CHAPITRE I
Généralités et premiers temps du développement du système nerveux central.
1) Le tube nerveux ou médullaire . Constitution générale. — Le plan général de constitution du tube nerveux embryonnaire que His a dressé n’a pas subi de modification importante et a été généralement accepté, par exemple par Minot et Marshall dans leurs traités d’embryologie.
2) Spina-bifida. Anencéphalie. — Sur la question du spina-bifida et de l’anencéphalie, que nous avons vue si intimement liée à celle de l’évolution du tube nerveux, plusieurs travaux se sont produits.
D’une étude que Leonowa a faite d’un cas d’amyélie et d’anencéphalie, les conclusions intéressantes que voici peuvent être tirées. Comme il n’y avait pas, dans ce cas, de racines antérieures, on aurait pu s’attendre à ce que les muscles fussent imparfaitement développés; or il n’en était rien. D’autre part, en l’absence même de cerveau et de moelle, mais les ganglions spinaux étant présents, le système nerveux périphérique et les organes des sens offraient à peu près leur développement habituel : fait qui montre l’indépendance du développement du système nerveux périphérique vis-à-vis du névraxe.
On trouvera dans Sulzer la relation d’un cas intéressant de spina-bifida. D’autre part, Saalfeld apporte une nouvelle contribution à l’étude de l’hypertrichose lombaire concomitante du spina-bifida occulta.
3) Moelle épinière et cerveau. Le cerveau; ses grandes divisions .
— Si dans le paragraphe (p. 329) il n’est pas fait mention des
APPENDICE AU SYSTEME NERVEUX CENTRAL
divisions que His et Kupffer ont introduites récemment dans le cerveau, il en a été tenu compte du moins dans les chapitres 4 et 6 auxquels nous renvoyons.
4) Occlusion de la gouttière nerveuse , etc. , le neuropore antérieur . — De nouveau, His est revenu sur l’autonomie de la « suture frontale » ou « terminale » qu’il distingue nettement de la suture dorsale. Dans le chapitre 6 (p. 527 et 528) il est rendu compte des nouvelles considérations développées par His. Quant au lobe olfactif impair de Kupffer, son existence a été confirmée par Rabl- Rückhard chez les Sélaciens.
5) Neuromérie. — Locy montre que la neuromérie est chez les embryons de Sélaciens beaucoup plus précoce qu'on ne l’admet généralement. L’axe nerveux se montre en effet segmenté alors qu’il est encore à l’état de plaque épaissie et avant que les replis médullaires se soient formés; avant toute indication de vésicules cérébrales; avant que le mésoderme soit segmenté en somites. Les segments neuraux ainsi constitués ne sont pas transitoires, mais se maintiennent pour devenir les neuromères que présentent les stades plus âgés.