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PREMIÈRES ACQUISITIONS

mier globule polaire (d). La moitié restante de l’amphiaster se réorganise en un deuxième amphiaster de rebut, qui forme, d'après le mode qui vient d’être indiqué pour le premier globule polaire, le deuxièyne globule polaire ( d ). Le reste du deuxième amphiaster de rebut regagne, en s’entourant d’un aster, le centre de l’oeuf (e) ;

Fia. 5. — Maturation et fécondation de l’œuf d'Asterias glacialis, d’après Fol.

a. Portion de l’œuf, avec la taclie germinative pâlie et devenue irrégulière. — b. Premier amphiaster de rebut, parallèle h la surface de l’œuf. — c. L’amphiaster, devenu perpendiculaire h la surface de l’œuf forme une protubérauce qui deviendra le premier globule polaire. — d. Le premier globule est expulsé. Deuxième amphiaster de rebut. — e. Les deux globules polaires sont rejetés. Pronucléus femelle. — /. Copulation des produits sexuels. Pénétration du spermatozoïde dans le cône d’attraction. — g. Les deux pronucléus mâle et femelle vont se conjuguer. — li. Xoyau de l’œuf.

il y constitue ce que Fol appelle le pronucléus femelle, c’est-à-dire le noyau de l’oeuf mûr. Ainsi l’œuf mûr a conservé, contrairement à l’opinion jusqu’alors régnante, une partie du noyau qu’il contenait avant maturité.

MATURATION ET FECONDATION

Peu de temps après que la maturation de l’œuf est achevée, les spermatozoïdes se présentent en grand nombre autour de lui, et viennent se fixer dans le mucilage qui l’enveloppe. L’un deux, le ; privilégié , s’insinue plus avant dans la couche mucilagineuse; vers lui, le vitellus se soulève en une protubérance dite « cône d’attraction », grâce à laquelle le spermatozoïde est pour ainsi dire cueilli par l’œuf (f). Le spermatozoïde, diminuant de grosseur, enfonce sa tête dans le cône d’attraction où elle semble se dissoudre. Lorsque la queue du spermatozoïde ne dépasse plus que faiblement la surface du vitellus, elle se fond dans une expansion conique nouvelle du vitellus, à laquelle Fol donne le nom de « cône d’exsudation ».

Dès qu’un spermatozoïde a ainsi pénétré dans le vitellus, la couche superficielle de celui-ci se différencie en une membrane, qui désormais interdit à tout autre spermatozoïde l’accès du vitellus. Fol montra donc que, contrairement à ce qui l’on croyait avant lui, un seul spermatozoïde pénètre dansl’œuf. Bientôt, dans le vitellus, vers le point où la tête du spermatozoïde était située, et certainement à ses dépens, paraît une petite tache claire, le pronucléus mâle qui grandit, s’entoure d’un aster [g), va au-devant d’une tache semblable, le pronucléus femelle demeuré au centre de l’œuf, et s’unit avec lui.

L’acte de la fécondation est consommé, et son résultat est une tache claire unique, ornée d’un aster, le noyau de l’œuf, aussi appelé « noyau vitellin » (h). Ce noyau, par une série de transformations dont il sera question tout à l’heure, devient une figure semblable à l’amphiaster de rebut. Fol lui donne le non d’nmphiaster de fractionnement ; c’est en effet par la division de cette figure, c’est-à-dire du noyau de l’œuf fécondé, que débutera la segmentation.

§ 2. — Résultats récents obtenus sur l’œuf des Ascaris.

— A la lumière des données récemment acquises sur la division cellulaire et munis des perfectionnements actuels de la technique histologique, un grand nombre d’auteurs (Nussbaum, E. van Beneden, Ant. Schneider, Carnoy, van Gehuehten, Boverf E. van Beneden et Neyt, Zacharias, Kultschitzkv) se sont succédé dans l’étude des phénomènes de la maturation et de la fécondation

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