FORMATION DE L ALLANTOÏDE
et formulée ainsi par Pisehoff : « l’allantoïde est une exsertion creuse de la portion terminale, en voie de développement, du tube intestinal ».
Fig. 165. — Développement de l’allantoïde, observé sur des coupes longitudinales de l’extrémité postérieure d’embryons de Poulet de 46 h,, de 48 h., de 52 h., de 72 h., et de 5 jours 1/2 (d’après Du val, un peu simplifiées) .
in, entoderme. — ex, extoderme. — ip, intestin postérieur. — ic, intestin caudal. — me, membrane cloacale ou anale. — sc, dépression sous-caudale. — am, amnios. — ma, épaississement mésodermique de l’allantoïde. — cg, cavité générale. — tm, tube médullaire. — o, ouraque. — cw, canal de Wolff.
ANNEXES EMBRYONNAIRES
La série des dessins A-E (fig. 165) représente, d’après Duval, le développement de l’allantoïde chez le Poulet. En A, l’entoderme commence à dessiner un léger enfoncement, qui est la première indication de l’allantoïde ( al ); cet enfoncement entoblastique est situé un peu en arrière d’une dépression peu profonde de l’ectoblaste, la « dépression sous-caudale » (se) que l’on pourrait plutôt appeler, à cette époque du moins, rétro-caudale. En B, le sillon allantoïdien est devenu un véritable cæcum, qui se dirige en haut et en arrière, repoussant le mésoderme de la région ; la dépression sous-caudale en même temps est devenue plus profonde. Avec le stade G, nous voyons que, par l’inflexion de l’extrémité postérieure de l’embryon du côté ventral, le cæcum allantoïdien a changé sa direction ; il regarde à présent par son extrémité borgne en bas et en arrière ; le mésoderme qui lui correspond et qui le double est épaissi et constitue un renflement allantoïdien mésodermique, appelé éminence allantoïdienne (ma), qui fait saillie dans la cavité générale extra-embryonnaire sous la forme d’un bourgeon vésiculeux ; la dépression sous-caudale, surmontée par le repli postérieur de l’amnios, s’est accentuée davantage.. En D, l’inflexion de l’extrémité postérieure de l’embryon ayant encore fait des progrès, le cul-de-sac allantoïdien se montre dirigé en bas et en avant; l’éminence allantoïdienne est devenue plus saillante par l’augmentation de la masse de mésoderme qui la constitue ; la dépression sous-caudale s’enfonçant de plus en plus est venue presque au contact de l’entoblaste de l’intestin postérieur (ip) ; l’ectoblaste qui la tapisse forme, adossé à l’entoblaste, la membrane cloacale ou anale (me), dont il a été question plus haut; enfin la lumière de l’intestin postérieur se prolonge dans l’épaisseur de la protubérance caudale en un intestin caudal (ic). Le dessin E représente un stade encore plus avancé. La totalité de l’allantoïde n’est pas intéressée par la coupe, mais seulement sa partie initiale, rétrécie en un pédicule allantoïdien ou ouraque (o) et une portion de son renflement terminal ou vésicule allantoïdienne (aï). L’allantoïde prend naissance sur l’intestin postérieur par l’intermédiaire d’une sorte do carrefour dans lequel ils débouchent tous deux, le cloaque (cl), que la membrane anale ou cloacale (me) sépare de l’extérieur.