‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés (volume 2)Chapitre 229 sur 284 · PLI ARQUÉ ET PLI CHOROÏDIEN · texte numérisé non relu

PLI ARQUÉ ET PLI CHOROÏDIEN

La paroi interne du manteau, observée maintenant par sa face ventriculaire, nous permet de retrouver ces différents accidents de surface; mais les creux se présentent ici en relief et inversement. Vis-à-vis de chaque sillon de la face extérieure, nous trouverons donc un repli ou bourrelet sur la face ventriculaire.

Ces coupes sont pratiquées à des niveaux différents. La coupe A est la plus élevée, et intéresse le pli choroïdien là où il est le plus étendu. — La coupe B passe par un plan inférieur et antérieur à celui de la coupe précédente. — La coupe C est la plus antérieure et inférieure, puisqu’elle intéresse les lobes olfactifs et les corps striés.

/c, faux du cerveau. — pch, pli et sillon choroïdiens et plexus choroïde latéral. — m, manteau de l'hémisphère. — th, couche optique. — fm, sillon ou fente de Monro. — sth, partie sous-thalamique. — am, pli arqué ou d’Ammon. — loa, lop, lobes olfactifs antérieur et postérieur. — st, corps striés. — sr, sillon radiculaire du recessus optique. — te, tuber cinereum.

C’est ainsi que le sillon arqué postérieur se traduit dans le ventricule par un repli de forme demi-cylindrique, à direction curviligne, le pli arqué ou pli d'Ammon , ébauche de la formation appelée corne d'Ammon ou pied de V hippocampe. Au-dessous de celuilà, se trouve un autre bourrelet qui devient très saillant et très

ÉLÉMENTS D’EMBRÏOLOQIE.

HÉMISPHÈRES CEREBRAUX

irrégulier; c'est le pli choroïdien latéral, qui correspond au sillon choroïdien et qui contient l’ébauche des plexus choroïdes latéraux.

Des coupes soit horizontales, soit vertico-transversales (fig. 319 et 320), achèveront de nous rendre compte des dispositions de la paroi interne du manteau. En suivant cette paroi soit d’avant en

arrière s’il s’agit de coupes menées horizontalement, soit de la face dorsale à la face ventrale dans le cas de sections transversales et verticales, on reconnaît successivement le pli arqué et le sillon arqué correspondant (am), le sillon et le pli choroïdiens (pch).

Le pli arqué a naturellement deux feuillets : l’un antéro-supérieur, l’autre postéroinférieur. Ce dernier est compris déjà dans le territoire de l’arc marginal qui, nous l’avons vu, est limité en avant et en haut par le sillon arqué, et qui d’autre part s’étend jusqu’au limbe médian de l’hémisphère.

L’arc marginal ainsi compris renfermerait la zone choroïdienne avec le sillon et le pli choroïdiens. C’est ainsi que nous avons défini plus haut l’arc marginal; mais il faut savoir qu’habituellement on assigne à l’arc marginal des limites plus restreintes, désignant sous ce nom seulement le feuillet postéro-inférieur du pli arqué, c’est-à-dire la bande de paroi nerveuse qui s’étend entre le fond du sillon d’Àmmon et la lèvre antéro-supérieure du sillon choroïdien.

Le pli choroïdien présente, lui aussi, deux feuillets formés par

Fig. 320. — Coupe horizontale du cerveau d’un embryon de Lapin de 14 jours et demi.

m, manteau, future e'corce cérébrale. — fc, faux du cerveau remplissant la scissure interhémisphérique. — am, pli arqué ou d’Ammon. — pch, pli et sillon choroïdiens déjà fortement proéminents dans le ventricule latéral vl, et formant le plexus choroïde.— st, corps strié bilobé. — th, couche optique.

— ro, recessus optique. — ch, chiasma optique.

— v*, quatrième ventricule. — rl, recessus latéral du quatrième ventricule.

