AT
ad - at - at
id-it-it
ud-ut-ut
az-as'-as
iz - is 1 - is
uz - us' - us
Des exemples pris dans les inscriptions trilingues suffisent pour prouver , de la manière la plus péremptoire , que les articulations qui se terminent par des consonnes de la même classe, et qui ne diffèrent que par la dureté ou la douceur de la prononciation, ont des représentants communs (1).
Cetto loi n’a pas été contestée , et les nombreux exemples que M. Oppert cite à l’appui suffisent pour se convaincre de son exactitude. U ne reste donc à exprimer que les articulations provenant de 9 consonnes ; ce qui exige 27 caractères seulement , et chacune de ces articulations est représentée par un signe.
Le syllabaire assyrien est donc complet.
(4) Expédition scientifique en Mésopotamie , I. II, p. 30.
ÉCRITURES AN ARIENNES
Voyons , maintenant que ces faits sont acquis , ce qui reste en dehors des caractères nécessaires pour exprimer les syllabes simples dans les nombreuses combinaisons du clou ou du coin qui ont donné naissance à l'écriture assyrienne.
Nous ne trouvons plus qu'un nombre plus ou moins considérable de signes, dont la valeur a été également l’objet des plus scrupuleuses recherches, et qui ont été plus ou moins rigoureusement déterminés. Ils s’expliquent tous par des combinaisons de signes que traduisent les articulations simples , et ils représentent :
1“ Des idéogrammes, dont la valeur est nécessairement fournie par une transcription en caractères syllabiques , que l’on pourra toujours ramener aux éléments simples qui constituent la hase du syllabaire assyrien ;
2" Des syllabes complexes formées , soit par la contraction du signe syllabique simple et d’une voyelle , soit par la contraction de deux syllabes simples , et qui peuvent être plus ou moins polyphones; ce sont ces signes dont il s’agirait maintenant de déterminer la valeur pour que le système phonétique fût complet. On peut entrevoir les développements que nécessiterait un pareil travail , il nous suffira d'indiquer ici les principes sur lesquels il repose.
Rappelons-nous comment on est arrivé à constater la valeur des signes. La valeur des syllabes simples résulte du dépouillement direct des noms propres. Ce que j’appelle le syllabaire assyrien proprement dit comprend 82 caractères , représentant 87 valeurs. Sur ce nombre , 68 valeurs sont données directement par les noms propres des inscriptions trilingues. Pour établir les autres d’une manière élémentaire, il faut sortir do ces inscriptions
ÉCRITURES Alt ARIENNES.
fl trouver dans les textes de Babylone et de Ninivc de nouveaux noms propres. Or, les mêmes signes qui ont indique à I'ersépolis les noms d’hommes, de villes ou de pays, se retrouvent encore dans ces nouveaux textes , et on ne tarde pas à y reconnaître des noms nouveaux qui se présentent en foule pour appuyer les valeurs déjà acquises , et compléter en môme temps les valeurs restées sans contrôle.
La valeur des signes complexes se détermine par voie de comparaison, ainsi que nous l’avons établi pour le nom de Darius. Ce sont ces procédés qui conduisent à la détermination de la valeur de toutes les articulations complexes. Or, ce qui donne la certitude que le même signe se lit vus , dans le nom de Darius , et tir, dans le nom de l’Égypte , donne la certitude de l'efficacité du moyen que l'on doit employer pour déterminer la valeur d’un signe polyphone : ce qui donne la certitude de la polyphonie sert ainsi h l’expliquer. En étendant l'application de ce principe , on arrive ainsi à déterminer la valeur de tous les signes de l’écriture anarienne.
Je ne veux pas dire cependant que toutes les valeurs syllabiques complexes nécessaires à la langue assyrienne soient déterminées ; je ne veux pas dire non plus que tous les signes de l'écriture anarienne aient des représentants syllabiques constatés. — Non, il y a des articulations possibles et même probables qui n’ont pas encore de représentants; — il reste encore quelques signes (cinq ou six au plus) dont l’articulation n’est pas encore fixée. Mais notre principe n’en est pas altéré. S’il y a des lacunes dans l’ensemble du système phonétique , c’est que les articulations possibles n'ont pas encore été rencontrées et que les signes incompris n’ont pas encore été saisis dans les groupes qui prosentent à la fois le signe