TRE LE
( SALMANASSAR REÇOIT LA SOUMISSION DE JÉRU d.
bas-reliefs représente peut-être la soumission de Jéhu, fils d'Omri.
ÉCRITURES ANARIENNES. 169
Les succès de M. Layard à Nimroud l'engagèrent à entreprendre des travaux dans l'enceinte de Ninive. L'expérience l’avait rendu habile et il paraissait évident que si les travaux de M. Botta avaient été continués à Koyoundjik, ils auraient pleinement réussi. On pouvait, en effet, se rendre compte désormais de la méthode de construction que les Assyriens employaient pour élever leurs monuments ; on savait que, lorsqu'ils voulaient édifier un palais, ils bâtissaient d’abord une plate-forme en briques sur laquelle ils élevaient l'édifice ; lorsque le monument était ruiné, les débris tombaient sur la plate-forme, et la terre s’amoncelait peu à peu pour la recouvrir tout-à-fait. Il fallait donc rechercher d’abord cette plate-forme ; puis, quand on l'avait trouvée , en faisant des tranchées dans différentes directions, on ne devait pas tarder à rencontrer un mur.
A Koyoundjik, l’accumulation des décombres et de la terre était considérable : M. Layard pénétra à plus de 20 pieds de profondeur avant de rencontrer la plate-forme; il attaqua le mont à l'angle sud-ouest et, après plusieurs jours de travail, il se trouva, en effet, en présence de nouvelles sculptures, et bientôt d’un nouveau palais. C’étaient encore des chambres longues et étroites, ornées de bas-reliefs et d'inscriptions, et ces inscriptions étaient trèsnombreuses. On y voyait toujours , aux portes et dans les salles, de gigantesques taureaux, des combats , des marches guerrières, et enfin , au milieu de toutes ces scènes, la grande figure du roi. L'architecture était la même que celle de Khorsabad et de Nimroud ; mais le style des sculptures indiquait cependant un autre âge. Comme il était déjà possible de distinguer l’ordre dans lequel se succèdent ces constructions, on reconnut bientôt que ce monument avait été bâti par Sennachérib , le fils du constructeur du palais de Khorsabad. C'était une construction d’une grande
170 ÉCRITURES ANARIENNES.
étendue et d'une grande magnificence : elle s’élevait alors au bord de la rivière, sur un des points les plus importants de Ninive. Le document le plus curieux qui nous soit parvenu de l’histoire de ce roi, et qui était cependant connu bien long-temps avant les fouilles, est un prisme d’argile à huit pans , chargé d’une éeri-
ture fine et serrée,
qua
Se ï