SILLON DE ROLANDO
quelque peu variable, d'ordinaire vers la fin du cinquième mois. D’après la description classique, il commence sous la forme d’une légère gouttière, oblique sur la ligne verticale, s’étendant entre le bord supérieur de l’hémisphère et la scissure de Sylvius, puis se prolonge graduellement en haut et en bas. Selon Cunningham, les choses ne se passeraient pas exactement ainsi. Le sillon de Rolando se développerait par deux segments distincts (fig. 338, ri, rs). Le segment inférieur, plus long, et aussi plus précoce, a son extrémité inférieure au niveau de la suture frontale du crâne
Fig . 338. — Développement des sillons de la convexité du cerveau (d’après Cunningham).
A. Première moitié du cinquième mois. — B. Fin du cinquième mois. — C. Fin du sixième mois. — pci, pcs, segments inférieur et supérieur du sillon précentral. — ri, rs, segments inférieur et supé rieur du sillon de Rolando. — ip, sillon intrapariétal. — pe, scissure perpendiculaire externe.
(B, ri) ; son extrémité supérieure est située, vu l’obliquité du sillon, en arrière de cette suture. Le segment supérieur, plus court, plus tardif, est plutôt une fossette qu’un sillon (C, rs). Plus tard, les deux segments se rejoignent et se confondent bout à bout ; le pont de substance, qui séparait les deux segments, peut persister néanmoins, même chez l’adulte, au fond de la scissure, qui n’est ici que superficielle. Cette forme interrompue existe d’ailleurs typiquement chez les Anthropoïdes, où les deux segments sont
HÉMISPHÈRES CEREBRAUX
reliés par un ponl anastomotique profond. Bien plus, chez les Singes inférieurs, les deux segments demeurent séparés.
Dans son développement ultérieur, le sillon de Rolando se comporte de la façon suivante. Un troisième segment inférieur peut s’ajouter, à la naissan ce, au sillon de Rolando existant déjà, sous la forme du « sillon transverse inférieur » d’Eberstaller. C’est aussi seulement à cette époque que le sillon de Rolando atteint le bord supérieur de l’hémisphère. C’est enfin alors seulement que la scissure a sa direction définitive et l’angle rolandique sa valeur minima, tandis qu’auparavant la scissure avait une direction presque transversale et que l’angle rolandique était beaucoup plus ouvert. Dès le septième mois, comme l’a indiqué Eberslaller, les deux circonvolutions qui bordent le sillon de Rolando se développent inégalement, la circonvolution pariétale ascendante tendant à recouvrir la circonvolution frontale ascendante.
Le développement de quelques autres sillons primaires importants nous est aussi connu par les recherches de Mihalkovics, Kolliker, Giacomini et Cunningham.
Dès le cinquième mois ou même le quatrième mois de la vie fœtale (Giacomini) paraissent sur la face interne de l’hémisphère, confondues parmi les nombreux sillons radiés transitoires qui parcourent cette face, la scissure calcarine et \a scissure pariéto- occipitale ou scissure perpendiculaire interne (fig. 329, sca , spo), qui limitent ensemble le cunéus. Elles ont pour précurseurs, d’après Cunningham, deux sillons radiés temporaires qui occupent la même situation, et qui formeront le fond des scissures définitives. Dans certains cas cependant, la scissure pariéto-occipitale temporaire est ensuite oblitérée, et le sillon définitif se creuse entièrement à nouveau au même endroit. De même, il y a, d’après Cunningham, dans la transformation de la scissure calcarine provisoire en scissure définitive, de nombreuses variations et des complications dans le détail desquelles nous ne pouvons entrer (1).
Le premier en date de tous les sillons qui paraissent sur la face externe de l'hémisphère est, d’après Cunningham, le sillon précentral, plus particulièrement le « sillon précentral inférieur »
(1) îtaus renvoyons à ce sujet aux travaux de Cunningham.