PLEXUS CHOROÏDE LATERAL

une paroi épendymateuse très mince, qui se réduit finalement à une simple couche de cellules épithéliales plates. Le pli contient un prolongement latéral, pie-mérien, de la faux du cerveau, vasculo-conjonctif par conséquent, qui d’autre part se continue sur toute la longueur de la fente choroïdienne, au-dessus de la voûte du troisième ventricule, avec la membrane conjonctive et vasculaire qui recouvre cette dernière et forme avec elle la toile choroïdienne et les plexus choroïdes médians. Par suite de la vascula-

Fig. 310. — Coupes frontales de la tête d’un embryon de Chat de 30 mïllim. de long (d’après Hochstetter).

th, couche optique. — tm, trou de Monro. — tch, toile choroïdienne ( vélum interpositum). — e, région épendymaire de la paroi interne de l’hémisphère qui tapisse la couche optique. — pch , plexus choroïdes latéraux. — ca, commissure antérieure. L’épaississement basai de la paroi de l’hémisphère est le pédicule du corps strié. Entre ce pédicule et la zone épendymaire e se trouve le sillon opto-strié ou corné.

risation de plus en plus abondante du tissu conjonctif pie-mérien qui remplit le bourrelet choroïdien, ce bourrelet devient de plus en plus considérable ; il pénètre très avant dans l’intérieur du ventricule ïatéral, toujours recouvert par l’épendyme, et comble presque totalement la cavité ventriculaire en formant le plexus choroïde latéral.

Nous n’en avons pas fini avec la paroi interne du manteau, et cette paroi interne du manteau ne se termine pas avec la lèvre postéro-inférieure du pli choroïdien; ce n’est pas elle en effet qui

HÉMISPHÈRES CEREBRAUX

marque le limbe médian de l’hémisphère. Entre elle et ce limbe règne encore une zone de la paroi interne du manteau, dont il a été déjà question plus haut, et dont la figure nous atteste l'existence. Le limbe de l’hémisphère en effet, c’est-à-dire le bord par lequel il se continue avec le cerveau intermédiaire, est au niveau du sillon opto-strié ou sillàn de la strie cornée. Entre ce sillon et la zone choroïdienne, la paroi interne du manteau est une lame très mince, étendue verticalement 'abordd puis horizontalement, par-dessus la couche optique (fig. 321, e). Elle se soude ultérieurement, ainsi que nous l’avons exposé, avec la face externe du thalamus, entre temps devenue face supérieure ; c’est la lamina af fixa. Pour se continuer avec le reste de la paroi interne, verticalement dirigé, cette lame, qui est d’abord horizontale, se réfléchit à angle droit ou même aigu.

Or si maintenant on jette un coup d'œil sur la constitution de la paroi interne du pallium, on constate que cette paroi est d’autant plus mince qu’on se rapproche davantage du limbe de l’hémisphère. De toutes les formations donc, dites circonvolutions, qui se développeront aux dépens du manteau devenu écorce cérébrale, celles-là seront le plus rudimentaires, nous devons nous y attendre, qui seront le plus rapprochées du rebord de l’hémisphère. Voilà un premier point qu’il est bon d’avoir présent à l’esprit.

Un deuxième point qu’il importe aussi de retenir, c’est que toutes les formations issues de la paroi interne du manteau seront parallèles à la fois à l’arête ou bord supérieur et au limbe ou bord inférieur de cette paroi; elles décriront par conséquent un arc très étendu tout autour du cerveau intermédiaire, ouvert en bas et en avant, mais dont les extrémités se rejoignent presque.

§ 3. — Commissures du cerveau antérieur. — 1° Développement phylogénétique des commissures. — A mesure qu’on s’élève dans la série des Vertébrés, les hémisphères cérébraux prennent de plus en plus d’importance. Gomme maintenant ces hémisphères fonctionnent synergiquement, et qu’à cet effet, pour assurer leur action synergique, ils sont reliés par des fibres commissurales, on verra donc les commissures interhémisphériques

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