‹ Éléments d'épigraphie assyrienneChapitre 51 sur 58 · IDÉOGRAPHIQUEMENT., PHONÉTIQUEMENT · texte numérisé non relu

IDÉOGRAPHIQUEMENT., PHONÉTIQUEMENT

> PR Sr) | s L— Ut um YU — um = jour, EN > D — >>— > D—— >3— Ut mi YU — mi = les jours.

N Lg »>— LC EA Ut si sa — am - Si — soleil.

# eue vw qe à ( >>— Ut du sa - du u — soleil levant.

Les groupes de gauche paraissent dans les inscriptions , avec la même signification que ceux de droite; en faut-il conclure que le signe idéographique Y , qui à la valeur phonétique de ur, a également les valeurs syllabiques de yw, sam, sadu? Évidemment non, et cette polyphonie apparente s’est évanouie devant la démonstration du complément phonétique qui permet de prononcer un groupe, non pas d’après la valeur syllabique de chaque signe, mais d’après la valeur phonétique de l’ensemble des caractères.

Ce principe a singulièrement réduit les valeurs polyphones que

l'on avait attribuées au même signe ; mais il n’a point fait dispa-

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raître [a difficulté ; pour la vaincre définitivement, M. Oppert propose le moyen suivant :

Lorsqu'on rencontre, dit-il (1), un signe doué de plusieurs valeurs, comme elles sont peu nombreuses , on les essaie l’une après l’autre et l’on adopte celle qui va le mieux. M. Oppert revient deux fois sur ce moyen. Ainsi énoncé, il ne saurait satisfaire la critique la plus superficielle. Mais M. Oppert a voulu dire quelque chose de plus sérieux dont l’ensemble de son travail peut donner l'explication , le voici : la langue assyrienne est sémitique ; or, toutes les fois qu’un signe aura plusieurs valeurs, il faudra rejeter celles qui ne pourraient donner au mot une tournure sémitique, et conserver au contraire celle qui donne au groupe ce caractère. C’est la conséquence de son système de lecture par nécessité philologique.

Ainsi posée, et nous ne croyons pas avoir dénaturé ou affaibli la pensée de M. Oppert, elle mérite examen. En effet, c’est par suite de la nécessité de trouver , dans les groupes de la première colonne qui devaient contenir un génitif pluriel, une terminaison en anam, que Rask a donné à deux lettres de l'alphabet perse des valeurs qui avaient échappé aux recherches de ses prédécesseurs et qui ont été pleinement justifiées. La nécessité philologique , qui peut servir à faire découvrir une lettre inconnue de l'alphabet arien , ne peut-elle pas servir à déterminer la valeur d’un signe polyphone assyrien? Nous ne le pensons pas. Aucune nécessité philologique n’a pu déterminer a priori la double valeur du signe qui termine les noms de Darius et de l'Égypte. Il ne s'agissait pas , en effet, d'essayer celle qui va le mieux, il fallait la trouver.

M. Oppert s'appuie encore, il est vrai, sur des documents

émanés des Assyriens eux-mêmes; ces documents sont connus

(4) Expédition scientifique en Mésopotamie, p. 405,

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sous le nom de Syllabaires de Sardanapale. Parmi les nombreuses tablettes chargées d’écritures cunéiformes que les explorateurs de Koyoundjik ont exhumées de Ninive, on n’a pas tardé à reconnaître que ces nombreuses tablettes étaient les débris d’une immense bibliothèque , dans laquelle toutes les sciences connues des Assyriens avaient des représentants ; quelques-unes paraissent être des dictionnaires, des grammaires, des syllabaires, dans lesquels les Assyriens expliquent eux-mêmes les principes de leur écriture. Je ne crois pas, toutefois, que cette écriture fût une énigme si impénétrable pour eux, qu’elle eût déjà, de leur temps, besoin d’une explication officielle pour fixer la valeur des caractères. Non, ces documents ont été rédigés par ce besoin commun , que tous les peuples partagent, d'expliquer leur langue aux générations naissantes. Nos grammaires ne témoignent pas plus de l’imperfection ou des difficultés de notre langue, que les Syllabaires de Sardanapale ne témoignent, à son point de vue, de l’imperfection ou des difficultés de la langue de Ninive. Mais c’est en vain que M. Oppert appelle à son secours les enseignements des Assyriens eux-mêmes. Ces monuments, qui pourront plus tard nous être d’une grande utilité, ne peuvent nous servir pour éclairer ces questions élémentaires. Ne faut-il pas, en effet, avant de les aborder, avoir une règle certaine pour guide? Autrement ils ne pourraient jamais que résoudre la question par la question, puisque la première chose à établir, pour pouvoir les

