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BLASTULA DES OISEAUX ET DES POISSONS

s’est que peu agrandie. La ligne qui vient de délimiter ainsi inférieurement la région segmentée de celle qui ne l’est pas, correspond à l’espace bien connu sous le nom de cavité sous -germinale ( csg , fîg. 24/ III). Cette dernière cavité s’agrandira dès lors de plus en plus, tandis que la cavité de segmentation ou cavité germinale s’effacera et finira par disparaître.

Une cavité de segmentation, comparable à celle décrite par Duval chez l’Oiseau, avait été signalée par Œllacher, Motta-Maia chez l’Oiseau, par Lereboullet, van Bambeke, His,Ziegler chez les Poissons osseux. Par contre un certain nombre d’embryologistes n’ont pas réussi à la retrouver. Ils ont déclaré alors soit que toute cavité blastuléenne manquait aux œufs méroblastiques, soit que cette cavité devait être représentée par l’espace sous-germinal ; tels Stricker, Klein, Hoffmann pour les Poissons osseux, Balfour, Rückert pour les Sélaciens, O. Hertwig pour l’ensemble des animaux dont les œufs subissent la segmentation partielle.

Tantôt la cavité de segmentation est située au milieu même du germe segmenté, comme dans la manière de voir de Duval, Œllacher et des autres ; tantôt elle est sous-jacente à ce même germe, qu’elle sépare du vitellus, comme le soutiennent Stricker, Rückert, etc. ; pour les uns elle est germinale, pour les autres sousgerminale. Ces deux opinions, en apparence fort éloignées l’une de l’autre, peuvent cependant se concilier, à l’aide des observations de Balfour et de Ziegler.

Pour Ziegler, il existe primitivement dans l’épaisseur même du germe des Poissons osseux une cavité de segmentation; mais bientôt les cellules qui en forment le plancher s’écartent, de telle sorte que cette cavité arrive

Fig. 25. — Schéma d'une blaslula de Sélacien (d’après Balfour).

Il, limite du vitellus nou segmenté et du disque germinatif segmenté. — es, cavité de segmentation.

à reposer sur le vitellus et devient secondairement sous-germinale. Selon Balfour, pour qui la cavité de segmentation est représentée par la cavité sous-germinale, un espace apparaît entre les cellules profondes du disque

MORULA ET BLASTULA

germinatif; mais les cellules disparaissent ensuite du plancher de cette cavité qui est alors située entre le vitellus et les cellules profondes du disque segmenté. La cavité de segmentation occupedonc temporairement pour ces auteurs une situation intermédiaire entre celles que Duval attribue à la cavité germinale et à la cavité sous-germinale (flg. 25).

Blastula des Mammifères. — De la morula des Mammifères dérive une forme de germe assez énigmatique, mais que l’on peut rattacher toutefois à la blastula. Bischolf et Goste avaient déjà reconnu qu’à la phase de morula succède, ici comme dans les autres groupes, la vésicule blastodermique. Et ils avaient constaté que Tun des caractères les plus saillants de la vésicule blastodermique des Mammifères consiste dans la présence d’un épaississement dans la paroi de la vésicule ; cet épaississement, formé de cellules dites par eux « vitellines », prit le nom de résidu vitellin. C’est un excédent de matériel cellulaire qui n’a pu trouver place à la superficie de la vésicule blastodermique, et qui est demeuré dans une situation profonde. E. van Beneden a retrouvé les faits observés par ses prédécesseurs ; mais la découverte qu’il fit d’un stade antérieur à ceuxobservés jusqu’à lui, et caractérisé par une disposition de la plus haute importance, l’a conduit à interpréter tout autrement que par l’existence d’une blastula pure et simple les premières phases du développement du Lapin. Nous rapporterons ici les faits observés par van Beneden, mais nous nous abstiendrons pour le moment de faire mention de l’explication qu’il a proposée. Nous retrouverons la théorie de van Beneden au chapitre suivant.

Nous avons laissé l’œuf de Mammifère en un stade (fig. 116), où il est constitué de quatre cellules, deux grosses et deux petites, que nous avons déjà respectivement désignées sous les noms de cellules « entodermiques » et « ectodermiques ». Cellules ectoet entodermiques se divisent de plus en plus, celles-ci moins rapidement que celles-là, si bien qu’à un certain stade de la segmentation l’œuf est une morula composée de seize cellules ectodermiques et de huit cellules entodermiques. Les éléments ectodermiques entourent en partie les cellules entodermiques, et tendent à les envelopper de plus en plus, d’après un processus dit « épibolie ».

A la fin de la segmentation, les sphères entodermiques consti-

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