DÉVELOPPEMENT DU PONT DE VAROLE
trième ventricule » (Bochdaleck, Key etRetzius, Mihalkovics)qui se font au niveau des recessus latéraux, et un trou médian appelé « orifice commun des cavités de l’encéphale » (Magendie), trou de Magendie (Luschka), « ouverture inférieure du quatrième ventricule » (Key et Retzius). On ne doit pas considérer ces perforations autrement que comme des déchirures secondaires de la voûte du ventricule; c’est ce qu’a fait Mihalkovics. Bien plus, certains auteurs, Kolliker par exemple, en ont absolument nié l’existence et les ont attribuées à des accidents de préparation.
| 5. — Développement du pont de Varole ou protubérance annulaire. — Le développement du pont de Varole, pour suivre un ordre strictement logique, devrait être fait en même temps que celui du cervelet (qui sera étudié tout à l’heure), puisque le pont forme, conjointement avec le cervelet, le cerveau postérieur proprement dit. Mais le pont de Varole est d’autre part la continuation directe de la moelle allongée, dont il reproduit la texture avec de légères modifications, de telle sorte qu’il est plus pratique de résumer immédiatement après le développement de la moelle allongée les quelques données que nous possédons sur la formation du pont. Nos connaissances sur le développement de cette région cérébrale sont du reste peu complètes et peu précises.
Le pont résulte d’un épaississement considérable de la paroi cérébrale. Cet épaississement porte sur la substance blanche, fibreuse, de la région. En effet, de bonne heure, par exemple d’après Mihalkovics, chez un embryon de Poulet de la moitié du cinquième jour correspondant à peu près à un embryon humain de quatre à cinq semaines, on voit paraître sur la face inférieure du plancher du quatrième ventricule, dans la région du pont, des fibres longitudinales, qui sont évidemment des fibres nerveuses et qui doivent représenter les faisceaux de la calotte ou tegmentum (se prolongeant dans la calotte du pédoncule cérébral), puisque les faisceaux pyramidaux (continués par 1 epied du pédoncule cérébral) ne se montrent, d’après les recherches deFlechsig,qu a une époque beaucoup plus tardive (voy. fig. 219, T, Py ). Au quatrième mois, toujours d’après Mihalkovics, au troisième même, d’après Kolliker, paraissent chez l’embryon humain les fibres transversales de la protubé-
MOELLE ALLONGÉE, PONT ET CERVELET
rance, commissurales des deux hémisphères cérébelleux (fig.219, P), avec les pédoncules cérébelleux moyens ( crura cerebelli adpontem ) dont le développement marche parallèlement à celui du cervelet.
Flechsig a montré que les principaux systèmes fibreux du pont de Varole ne se myélinisent pas en même temps. Chez un embryon humain de 30 centim., le faisceau longitudinal postérieur est déjà pourvu de myéline, tandis que le faisceau sensitif de Reil en est encore dépourvu. Les fibres du champ trapézoïdal chez des embryons de 35 et de 42 centim. sont myélinisées, tandis que les faisceaux longitudinaux et transversaux du pont sont encore amyéliniques, comme les pyramides elles-mêmes.