invoquer utilement , est de prouver qu’on sait les comprendre.

Ï1 faut bien distinguer la lecture du déchiffremeni. La lecture suppose la connaissance de la valeur des signes; le déchiffrement a pour but d'établir cette valeur. Nous sommes donc

obligés de prouver, de la manière la plus élémentaire , la valeur

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des signes avant d'invoquer , à l’appui du choix que‘nous faisons entre toutes ces valeurs, les nécessités de l’idiome. Or, ce moyen existe et nous croyons pouvoir en donner la preuve.

En suivant le développement des progrès qui se sont accomplis dans la lecture de ces textes , il nous a semblé que tous les travaux antérieurs nous conduisaient naturellement au moyen que nous avons proposé et dans lequel nous persévérons aujourd’hui. Déjà, dans un mémoire autographié (1), nous en avons posé le principe, en indiquant qu'il devait exister, dans les nombreux signes de l'écriture assyrienne , une certaine catégorie de carattères qui semblaient échapper à cette mobilité désespérante, et qui pouvaient servir de base à l'alphabet ou plutôt au syllabaire assyrien.

Les difficultés typographiques que nous avons à vaincre gênent singulièrement notre démonstration : elle eût été plus saisissante, s’il nous eût été possible de réunir dans un même tableau la liste de tous les caractères assyriens avec leurs différentes formes, et avec les différentes valeurs qui leur ont été attribuées ; mais , à défaut de ce premier tableau synoptique, il faudra se reporter aux listes publiées par MM. Botta, de Saulcy, Hincks, Rawlinson, Oppert, etc.: nous les supposons, du reste, suffisamment connues pour y avoir recours. Nous supposons également que celui qui voudrait vérifier notre démonstration se sera rendu compte des différences graphiques qu'un même caractère peut avoir, selon l’âge des monuments et suivant les localités, pour le ramener à un type unique, tel que l’assyrien des trilingues ou l’assyrien moderne de Babylone ou de Ninive.

Ces faits posés, examinons maintenant l’ensemble des valeurs syllabiques attribuées aux signes de l'écriture anarienne : nous y

voyons immédiatement deux grandes divisions: — des signes qui

(4) Sur Les polyphones assyriens. 25 octobre 1859.

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représentent des valeurs syllabiques simples ; — des signes qui représentent des valeurs syllabiques complexes,

Les valeurs syllabiques simples ont été les premières et les plus facilement constatées. En effet, le premier signe du nom de Darius n’a jamais souffert de difficulté. Grotefend, Lüwenstern y ont lu un D, comme M. de Saulcy, je dirais même comme M. Luzzatto, qui cherchait une langue indo-germanique dans ces textes dont les autres savants prévoyaient le sémitisme. Sir H. Rawlinson voit non-seulement un D dans ce signe, mais le syllabisme , qu'il soupçonnait déjà, lui fit admettre que cette lettre ne pouvait s’articuler qu'avec la voyelle A. Plus tard , le syllabisme est proclamé, et le D' Hincks et M. Oppert lui donnent définitivement l’articulation de DA. La valeur de ce signe me paraît donc aussi incontestable que celle d’une lettre qui appartiendrait aux alphabets les mieux connus; il en est de même de tous les signes qui représentent des syllabes simples.

