CONNEXIONS DES ELEMENTS CELLULAIRES ET FIBREUX
Fig. 207. — Schéma des connexions existant entre les divers éléments cellulaires et fibreux dubulbe, fait suivant les données de Kœlliker et de Mingazzini.
Le schéma est divisé en deux moitiés dont chacune correspond à une coupe de la moelle allongée pratiquée h un niveau différent ; la moitié droite appartient à une région plus élevée que la moitié gauche. Chaque moitié n'est pas à son tour le résultat de la transformation schématique d’une coupe transversale unique, mais de la superposition de plusieurs coupes successives.
Dans la moitié gauche, ce, cgr, cordons cunéiforme et grêle dont les fibres se terminent par des extrémités libres sur les cellules des noyaux de ces cordons, ne, ngr. Ces cellules envoient la majeure partie des fibres du faisceau sensitif S ou lemnisque, entre-croisées sur la ligne médiane. Quelques-unes émettent au côté dorsal de la moelle allongée les fibres du faisceau cérébelleux postérieur ou dorsal cp. En pc, pédoncule cérébelleux, constitué par la juxtaposition des fibres du faisceau cérébelleux postérieur cp, des libres du faisceau cérébelleux latéral direct cl, des libres cérébello-olivaires oc, et des fibres arciformes superficielles externes ou ventrales fae.e. Les fibres cérébello-olivaires oc viennent du cervelet et se terminent librement en dépassant la ligne médiane dans l’olive o du côté opposé, dont elles forment la substance médullaire blanche ; ce sont des fibres issues des cellules de Purldnje du cervelet. Les fibres arciformes fae.e se terminent librement autour des cellules du noyau arciforme nue du même côté (Mingazzini). En fae.m, fibres arciformes profondes ou médianes, venues du faisceau sensitif du côté opposé S. En py, la pyramide. La formation olivaire comprend : o, l’olive principale ; oe, l’olive accessoire externe ou dorsale ; oi, l’olive accessoire interne ou ventrale, dont les cellules émettent des fibres qui se joignent à la pyramide py. A côté de l’olive externe, on voit le noyau latéral ni, envoyant des fibres dans la pyramide. En sr, la substance réticulaire, formée par entre-croisement des fibres bulbaires dirigées dans tous les sens, et renfermant les cellules de la substance réticulaire grise. En fs, faisceau solitaire ou racine descendante commune des nerfs vague et glosso-pharyngien. XII, fibres du nerf hypoglosse émanant du noyau moteur XII1. En ac, fibres de l’accessoire ou spinal provenant de leur noyau moteur ac1. En fld, faisceau longitudinal dorsal ou postérieur, dont les fibres vont se jeter librement sur les cellules des noyaux moteurs et par exemple de celui de l’hypoglosse XII1.
Dans la moitié droite, on voit le faisceau sensitif S, formé par des fibres venues des noyaux des cordons grêle et cunéiforme non représentés, auxquelles s’adjoignent des fibres formées par les cellules des noyaux terminaux sensibles du trijumeau Y2 et du vague X1. V1, racine descendante du trijumeau, dont les fibres s’infléchissent et se terminent librement autour des cellules du noyau sensible du trijumeau ou substance gélatineuse Y2. En fs, faisceau solitaire ou racine descendante du vague et du glosso-pharyngien, dont les fibres s’infléchissent et se terminent librement autour des cellules du jûoyau sensible de ccs nerfs X1. Les fibres fo représentent les cylindres d’axe des cellules de l’olive
( Voir la suite de la légende au bas de la page 480.)
MOELLE ALLONGÉE, PONT ET CERVELET
superficielles dorsales , venu d’une portion des cordons cunéiformes ; les parties du faisceau fondamental du cordon antérieur , qui, sous le nom de faisceau longitudinal postérieur de Meynert ou de faisceau longitudinal dorsal de Kôlliker (fig. 205, 206, 207, fld ) vont se perdre dans les tubercules quadrijumeaux. Les fibres à direction centrifuge sont représentées parles faisceaux pyramidaux (fig. 205, 207, p), qui émanent des hémisphères cérébraux. Les fibres de ces faisceaux se ramifient à leur terminaison autour des cellules de tous les noyaux des nerfs moteurs.
Dans tous les amas de substance grise, qui ne sont pas en rapport direct avec des nerfs, soit comme stations terminales, soit comme noyaux d’originej se trouvent d’abondantes ramifications et terminaisons de fibres nerveuses qui entourent les cellules de ces amas. Il en est ainsi de l’olive inférieure ou principale et de ses noyaux accessoires, le noyau interne ou grand noyau pyramidal, le noyau externe ou dorsal (fig. 205 et 207, o,oi, oe ) ; il en est de même des noyaux pyramidaux proprement dits, ou arciformes (fig. 207, nac), des noyaux des cordons latéraux (fig. 207, ni), de ceux des faisceaux grêle et cunéiforme (fig. 207, ne, ngr), des noyaux dupont, de l 'olive supérieure, du noyau trapézoïdal, des cellules disséminées dans la substance réticulaire grise et blanche (fig. 207, sr). Les fibres qui abordent ces noyaux représentent des voies les unes sensibles, les autres motrices, de second ordre ou même d’un ordre plus élevé.
D’autre part, de tous les cellules qui constituent ces amas, de même que de toutes les stations terminales des nerfs sensibles, partent des fibres nerveuses qui servent de voies conductrices de second ordre ou d'un ordre plus élevé et qui, correspondant ainsi aux fibres constitutives des cordons de la moelle, méritent le nom de fibres de cordons de la moelle allongée. Les fibres en anse du lemnisque ou substance interolivaire ou couche sensitive du ruban de Reil, qui contiennent les voies centripètes des nerfs sensibles de la moelle et celles des nerfs céphaliques sensibles qui leur sont accolées, appartiennent à cette catégorie (fig. 205, 206, 207, io, L, s). On peut aussi y ranger des voies centrifuges motrices d’ordre supérieur, comme celles des fibres issues des grandes cellules de la substance réticulaire.
Les cellules de la grande olive, prises comme exemple, nous montrent une double connexion. D’une part, autour d’elles, viennent se terminerdes
principale, qui dans la substance réticulaire s’infléchissent et deviennent longitudinales. En sgr, substance réticulaire grise avec cellules disséminées, autour desquelles se terminent librement des fibres longitudinales de la substance réticulaire, infléchies horizontalement, et qui envoient d’autre part des fibres qui s’infléchissent de même et deviennent longitudinales (cellules et fibres bulbaires de cordons). X, fibres du nerf vague à leur émergence. Xm, portion motrice de ce nerf formée par les cellules du noyau moteur (noyau ambigu)X2. La pyramide py émet des fibres qui vont se jeter (du côté dorsal) sur les cellules des noyaux moteurs et spécialement de celui de l’hypoglosse XII1. En^e, pédoncule cérébelleux dont les connexions sont représentées sur l’autre moitié de la coupe. En nv et ne, nerfs du vestibule et du limaçon (nerf acoustique) ; le nerf du vestibule se continue en partie dans la branche descendante du nerf acoustique VIIL2 ; le nerf du limaçon se termine librement clans le noyau externe ou ventral du nerf VIII1. La branche descendante VlIId fournit des fibres qui s’infléchissent et se terminent librement dans le noyau interne ou dorsal du nerf VIII2. Des deux noyaux dorsal et ventral partent des fibres qui vont former le faisceau trapézoïdal t (voie centrale du nerf acoustique).