‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés (volume 2)Chapitre 55 sur 284 · CL O · texte numérisé non relu

CL O

musculature du plancher de la bouche se forme d’avant en arrière, c’est-àdire du bord postérieur de l’arc maxillaire au bord antérieur du 3e arc.

En arrière de l’ébauche de la base de la langue, par conséquent sur les figures 53, G et 58, au-dessous de la portion médiane commune des 2e et 3° arcs branchiaux, la paroi antérieure de l’es^ pace pharyngien, le champ mésobranchial, se soulève de très bonne heure du côté de la cavité pharyngienne en une saillie

ÉLÉMENTS D’EMBRYOLOGIE

DÉVELOPPEMENT DE L’iNTESTIN RESPIRATOIRE

oblongue atténuée en arrière, la furcula ( f ), qui est l’ébauche de l’épiglotte et des replis ary-épiglottiques (fig. 58, D, e). Cette saillie est creusée sur la ligne médiane d’une fente, qui se prolonge en avant sous la forme d’une dépression de moins en moins profonde, et qui en arrière conduit dans le tube aérien dont nous verrons plus tard le développement. Cette fente n’est autre par conséquent que l’entrée du larynx (fig. 54, la ; fig. 58, 1). Les bords de la fente s’épaississent un peu à leur extrémité postérieure ou inférieure ; en d’autres termes, la furcula se termine en s’élargissant un peu en arrière ou en bas. Les extrémités élargies des bords de la fente laryngienne s’appellent cristae terminales (crêtes terminales) ; elles sont les ébauches des cartilages aryténoïdes . La furcula est séparée des parties voisines et entourée par une dépression en forme de fer à cheval. Cette dépression est limitée en haut, où elle est très légère, par le 3e arc, latéralement, où elle est beaucoup plus profonde, par le 4e arc ; elle se termine en bas, à la hauteur des crêtes terminales, par une véritable fossette, le fundus branchialis (fosse subbranchiale), qui plus tard prendra le nom de sinus pyriformis. His donne à l’ensemble de la rainure qui circonscrit la furcula , abstraction faite de la fosse subbranchiale, le nom de sulcus arcuatus.

c) Addendum têratogénique. Anomalies de développement de la langue. Imperforation buccale.

C’est ici le lieu de parler de certaines malformations que les phénomènes organogéniques exposés au chapitre 1er et dans le paragraphe précédent du chapitre 2e permettent de comprendre.

Mathias Duval et Hervé ont observé, chez un monstre otocéphalien, une absence de communication entre la cavité buccale et le pharynx. Une membrane établissait cette séparation, passant exactement en avant de la trompe d’Eustache et des oreilles; elle était située en arrière du palais, sans connexion avec lui. Dans le pharynx se trouvait un bourgeon qui, par sa disposition et ses rapports avec l’épiglotte, représentait la langue.

Nicolas et nous-même avons fait plus tard une observation analogue chez un embryon de Mouton.

Lùmperforation buccale, qui constitue la disposition capitale du complexus tératologique dont nous venons de citer deux cas d’une ressemblance digne de fixer l’attention, est une malformation rare. Elle peut être considérée, ainsi que l’ont fait Duval et Hervé pour le cas qu’ils ont observé, comme le résultat direct de la persistance de la membrane pharyngienne.

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