‹ Éléments d'épigraphie assyrienneChapitre 7 sur 58 · NUL · texte numérisé non relu

NUL

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A a figures de grande dimension semblent représenter des gardes. A

droite et à gauche, le mur s’étendait sur une longueur de 16 mètres jusqu'aux rampes. Il était divisé, sur sa hauteur, en trois champs dans lesquels étaient rangés des personnages et des animaux marchant processionnellement vers le centre ; la différence est très-sensible entre les sujets du mur de droite et ceux de

gauche : ici, des gens du roi, des officiers du palais, des courtisans;

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à droite, des artisans, des gens de la campagne, des personnages qui caractérisent, par leur costume et leurs attributs, les diverses

nations dont se composait l'empire des Perses.

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Au point de vue de l’art, ces sculptures ne sont pas moins remarquables qu’au point de vue archéologique. Ce qui les dis-

tingue particulièrement, c’est une grande rectitude de dessin et

une pureté de contours qui va jusqu’à la sécheresse, mais qui n’exclut ni la majesté ni la pompe (1).

Après avoir franchi ce vaste perron, on arrive à la plate-forme sur laquelle s'élèvent les colonnades dont les débris gisent au pied des treize colonnes restées debout au milieu de ces ruines. L’ensemble , d’après les bases retrouvées sur place, se composait de quatre séries de colonnes; la série principale en comptait trentesix ; les trois autres, placées à distance , en arrière et sur les ailes, en comptaient chacune douze. Ce palais ne paraît pas avoir été habité : on dirait qu'il était destiné aux grandes cérémonies royales et religieuses.

Tel est le premier groupe de ruines, auquel les habitants de la contrée ont donné le nom de 7 akht-i-Djemshid.

En arrière de la magnifique colonnade qu’on traverse après avoir franchi le grand perron dont nous venons de parler, on rencontre les ruines d’un édifice qui a pu servir à l’habitation. Ce monument, assis sur un soubassement de 3 mètres au-dessus du sol, est construit en larges assises; quelques portes, dont les chambranles et les linteaux n’ont pas bougé , sont encore debout. Ce palais avait deux façades, sur lesquelles régnaient deux perrons à rampe double; leurs murs de soutènement et leurs escaliers étaient ornés de sculptures représentant des individus porteurs de présents , le groupe du lion terrassant le taureau, et les gardes armés de lances , avec trois tablettes d'inscriptions sur le mur du plus grand perron , et une au centre du plus petit. Au premier perron aboutissent deux escaliers de vingt-trois marches, sur chacune desquelles est figuré un petit personnage qui semble monter les degrés; ces figures portent toutes un objet qu'elles paraissent

(4) Voyez l'excellent article de M. Ferri-Pisani sur l’art asiatique ancien, dans la Gazette des Beaux-Arts du 45 octobre 4860,

ÉCRITURE ARIENNE. oi

vouloir offrir au royal habitant du palais. Au-dessus de la tablette

gravée du centre, on aperçoit la partie inférieure de l’image symbolique de la Divinité. C’est à Persépolis , comme dans toute la Haute-Asie, malgré la diversité des religions, une figure ailée dont le buste est passé dans un disque et qui se termine par des plumes d'oiseau ; elle plane sur la plupart des monuments de cette époque.

Quelquefois cette figure, simplifiée, ne laisse plus apercevoir que le disque orné des appendices ornithomorphes.

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