FORME EXTÉRIEURE DE LA MOELLE ALLONGEE
rhomboïdale et des recessus latéraux (fig. 209, rl), il est représenté par le feuillet inférieur du voile médullaire inférieur qui limite par en dessous la cavité du recessus; le long du bord postérieur du cervelet, il constitue ce que nous retrouverons plus
par la préparation, la membrane obturatrice se trouve artificiellement enlevée. Ce rebord , suivant les régions quel’on considère, porte différents noms. A la pointe inférieure du triangle du calamus, c’est Vobex ou verrou; le long des bords latéraux du triangle, c’est le lœnia ou ligula ; au niveau de la plus grande largeur de la fosse
Fig. 209. — Coupes horizontale et f rontale de la tète d'un embryon de Lapin de 2 centim. de long (d’après
Lowe).
En A (coupe horizontale). — vmp, voile médullaire postérieur. — pfl, pédoncules du flocon. — dt, divertilule du toit de la cavité du cerveau postérieur. — pch, plexus choroïdes. — rl, recessus latéral du quatrième ventricule. — v *, ce ventricule. — ca, corne d’abondance de Bochdalesk. — pc, pédoncule cérébelleux.
En B (coupe frontale). — v, ligne médiane du vermis. — e, extrémité latérale du vermis. — nd, noyau du toit ou de Stilling. — ol, olive bulbaire. — nae, noyau acoustique externe. — CM, cerveau moyen avec dt, le diverticule du toit. — Les autres lettres comme en A.
MOELLE ALLONGÉE, PONT ET CERVELET
tard sous le nom de flocons ou touffes ( flocculi ) et de pédoncules des flocons (; pedunculi flocculorum ) ( pfl ).
Dans toute Détendue de la membrane épithéliale ainsi encadrée, le tissu conjonctif extérieur à cette membrane s’épaissit et se vascularisé abondamment, et forme alors la toile choroïdienne inférieure ou du quatrième ventricule. Cette même expression est fréquemment appliquée, par extension, à la membrane épithéliale et à sa doublure conjonctive tout ensemble.
La membrane obturatrice s’enfonce en un repli, que nous avons déjà appelé pli choroïdien, présentant deux feuillets, l’un antérieur ou cérébelleux, l’autre postérieur ou médullaire. La toile choroïdienne suit naturellement l’invagination de la membrane obturatrice et remplit la cavité du pli choroïdien. De plus, elle prolifère en certains endroits, et là déprime la membrane obturatrice, qui s’invagine sous sa pression en deux séries de prolongements en doigt de gant semblables à des villosités*(embryons humains du troisième mois) (1). Les prolongements de tissu, conjonctif fortement vascularisés, qui s’enfoncent dans des cæcums de la membrane épithéliale, forment dans leur ensemble les plexus choroïdes du quatrième ventricule (fig. 209 et 212, pch). Dans la portion supérieure de la moelle allongée, les plexus choroïdes sont juxtaposés, voisins de la ligne médiane (« plexus choroïdes médians ») ; puis ils s’écartent dans la région la plus large de la fosse rhomboïdale, et se rapprochent ensuite dans le triangle supérieur du losange ventriculaire (« plexus choroïdes latéraux ») (comparez fig. 209, A et B). Au niveau des recessus latéraux, ils constituent ce que Bochdaleck a appelé « corbeille de fleurs » ou « corne d’abondance » (fig. 209, ca).
La membrane obturatrice est partout continue, et les perforations qu’on y a décrites, par lesquelles la cavité du quatrième ventricule communiquerait avec l’extérieur, n’existent pas, au début du moins. On a décrit : des « ouvertures latérales du qua-
(1) Il est peut-être plus conforme à la vérité de dire que la membrane obturatrice se soulève d’abord en villosités saillantes dans la fosse rhomboïdale et que la toile choroïdienne s’enfonce ensuite dans l’axe de ces villosités ; le processus aurait ainsi pour point de départ une végétation de la membrane obturatrice et non point de la toile choroïdienne.