Les valeurs syllabiques complexes ont été plus difficiles à

déterminer. En effet, si on examine maintenant le dernier signe . O1 : s x du nom de Darius, 6e >—|< , On voit tous les efforts qu'il

a fallu déployer pour arriver à établir son articulation véri-

table, qui comporte les deux valeurs de vus et de sir. Il en est de même du double crochet C4 qui à les deux valeurs sylla-

biques de man et de nis et la valeur idéographique de s'arru.

Je dis maintenant que les signes qui expriment des valeurs syllabiques simples n’expriment qu’une syllabe de cette nature, et quand un caractère est doué d’une de ces valeurs, nul autre ne peut l’avoir avec lui. En effet, toutes les valeurs syllabiques simples nécessaires à la langue assyrienne sont trouvées et suffisent

à son expression,

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11 ne s’agit donc plus que de constater les faits. C’est l’objet des “eux tableaux que nous avons dressés plus loin, et qui comprennent toutes les syllabes simples de la langue assyrienne, ainsi que nous pouvons l’établir ici.

L'écriture assyrienne ne fournit que trois voyelles, isolées des

consonnes qui semblent correspondre aux trois voies :

de ON) lu

le net l'Y seuls paraissent n'avoir pas de représentant direct; d'un autre côté, si ces deux lettres manquent, nous avons deux caractères qui tiennent de l’i et de l’u, et qui cependant ne paraissent pas avoir de représentant syllabique distinct des articulations

que les consonnes pourraient former avec ces deux voyelles;

c’est le signe EN i(e ou o, d’après M. Hincks), et le signe

A , U (ou yu, d’après M. Oppert). Enfin, on a reconnu Mit y deux diphthongues NY ot E=—y

ai ya

Nous avons indiqué déjà (page 270) que les voyelles se contractent quelquefois avec des signes syllabiques simples, et donnent lieu à de nouveaux signes (peu nombreux) qui ont

ainsi une valeur complexe : par exemple, on trouve pp, bi POUR ETS Ce Ÿ , bi-i. Ces valeurs se substituent quelque-

fois aux signes syllabiques simples ; mais elles n’ont pas trouvé place quant à présent dans notre tableau, puisqu’au besoin on pourrait

les ranger dans la classe des syllabes complexes.

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Nous avons divisé le tableau de notre syllabaire assyrien en deux parties :—la première comprend les signes correspondant aux syllabes simples à la consonne initiale ; la seconde , les signes correspondant aux syllabes simples à la consonne désinente. Or, il nous reste 17 consonnes sémitiques qui forment avec les 3 voyelles assyriennes 51 articulations, lorsque la voyelle est dési-

nente ; elles sont exprimées par 48 caractères assyriens seulement. CNE , =— . x Q En voici la raison : le >| LÉ exprime à la fois le da et le fa ; et

le & exprime à la fois le di et le fi; la différence entre la douce et l’aspirée n’est sensible qu'entre le du et le fu. Le zaet le

sa sont exprimés également par le même caractère Y} : enfin,

les articulations de l’M et du V sont rendues par les mêmes signes. Il reste donc 48 caractères pour exprimer toutes les articulations simples possibles à la vocale désinente, et chacune de ces articulations a son caractère et ne peut avoir que lui. En effet, si en dehors de ce tableau tout autre signe de l'écriture assyrienne représentait une de ces valeurs , comme elle a déjà un correspondant , il s’ensuivrait que ce signe représenterait , ou une variété graphique , ou une variété de style, puisqu'il n’y a point d’homophones ; si, dans le tableau, un signe avait deux valeurs syllabiques simples , il serait alors l’homophone d’un signe déjà rendu, et laisserait un vide qu’il faudrait combler ou expliquer. — La seconde partie du tableau paraît, au premier abord, beaucoup moins complète. Les 17 consonnes sémitiques devraient donner, avec les consonnes désinentes , le même nombre de caractères que nous avons constaté avec les consonnes initiales. Si tous les vides ne sont pas remplis, cela ne tient pas à l’insuffisance du déchiffrement , mais à une loi générale du système graphique que

