‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés (volume 2)Chapitre 216 sur 284 · PARTIES GANGLIONNAIRES DU CERVEAU INTERMEDIAIRE · texte numérisé non relu

PARTIES GANGLIONNAIRES DU CERVEAU INTERMEDIAIRE

et en dehors du précédent, le nidulus centralis , de grandes dimensions ; soit trois noyaux principaux.

On sait que chez les Mammifères et particulièrement l’Homme le thalamus se décompose aussi en plusieurs noyaux, « antérieur, interne et externe », auxquels il fautajouter le « centre médian de Luys » et « le noyau capsulaire de Flechsig ».Le cerveau intermédiaire comprend en outre les noyaux de la région sous-optique (partie sous-thalamique), savoir la « substance innominée de Reichert » ou « anse pédonculaire deGratiolet », le « corps de Luys », le « noyau rouge ». Il faut encore y rattacher la « substance grise centrale sous-épendymaire » ; le ganglion del’habenula; les corps genouillés ; les masses grises du plancher du troisième ventricule ou «commissure grise de la base », comprenant les « tubercules mamillaires principaux ou médians » et « latéraux ou accessoires » de Gudden, le tuber cinereum, la « lame sus-optique».

Quant au développement histologique proprement dit des masses ganglionnaires du cerveau intermédiaire, on peut dire qu’il est à peu près inconnu. Car les observations histologiques qui ont été faites, par Marchi par exemple, sur les couches optiques portent sur des foetus âgés ou même des nouveau-nés. Elles ont d’ailleurs abouti à constater d’abord que les cellules nerveuses sont disposées sans ordre dans le thalamus, et en second lieu que ces cellules appartiennent aux deux types de Golgi, mais surtout au premier.

On voit par ce qui précède qu’aucun résultat général ne se dégage nettement quant à la distribution des cellules ganglionnaires dans la couche optique et en général le cerveau intermédiaire. Il est probable seulement que d’abord, c’est-à-dire chez l’embryon et chez les Vertébrés inférieurs, il n’existe aucun groupement caraçtéristique, et que les groupes cellulaires n’apparaissent que plus tard dans le développement individuel et plus haut dans la série.

Trajets fibreux. — Les trajets fibreux qui se forment dans l’épaisseur du cerveau intermédiaire des Vertébrés inférieurs ont été décrits par divers auteurs, et d’une façon particulièrement minutieuse par Edinger, à la description duquel nous rattacherons les données principales des autres observateurs. Parmi ces trajets, les uns sont propres à chaque moitié du cerveau ; les autres s’étendent d’une moitié à l’autre et représentent par conséquent des commissures ; un paragraphe spécial sera consacré à ces dernières.

On peut, avec Edinger, diviser les faisceaux fibreux du thalamencéphale des Vertébrés inférieurs comme il suit :

I. — Faisceaux allant du cerveau antérieur au cerveau intermédiaire. — 1° Le plus volumineux et le plus important de tous les cordons fibreux du cerveau des Cyclostomes,Téléostéens, Sélaciens et Amphibiens est 'le faisceau basal du cerveau antérieur (Edinger) (fig. 295, fbc). Son existence chez les Vertébrés précités a été maintes fois constatée (Ahlborn,

Osborn, Schulgin, Orr, Kôppen, Edinger, Burckhardt, etc.); on le retrouve aussi dans les types plus élevés, les Reptiles par exemple (Stieda, Herrick, A. Meyer). Chez l’Homme il serait représenté par les fibres opto-striées allant au corps de Luys et au locus niger (Dejerine).

Chez les Vertébrés inférieurs, il forme la majeure partie du «pédoncule cérébral » et va du cerveau antérieur au cerveau intermédiaire et même au cerveau moyen, envoyant dans la région infundibulaire une branche ventrale appelée parGoronowitsch et Osborn « tractus infundibulaire ».Ces derniers auteurs, Herrick et Van Gehuchten ont affirmé que ce tractus ou

Ftu. 295. — Coupe sagittale du cerveau d’un jeune Sélacien, avec les trajets fibreux principaux (d’aprè

Edinger).

Ca, cerveau antérieur. — Cm, cerveau moyen. — Ce, cervelet. - — fbc, faisceau basal du cerveau antérieur avec sa branche infundibulaire. — fm, faisceau du manteau et sa décussation dfm. — ch, chiasma optique, formé parle tractus optique tro. — dtr , decussatio transversa. — gh, ganglion de l'habenula. — trd, tractus descendons ganglii habenulæ. — dth, decussatio thalami dorsalis ou commissure des ganglions de l’habenula. — dtrin, decussatio et tractus infundibuli. — fr, faisceau rétroréilexe ou de Meynert avec ses deux branches courte et longue, c et l, l’une se terminant dans1 le corps interpédonculaire dp, l’autre se prolongeant dans la moelle allongée. — Jt, faisceau longitudinal postérieur. — pcs, pédoncule cérébelleux supérieur avec son entrecroisement.

même le faisceau basal entier prenait origine dans les cellules de l’infundibulum. D’autre part, en avant, le faisceau basal a des relations avec la commissure antérieure ou interlobaire (Kôppen, Edinger) ; son point de départ antérieur est dans le manteau des hémisphères, et, quand celui-ci est absent (Téléostéens), dans les ganglions basaux. Quant à la signification de ce faisceau, Osborn, qui l’appelle chez les Amphibiens « tractus prosencéphalique basal », le regarde comme exclusivement moteur, et en distingue les voies sensibles représentées en partie par un « tractus prosencéphalique » qui forme la zone dorsale du pédoncule cérébral. Van Gehuchten, qui voit dans le faisceau basal l’équivalent des voies pyrami-

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