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DÉVELOPPEMENT SYSTEMATIQUE

son feuillet postérieur elle se prolonge dans le cervelet; elle est reliée par ses parties latérales au reste du cerveau, libre seulement en avant, où elle plonge dans la cavité cérébrale moyenne.

La disposition que nous venons de décrire n’est du reste que

FlG. 231. — Coupes du cerveau moyen et de la région infundibulaire du cerveau intermédiaire d'un jeune

Hareng long de 3/4 de pouce (18 millim.), d’après Holt.

La coupe A est antérieure à la coupe B. — vo, ventricule optique (cavité des lobes optiques). — aq, aqueduc de Sylvius. — to, toit optique. — ts, tori semi-circulares. — v, valvula. — li, lobi inferiores. — ■ in, lobe infundibulaire auquel est appendu le corps hypophysaire. — III, nerf oculo-moteur commun.

l’exagération d’une disposition semblable existant chez les autres Vertébrés, les Mammifères par exemple, où la valvule partage aussi la cavité du cerveau moyen, dans sa partie la plus reculée, en deux compartiments superposés (Lowe).

§ 3. — Développement systématique et histologique du cerveau moyen. — Le cerveau moyen est sans aucun doute la partie du cerveau dont nous connaissons le moins le développement systématique et histologique.

A. — Le plancher du cerveau moyen, particulièrement le pédoncule cérébral, se différencie en deux régions. L’une, supérieure ou dorsale, est la calotte ou tegmentum , deux fois plus épaisse que l’autre région chez l’embryon humain jusque vers le septième mois delà grossesse (Meynert). L’autre, inférieure ou ventrale, qui ne commence guère à se développer que vers le cinquième mois, contient les fibres du faisceau pyramidal et s'appelle pied du pédoncule cérébral ; à partir de ce moment, elle prend un développement rapide, le faisceau pyramidal qu’elle loge devenant de plus en plus puissant. Entre les deux régions se trouve une couche de cellules nerveuses pigmentées, le locus niger de Soemmering.

D’après les recherches de Flechsig, les fibres de la calotte sont pourvues de gaines de myéline, alors que le pied du pédoncule ne présente de fibres myélinisées que dans le quart ou le cinquième de sa coupe. Dans le pied, on peut distinguer deux moitiés, l’une externe (fig. 232, a), l’autre interne, celle-ci se décomposant à son tour en une couche ventrale périphérique

CERVEAU MOYEN

(v et p) et une couche dorsale (d) voisine de la substance noire de Soemmering (In). Le champ myélinisé du pied (p) correspond à la couche ventrale de la partie interne; il se poursuit dans le pont de Varole où il entre exclusivement dans les pyramides. La partie externe, amyélinique, du pied se continue dans le pont où elle se perd. La couche dorsale de la portion interne, amyélinique aussi, très étendue, se prolonge dans les fibres longitudinales de la protubérance, situées au côté ventral des fibres transversales les plus profondes de cette protubérance.

B. — Quant au développement de la voûte, c’est-à-dire du toit optique ou tubercules quadrijumeaux, il se forme ici les couches habituelles. Le manteau est représenté par une épaisse assise cellulaire, le ganglion des

tubercules quadrijumeaux , qui, d'après Lôwe, ne s’étend pas chez l’embryon de Lapin jusqu’à la ligne médiane; dans le plan médian, la voûte demeure mince, réduite à la couche moléculaire (voile médullaire de His).

Il se produit aux deux extrémités du cerveau moyen, à sa limite antérieure, du côté du cerveau antérieur, comme à sa limite postérieure vers la valvule du cervelet, un tractus fibreux transversal, une commissure. La première, qui ne manque à aucun Vertébré, a reçu le nom de commissure postérieure; elle nous occupera plus tard. La seconde a été indiquée chez des Poissons osseux, par Mc Intosh et Prince chez Anarrhicàs , et par Holt chez le Hareng ; ces auteurs l’appellent « commissure de l’aqueduc » ; elle est placée en effet à l’orifice postérieur de l’aqueduc de Sylvius proprement dit; ainsi située elle appartient plutôt à 'l’isthme de l’encéphale qu’à la limite de ce dernier et du cerveau moyen.

Les deux moitiés du toit optique se relient d’autre part, chez les Poissons osseux, par une commissure distincte de la commissure postérieure, qui a reçu divers noms : « commissure horizontale » de Fritsch, « commissure basale du toit optique » (Mayser, Edinger), « commissure sylvienne ».

C. — Plusieurs trajets fibreux importants, caractéristiques du cerveau moyen, apparaissent dans son épaisseur (1).

Fig. 232. — Coupe transversale du cerveau moyen d'un nouveau-né, pour le développement systématique des pédoncules cérébraux, d’après Flechsig.

aq, aqueduc de Sylvius. — tqa, tubercules quadrijumeaux antérieurs. — flp, faisceau longitudinalfpostérieur. — cgi, corps genouillé interne. — pc, pédoncules cérébelleux supérieurs. — r, ruban de Reil. — c, calotte. — a, partie externe du pied, amyélinique. — d, couche dorsale de la partie interne du pied, amyélinique. — v, couche ventrale de la partie interne du pied, myélinisée partiellement en p, faisceau pyramidal. — te, tuber cinereurn. — cm, corps mamillaires. — In, locus niger de Soemmering.

(1) Le lecteur se rendra compte de quelques-uns de ces faisceaux fibreux en consul-

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