M. Oppert a formulée, du reste. D'abord , les trois voyelles, avec

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l'aspiration finale du #, ne sont rendues que par un seul signe. D'un autre côté, il n'y a qu’un signe pour exprimer les articula-

tions suivantes :

D>— >—— ab-ap 1b -ip ub-up > D D [ET >Y(Y< FE — ag-ak-ak IJRAREUE ug-uk-uk

La =) NI Al

ad-at-at idiot ud-ut-ut

RE a {| A7 4S as 1Z—1S -1s uz- us - us

Des exemples pris dans les inscriptions trilingues suffisent pour prouver , de la manière la plus péremptoire , que les articulations qui se terminent par des consonnes de la même classe, et qui ne diffèrent que par la dureté ou la douceur de la prononciation, ont des représentants communs (1).

Cette loi n’a pas été contestée, et les nombreux exemples que M. Oppert cite à l’appui suffisent pour se convaincre de son exactitude. Il ne reste donc à exprimer que les articulations provenant de 9 consonnes ; ce qui exige 27 caractères seulement , et chacune de ces articulations est représentée par un signe.

Le syllabaire assyrien est donc complet.

(1) Expédition scientifique en Mésopotamie, L II, p. 26.

Voyons, maintenant que ces faits sont acquis, ce qui reste en dehors des caractères nécessaires pour exprimer les syllabes simples dans les nombreuses combinaisons du clou ou du coin qui ont donné naissance à l'écriture assyrienne.

Nous ne trouvons plus qu’un nombre plus ou moins considérable de signes, dont la valeur a été également l’objet des plus scrupuleuses recherches, et qui ont été plus ou moins rigoureusement déterminés. Ils s'expliquent tous par des combinaisons de signes que traduisent les articulations simples, et ils représentent :

1° Des idéogrammes, dont la valeur est nécessairement fournie par une transcription en caractères syllabiques , que l’on pourra toujours ramener aux éléments simples qui constituent la base du syllabaire assyrien ;

2 Des syllabes complexes formées , soit par la contraction du signe syllabique simple et d’une voyelle, soit par la contraction de deux syllabes simples, et qui peuvent être plus ou moins polyphones; ce sont ces signes dont il s'agirait maintenant de déterminer la valeur pour que le système phonétique fût complet. On peut entrevoir les développements que nécessiterait un pareil travail , il nous suffira d'indiquer ici les principes sur lesquels il repose.

Rappelons-nous comment on est arrivé à constater la valeur des signes. La valeur des syllabes simples résulte du dépouillement direct des noms propres. Ce que j'appelle le syllabaire assyrien proprement dit comprend 82 caractères , représentant 87 valeurs. Sur ce nombre, 68 valeurs sont données directement par les noms propres des inscriptions trilingues. Pour établir les au-

tres d’une manière élémentaire , il faut sortir de ces inscriptions

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et trouver dans les textes de Babylone et de Ninive de nouveaux noms propres, Or, les mêmes signes qui ont indiqué à Persépolis les noms d'hommes, de villes ou de pays, se retrouvent encore dans ces nouveaux textes , eton ne tarde pas à y reconnaître des noms nouveaux qui se présentent en foule pour appuyer les valeurs déjà acquises , et compléter en même temps les valeurs restées sans contrôle.

La valeur des signes complexes se détermine par voie de comparaison, ainsi que nous l'avons établi pour le nom de Darius. Ce sont ces procédés qui conduisent à la détermination de la valeur de toutes les articulations complexes, Or, ce qui donne la certitude que le même signe se lit vus, dans le nom de Darius, et sir, dans le nom de l'Égypte, donne la certitude de l'efficacité du moyen que l’on doit employer pour déterminer la valeur d’un signe polyphone : ce qui donne la certitude de la polyphonie sert ainsi à l’expliquer. En étendant l'application de ce principe, on arrive ainsi à déterminer la valeur de tous les signes de l’écriture

anarienne.

