‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés (volume 2)Chapitre 172 sur 284 · CONFIGURATION GENERALE ET LIMITES · texte numérisé non relu

CONFIGURATION GENERALE ET LIMITES

et réciproquement, et qui constituera essentiellement chez l’adulte les pédoncules cérébraux (pc). La cavité de la vésicule cérébrale moyenne demeure peu spacieuse et constitue un canal de communication entre le quatrième ventricule et la cavité du cerveau intermédiaire ; c’est l’aqueduc de Sylvius (aq).

L’axe longitudinal du cerveau, situé dans un plan horizontal qui passerait par l’union des zones dorsales avec les zones ventrales, permet de séparer la cavité et les parois du cerveau moyen comme celles de toutes les autres régions de l’encéphale en deux régions superposées (fîg. 221).

Rappelons aussi que, en outre de cette division horizontale en deux étages, l’étude de la métamérisation du cerveau a permis de distinguer dans la vésicule cérébrale moyenne jusqu’à trois segments verticaux ou encéphalomères ; cette division métamérique, Bürckhardt pense l’avoir retrouvée chez le Protoptère à l’état adulte (voir plus loin).

Le cerveau moyen est au début, en même temps que la partie culminante du cerveau (puisqu’il correspond au vertex), la portion la plus considérable de l’encéphale. Il forme une forte proéminence arrondie, plus ou moins allongée d’avant en arrière suivant les cas. Au sujet de sa figure exacte, Mihalkovics fait observer que chez les Vertébrés supérieurs, il a une forme d’autant plus allongée que la courbure pontique est plus prononcée. C’est pourquoi le cerveau moyen, semblable à un tube recourbé chez l’embryon humain (voy. fig. 193), a une figure ellipsoïdale chez l’embryon des autres Mammifères et une configuration à peu près sphérique chez l’embryon de Poulet.

La vésicule cérébrale moyenne surmonte le pilier moyen du crâne, qu’elle embrasse par sa face inférieure concave.

Elle est située entre l’isthme de l’encéphale en arrière, le cerveau intermédiaire en avanl. Deux incisures profondes, l’une antérieure, l’autre postérieure, établissent nettement ses limites du côté de la voûte, c’est-à-dire sur une vue dorsale du cerveau. Le fond de ces incisures est dirigé de telle sorte que prolongées elles convergeraient vers le plancher du cerveau moyen, et continuées au delà de ce plancher se rejoindraient au sommet du pilier moyen du crâne; d’où résulte que le cerveau moyen, délimité par

CERVEAU MOYEN

des plans passant par le fond des rainures qui marquent ses limites du côté dorsal, serait cunéiforme et comme enclavé entre le cerveau intermédiaire et l’isthme, qu’il déborde tous deux du côté dorsal à cause de son développement considérable (fig. 196, 221, 222).

Si les frontières du cerveau moyen sont bien tracées sur la voûte, il n’en est pas de même sur le plancher de ce compartiment

Fig. 222. — Leux reconstructions en profil du cerveau et de la tète d'embryons humains (d’après Hrs) A. Embryon de la dixième semaine. — B. Embryon de liuit semaines.

Ga , cerveau antérieur (hémisphère cérébral gauche). — Ci, cerveau intermédiaire. — Ip, lobe pinéal. — tm, tubercule mamillaire. — in, infundibulum. — fit, fosse de Tarin avec ses deux prolongements antérieur et postérieur. — Cm, cerveau moyen. — ta, tp, tubercules quadrijumeaux antérieur et postérieur. — Cp, cerveau postérieur. — mo, membrane obturatrice. — pch, pli choroïdien. — cv, courbure du vertex. — en, courbure nuquale. — cp, courbure pontique. — oi, olive inférieure eu bulbaire. — os, olive supérieure oti du pont. — nf, noyau du facial. — nd, noyau dentelé du pont. — hy, hypophyse. — pli, pharynx. — fin, fosse nasale. — n, narine. — I-XII, les douze paires de nerfs crâniens à leur émergence. — En A et en B le double trait marque la ligne d’insertion du tænia. En A, la ligne ponctuée correspond au fond du sillon externe de la lèvre rhomboïdale.

cérébral, qu’on l'examine soit par sa face externe, soit par sa face interne ou ventriculaire.

En arrière et du côté externe, la courbure pontique ne marque que très approximativement les bornes du cerveau moyen. Il y a encore en avant d'elle une légère voussure de la face externe du plancher, « l’éminence interpédonculaire » de His (fig. 221, III,

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