VESICULE OMBILICALE ET CORDON OMBILICAL
on pu croire que la vésicule ombilicale disparaissait complètetement, jusqu'à ce que B. Schultze vînt montrer sa persistance (fig. 217, vo).
Comme l’amnios, par suite de la forte distension de sa cavité par du liquide, arrive à remplir toute la cavité de la vésicule ovulaire, il enveloppe et engaine nécessairement tout ce qui est
Fig. 217. — Coupe schématique de l’utérus gravide de l’Homme (d’après Wiedersheim).
U, utérus. — CU, cavité utérine. — t, t, trompes. — dv, caduque vraie. — dr, caduque réfléchie. — pùds, placenta utérin ou caduque sérotine. — pf ch /, placenta fœtal ou chorion touffu. — chl, chorion lisse. — A, cavité amniotique remplie par les eaux de l’amnios. — vo, vésicule ombilicale atrophiée. — Dans l’embryon, on remarque les vaisseaux ombilicaux a, le foie/ traversé par la veine ombilicale, le cœur c, l’aorte o, les veines caves supérieure et inférieure sc et ic, la veine porte/?.
compris dans l’intérieur de cette cavité. Ainsi se trouvent entourés d’une gaine amniotique commune le conduit vitellin et le pédoncule ventral qui contient le pédicule de l’allantoïde. Il en résulte une masse funiculaire, appelée cordon ombilical d’une manière assez impropre, parce que le canal vitellin ou ombilical n’entre dans sa constitution que d’une façon très secondaire. Le eprdon ombilical, ou brièvement cordon , attaché d’une part à
ANNEXES EMBRYONNAIRES CHEZ L'HOMME
l’embryon et de l’autre à la paroi de boeuf en un point où se développera plus tard le placenta, suspend l’embryon dans la cavité amniotique.
Le cordon ombilical se distingue par sa longueur, qui, à la naissance, n’est pas inférieure à 50 cent. Cette longueur a pour cause la distension considérable chez l’Homme du sac amniotique à travers lequel le cordon s’allonge pour continuer à relier l’embryon à la paroi de l’œuf. A un certain moment le cordon s’enroule sur lui-même, en subissant d’autre part une torsion spirale qui d’habitude va de gauche à droite, observée à partir de l’embryon. Le cordon, dont le diamètre est, à la naissance, de 12 millim. environ, présente çà et là des épaississements, dont les uns (faux nœuds) sont dus à un développement localisé plus considérable du cordon, les autres étant de véritables nœuds que l’embryon a produits dans ses mouvements, nouant l’une sur l’autre deux anses du cordon.
Le cordon s’attache à la paroi de l’œuf au niveau du placenta, auquel il amène les vaisseaux ombilicaux (fig. 217). D’ordinaire le cordon ombilical s’insère au centre du placenta discoïde (insertion centrale). Plus rarement il s’attache au bord du placenta (insertion marginale). Il peut aussi exceptionnellement s’insérer à la paroi de l’œuf en dehors du placenta, et de ce point envoyer de grosses branches vasculaires au placenta (insertion vélamenteuse).
Le cordon ombilical est un organe complexe. Il comprend dans sa composition : 1° la gaine de l’amnios; 2° un tissu conjonctif abondant qui englobe 3° les vaisseaux ombilicaux (allantoïdiens) ; 4° le pédicule épithélial de l’allantoïde ou ouraque; 5° les vaisseaux vitellins ou omphalo-mésentériques ; 6° le canal vitellin ou ombilical (fig. 218).
1° La gaine de l’amnios ne peut être isolée que sur une faible longueur à partir de l’insertion placentaire du cordon ; dans le reste de son étendue, elle est soudée au tissu conjonctif sousjacent (1).
(1) Sedg. Minot reconnaît plutôt à la couche épithéliale qui tapisse extérieurement le cordon ombilical, et à laquelle on attribue une origine amniotique, les caractères de l’épiderme fœtal, dont elle serait la continuation.