Je ne veux pas dire cependant que toutes les valeurs syllabiques complexes nécessaires à la langue assyrienne soient déterminées ; je ne veux pas dire non plus que tous les signes de l’écriture ana rienne aient des représentants syllabiques constatés. — Non, il y a des articulations possibles et même probables qui n’ont pas encore de représentants; — il reste encore quelques signes (cinq ou six au plus) dont l'articulation n’est pas encore fixée. Mais notre principe n’en est pas altéré. S’il y a des lacunes dans l’ensemble du système phonétique , c’est que les articulations possibles n’ont pas encore été rencontrées et que les signes incompris n’ont pas

encore été saisis dans les groupes qui présentent à la fois le signe

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incompris et sa décomposition syllabique. Si ces signes sont uniques dans les textes assyriens que nous avons à notre disposition , la difficulté est insoluble pour le moment; il faut attendre une heureuse découverte sans se presser de les classer dans la catégorie de ces groupes peu nombreux , mais pour jamais incompris, que l’on rencontre dans les langues mortes et qui résistent à toute investigation. Si les mots dans lesquels ils se trouvent sont essentiels au discours, ils se représenteront dans les textes : c'est une affaire de temps et de recherches; et lorsque dans le méme mot ou dans ses dérivés nous trouverons ces signes remplacés par leurs éléments simples, on aura la certitude de leur

articulation.

Ii n'y a pas un seul idéogramme qui ne se traduise par des signes syllabiques simples ;

Tln'y a pas un signe syllabique complexe qui ne se traduise par des signes syllabiques simples ;

Il n'y a donc pas un seul signe polyphone qui ne se traduise

également par des signes syllabiques simples.

En dehors des valeurs syllabiques simples , les signes qui les représentent peuvent sans doute avoir des valeurs plus ou moins complexes , provenant de leur signification idéographique , et ces valeurs complexes seront plus ou moins polyphones ; mais elles n’en seront pas moins résolues également par les signes syllabiques simples , et, nous le répétons, ces valeurs simples ne peuvent être attribuées qu’à un seul caractère : nul autre ne peut l'avoir avec lui.

La détermination des valeurs idéographiques et des valeurs

syllabiques complexes .plus ou moins polyphones n’est donc plus

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véritablement qu’une affaire de patience, et la justification s'établit par des citations de lignes, de pages.

J'ai dû me borner à indiquer ici les bases sur lesquelles repose l’ensemble du système graphique assyrien. La justification de la valeur phonétique de tous les signes de l'écriture anarienne est l’objet d’un volumineux travail, auquel nous avons donné tous nos soins pour le rendre aussi complet que possible. Lorsqu'il a été terminé, nous l'avons soumis à l’Académie des inscriptions et belles-lettres , et le corps savant qui a déjà couvert de tant d'éclat les études assyriennes, a bien voulu en admettre l'impression dans la partie de ses Mémoires réservée aux communications des savants étrangers,

Nora. — Notre premier tableau comprend les valeurs simples qui répondent aux exigences de l'alphabet sémitique. Nous l’avons établi tel qu'il résulte des données qui nous sont fournies par l’état actuel des travaux ; mais on comprend aisément que des recherches ultérieures pourraient modifier quelques-unes des valeurs que nous avons indiquées , sans que le principe que nous avons posé en soit nécessairement atteint.

Le second présente, à l'appui des valeurs que nous avons annoncées , les valeurs déterminées par les recherches de MM. de

Sauley, Luzzatto, Hincks, Rawlinson et Oppert.

298 ÉCRITURES ANARIENNES,

| No 1. SYLLABES SIMPLES AUX CONSONNES DÉSINENTES S'ARTICULANT

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ÉCRITURES ANARIENNES. 299

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