNIQUES

entoure les vaisseaux, dont l’endothélium disparaît et qu’il borde dès lors directement (III). Les villosités choriales de l’ectoplacenta sont ensuite envahies par le mésoderme vasculaire de l’allantoïde, qui pendant ce temps est venu s’appliquerait chorion, de telle façon que les vaisseaux allantoïdiens du fœtus ne sont plus séparés que par une mince couche de tissu des vaisseaux utérins de la mère, et que de la sorte l’échange osmotique nutritif est des plus faciles entre la mère et le fœtus (III et IV).

Quant à la forme du placenta, elle est des plus variables. Tantôt le placenta reproduit la forme générale de l’œuf dont il occupe toute la surface ; ce placenta qu’on appelle diffus est caractérisé par la simplicité des relations chorio-utérines (Porc). D’autres fois le placenta est limité à des champs très circonscrits (les cotylédons ) de la muqueuse de la matrice et de la région correspondante de l’œuf, ces champs étant d’ailleurs irrégulièrement distribués dans toute l’étendue des surfaces choriale et utérine en rapport; le placenta est dit alors cotylédoné (Ruminants). Enfin, le placenta le plus souvent n’occupe qu’une région déterminée de la surface de la matrice et de celle de l’œuf ; sa forme est alors indépendante de celle de l’œuf et peut être zonaire (Carnivores) ou discoïde (Rongeurs, Chéiroptères, Homme).

A la naissance, la muqueuse utérine se détache et tombe le plus souvent en même temps que le placenta ; elle est donc une caduque.

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