CONNEXIONS DES ELEMENTS CELLULAIRES ET FIBREUX
Tous les nerfs moteurs céphaliques , c’est-à-dire l'hypoglosse (fig. 205, 207, XII), la partie spinale de l’accessoire , la portion du vague et du glosso pharyngien venue du « noyau ambigu » (fig. 205, 207, Xm), le facial (fig. 206, VII), la petite portion du trijumeau , l’abducteur ou moteur oculaire externe (flg. 206, VI), le pathétique ou trochléaire , V oculo -moteur commun naissent de cellules accumulées en noyaux d’origine (fig. 205 et 206 ; fig. 207, X2, XII1, VII1). Toutes les fibres sensibles des nerfs vague , glosso-pharyngien, facial et trijumeau, ainsi que le nerf acoustique ne naissent pas dans le cerveau ; mais les soi-disant noyaux d’origine qu’on leur attribue n’en sont en réalité que des noyaux de terminaison , des stations terminales (fig. 205 et 206 ; fig. 207, X1, VIII1, VIII2, V2). Comme déjà l’a établi His, et ainsi que nous le verrons plus tard, les cellules d’origine de ces fibres sont hors le cerveau, dans les ganglions annexés aux nerfs sensibles. Dans les noyaux terminaux, les fibres sensibles des nerfs susnommés se terminent par des arborisations fines et multipliées, qui entourent les cellules constitutives de ces noyaux. Certains nerfs sensibles, à leur entrée dans la moelle allongée, offrent une division do leurs fibres, qui se bifurquent, de même que nous l’avons vu dans la moelle, en une branche ascendante et une branche descendante (nerfs du limaçon et du vestibule, nerfs vague et glosso-pharyngien, trijumeau). Les branches descendantes des fibres d’un nerf donné, plus importantes que les branches ascendantes, constituent par leur réunion la racine descendante de ce nerf, que l’on appelait autrefois ascendante, alors que le noyau vers lequel elle se termine était considéré comme son point de départ (fig. 205 et 206 ; fig. 207, fs , VIII d, V1). De même que les nerfs sensitifs spinaux, les nerfs sensibles de la tête offrent de très nombreuses branches latérales, dites collatérales.
Les fibres longitudinales des cordons de la moelle se comportent dans la moelle allongée de deux façons différentes : les unes s’y terminent, les autres se continuent à travers elle dans des régions cérébrales plus élevées.
Au nombre des premières, il faut placer la plupart des fibres des cordons grêles et cunéiformes (fig. 207, cc, cgr), auxquelles les noyaux de ces cordons constituent des stations terminales et qui s’y terminent en effet à la manière des autres fibres sensibles à trajet centripète (fig. 207, ne, ngr).
Les autres fibres qui se continuent dans le cerveau sont les unes à trajet
inique. Nous nous bornerons à rapporter ici les points fondamentaux de la texture du bulbe établis par Kôlliker, comme complément indispensable à l’étude de la texture de la moelle faite en un chapitre précédent. Nous donnons ci-contre deux figures non schématiques (fig. 205 et 206), prises chez des fœtus âgés, l’une dans la moelle allongée même, l’autre à la partie inférieure du pont de Varole ; outre qu’elles font chronologiquement suite aux figures 203 et 204, qu’elles complètent, elles renseigneront le lecteur sur les dispositions anatomo-microscopiques les plus essentielles, et marqueront la place des principales formations que le bulbe renferme. Le schéma (fig. 207) joint aux figures 205 et 206 donnera une id ée des connexions histologiques existant entre les diverses formations bulbaires ; il est la représentation graphique des principales conclusions de Kôlliker.
MOELLE ALLONGÉE, PONT ET CERVELET
centripète, les autres à direction centrifuge. Les premières sont : d’abord le faisceau cérébelleux latéral direct (fig. 207, cl), qui se continue dans le
Fig. 205. — Coupe transversale de la moelle allongée d'un fœtus humain de 8 mois, colorée d’après la méthode de Pal (d’après Kœlliker).
p, pyramides encore sans myéline. — o, olives et noyaux juxta-olivaires dorsal et interne. — oc, fibres cérébelloolivaires. — pc, pédoncule cérébelleux. — cp, faisceau cérébelleux postérieur. — t, tænia. — fld, faisceau longitudinal dorsal. — m, l, fibres sensitives internes et externes du lemnisque. — io, couche interolivaire ou faisceau sensitif. — IX, X, racines des nerfs glosso-pharyugien et pneumogastrique. — X1, noyau terminal des fibres sensibles du glosso-pharyngien'et du pneumogastrique. — fs, faisceau solitaire, ou racine descendante des deux nerfs précédents. — X2, noyau moteur de ces mêmes nerfs ou noyau ambigu. — X m, racine motrice de ces nerfs au niveau de son inflexion. — Y, racine sensible du trijumeau. — VIII d, racine descendante ou spinale de l’acoustique. — XII, racine de l’hypoglosse avec XII1, son noyau moteur.
Fig. 206. — Coupe transversale de la partie distale (inférieure) du pont chez un fœtus humain de 8 mois, colorée d’après la méthode de Pal (d’après Kœlliker).
p, fibres superficielles (transversales) du pont, encore amyéliniques. — py, pyramides encore sans myéline.
— VIII1, ganglion ventral du nerf acoustique, duquel naît le champ trapézoïdal t, déjà myélinisé. — VIII2, ganglion dorsal de l’acoustique. — nv, nerf vestibulaire. — ne, nerf cochléen. — VIII d, racine descendante (spinale) de l’acoustique. — VII, fibres du nerf facial à leur émergence. — VII1, nojrau du facial avec la première partie (ascendante) du facial.
— VI, racine de l’abducteur ou moteur oculaire externe à son émergence. — L, lemnisque ou couche sensitive du ruban de Reil. — fld, faisceau longitudinal postérieur ou dorsal. — sgr, substance réticulaire grise. — pc, pédoncule cérébelleux. — V1, racine descendante (spinale) du trijumeau. — V2, noyau terminal du trijumeau ou substance gélatineuse. — fa, fibres arciformes internes.
pédoncule cérébelleux inférieur (fig. 205 et 207, pc) et va au cervelet ; le faisceau cérébelleux postérieur (fig. 205 et 207, cp), ou faisceau défibrés