CONNEXIONS DU CORPS STRIE ET DU THALAMUS
le « noyau amygdalien » dérivent de la paroi interne de l’hémisphère, tandis que le noyau caudé, le putamen du noyau lenticulaire et l’avant-rnur proviennent de la paroi externe. Il est alors obligé d’admettre une fusion secondaire entre ces deux ordres de noyaux, puis de nouveau une séparation s’effectuant grâce à la pénétration et à l’interposition des fibres du segment antérieur ou lenticulo-caudé de la capsule interne.
G. — Examen des connexions du corps strié et de la couche optique . — (Jne des questions les plus discutées du développement du cerveau est celle des connexions exactes qui relient le cerveau intermédiaire et particulièrement la couche optique au cerveau hémisphérique, et spécialement au corps strié. On sait que, chez l’adulte, la couche optique n’est plus visible sur la face externe du cerveau, soudée qu’elle est à la face interne du corps strié dans une étendue beaucoup plus considérable que celle suivant laquelle ces deux organes étaient d’abord fusionnés, que celle par conséquent du pédicule du corps strié. Pour l’expliquer, certains auteurs ont admis autrefois que, quand par suite de l’accroissement considérable des hémisphères la paroi interne vient à recouvrir la face externe du cerveau intermédiaire, cette paroi se fusionne avec la couche optique. Schwalbe a montré qu’un tel phénomène de soudure n’existait pas, et que la disposition définitive était le résultat de processus particuliers d’accroissement se passant au niveau du pédicule qui réunit le grand cerveau au cerveau intermédiaire.
L’examen des connexions précises existant entre le corps strié et la couche optique nous permet encore de trancher une question très importante et fort controversée de morphologie cérébrale. Il s’agit de savoir si réellement, ainsi qu’on en a l’impression en examinant le plancher du ventricule latéral, la couche optique fait partie de ce plancher, et comment il se fait qu’on lui trouve un tel rapport.
Les anciens auteurs ont expliqué cet état de diverses manières. Reichert prétendait que la couche optique n’est nullement en rapport par sa face supérieure avec le ventricule latéral, et que cette relation est toute artificielle ; elle est due à ce que, dans la préparation, l’insertion du plexus cho roïde se trouve détachée de la strie cornée, et reportée en dedans, démas-
ÉLÉMENTS D’EMBRYOLOGIE
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HÉMISPHÈRES CEREBRAUX
quant ainsi la couche optique sur une certaine étendue. L’explication donnée par Mihalkovics est différente : il admet que le rapport ventriculaire de la couche optique est réel et primitif, s’effectuant d’ailleurs de la façon suivante : on voit se former sur la face dorsale du ganglion cérébral un sillon longitudinal qui deviendra le sillon de la strie cornée, séparant ainsi la face dorsale du ganglion en deux régions, une externe appartenant au corps strié, une interne faisant partie de la couche optique, et représentant notamment la zone intraventriculaire de cette couche optique, étendue depuis le sillon corné jusqu’à la ligne d’attache du plexus choroïde. Cette manière de voir ne peut se soutenir ; car le sillon en question, selon Kôlliker et Hochstetter, est transitoire et ne peut représenter par conséquent le sillon corné.
His, Lachi et Hochstetter ont donné l’interprétation vraie qui convient à cette disposition et qui a été adoptée par Dejerine. Entre
th, couche optique. — tm, trou de Monro. — tch, toile choroïdienne ( vélum interpositum ). — e, région épendymaire de la paroi interne de l'hémisphère qui tapisse la couche optique. — pch , plexus choroïdes latéraux. — ca, commissure antérieure. L’épaississement basal de la paroi de l’hémisphère est le pédicule du corps strié. Entre ce pédicule et la zone épendymaire e se trouve le sillon opto-strié ou corné.
le sillon choroïdien et le pédicule du corps strié se trouve, comme le montrent les coupes transversales et verticales de la figure 310, une partie de la paroi interne de l’hémisphère sous la forme d’un feuillet mince (e), qui recouvre la face latérale de la couche