APERÇU GENERAL SUR L APPAREIL BRANCHIAL
'pharyngiens. Limités du côté de l’extérieur par l’épiderme, du côté de l’intérieur par l’épithélium intestinal, les arcs branchiaux sont typiquement constitués par un axe connectif renfermant un vaisseau, l’arc aortique, et contenant en outre une cavité d’origine
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Fia. 64. — Trois coupes transversales sur un même embryon de Poulet de 77 heures, intéressant à la fois l’extrémité céphalique (en bas de la coupe) et le tronc (partie supérieure de la coupe).
B’mx, 1er arc branchial ou arc maxillaire. — Ba, 2e arc ou arc hyoïdien. — B3-B4, 3e et 4a arcs branchiaux. — br*-brl, 2e-4® fentes branchiales. — to, ébauche impaire de la glande thyroïde située dans l’épaisseur du pont de substance ventral qui unit les 2e et 3e arcs branchiaux. — a, aorte. — v, v, veines jugulaires ou cardinales antérieures (intéressées deux fois par la coupe). — ch, corde dorsale. — n, nerf pneumogastrique.
cœlomatique à parois par conséquent mésodermiques et susceptibles de différencier des fibres musculaires.
Chez tous les Vertébrés aquatiques, peu de temps après que les sillons se sont ébauchés, la mince membrane obturatrice qui sépare les sillons externes des gouttières internes se déchire, et
DÉVELOPPEMENT DE L’iNTESTIN RESPIRATOIRE
dès lors des fentes branchiales sont constituées. Le courant de l’eau peut par conséquent à présent pénétrer du dehors dans la cavité de l’intestin céphalique en passant à travers les fentes branchiales, et baigner la muqueuse de l’intestin. Un réseau vasculaire superficiel très serré se développe dans cette dernière, et le sang qui y circule échange ses gaz avec ceux de l’eau ambiante. En outre la muqueuse, dans le but de multiplier la surface d’échange, se plisse en nombreuses lamelles branchiales, parallèles le uns aux autres et très serrées, dont l’ensemble forme la branchie. Des arcs branchiaux, soit cartilagineux, soit osseux, consolident l’appareil et forment un squelette branchial ou viscéral. Des muscles, les muscles branchiaux, meuvent ce squelette. Des nerfs, fournis par des ganglions nerveux correspondant aux diverses branchies, innervent celles-ci; en raison de leur situation par rapport à la branchie, en arrière et le long de laquelle ils courent, ils sont appelés rameaux post-branchiaux . D’après des faits embryologiques positifs, il y a lieu de croire qu’il existait, annexés à l’appareil branchial, des organes des sens branchiaux. Ainsi nous voyons chez les Vertébrés inférieurs l’intestin antérieur se transformer en un organe respiratoire adapté à la vie aquatique.
Cette importante différenciation de la région antérieure du canal intestinal en une antichambre respiratoire , que nous venons de trouver chez les Vertébrés aquatiques, existe chez les Tuniciers, le Balanoglosse, l’Amphioxus, quoique sous des états un peu différents.
Chez l’Amphioxus, la cavité respiratoire ou branchiale, séparée de la cavité buccale ou stomodaeum par un voile comparable à celui des Cyclostomes, est très longue et s’étend jusque vers le milieu du corps. Sauf sur une petite étendue, la cavité branchiale est suspendue librement dans le cœlome. Elle est d’ailleurs consolidée et sa forme est maintenue par des baguettes élastiques qui forment un véritable squelette branchial. Ces baguettes sont réunies entre elles par une bandelette ventrale et par une bandelette dorsale, creusées en gouttières ciliées (gouttières hypo- et hyperbranchiales). Entre les baguettes du squelette branchial sont ménagées des fentes branchiales qui tout d’abord s’ouvrent directement au dehors, mais qui plus tard sont recouvertes par deux replis cutanés latéraux, de telle sorte que chez l’adulte elles s’ouvrent dans un « espace péribran-