Éléments d'histologie humaine [electronic resource]
Je prie M. le professeur J. Béclard et M. le docteur M. Sée d'accepter publiquement mes sincères remercîments pour les soins tout particuliers qu'ils ont bien voulu mettre à la traduction de la seconde édition de mon Histologie humaine. Toutes les épreuves françaises m'ont été soumises, et c'est avec un grand plaisir que j'ai pris sur moi la tache de les revoir.
J'espère que ceux qui parcourront cet ouvrage trouveront que l'Allemagne n'est pas en retard dans la noble science de l'Histologie, qui fut si heureusement établie par Y Anatomie générale de l'illustre Bichat. Quant à mes propres travaux, je me plais à croire que les études sérieuses auxquelles je me suis voué , spécialement sur l'anatomie microscopique humaine, seront de quelque utilité aux progrès de la science. Qu'il me soit permis d'offrir ce livre en hommage à l'École française , École dont les travaux m'ont plus d'une fois servi de guide dans mes recherches.
Grâce aux soins de M. Victor Masson, il a été possible de placer dans la traduction les gravures originales de l'édition allemande, et de vaincre toutes les difficultés qui s'opposent souvent à une pareille entreprise.
Würzburg, 23 août 185G.
A. KÖLLIKEK.
https ://arch ive.org/detai Is/b2041 8656
L'importance des études microscopiques en anatomie est trop évidente pour qu'il soit nécessaire d'insister aujourd'hui sur ce point. Mise en possession du microscope, vers le commencement du xvne siècle, par le physicien hollandais Jansen, la science a vu s'ouvrir devant elle des horizons dont il serait difficile, même aujourd'hui , de mesurer les limites. Dès l'époque où le microscope fut appliqué par Leeuwenhoek à l'étude des êtres organisés , on vit surgir, il est vrai , des oppositions passionnées ; mais cette lutte entre les hommes du passé et les hommes de l'avenir n'a jamais manqué aux grandes découvertes, et, loin d'étouffer le progrès, elle a toujours eu pour résultat de le consacrer. L'observateur peut se faire illusion , il peut vouloir tromper les autres ; quelques-uns peuvent se refuser à regarder ; cela n'empêche pas le microscope d'être un admirable instrument d'étude, et il est incontestable que toutes les branches de l'histoire naturelle ont réalisé, grâce à lui, de grands progrès.
La connaissance de la structure normale des organes et des tissus est indispensable à quiconque veut acquérir des notions précises en histologie pathologique, et cette dernière science ne pourra réellement progresser que quand l'histologie normale sera plus généralement répandue parmi les médecins qu'elle ne l'est aujourd'hui. La discussion qui s'est élevée au sein de l'Académie de médecine de Paris au sujet du cancer témoigne de la manière la plus évidente en faveur de cette vérité.
Des travaux importants d'histologie ont été publiés en France; mais nous ne possédons point encore de traité élémentaire dans lequel l'élève , le médecin, ou le naturaliste trouve réunies en corps de doctrine les notions indispensables à quiconque est jaloux de se tenir à la hauteur des connaissances actuelles. Il n'en est pas de même en Allemagne, où plusieurs traités didactiques d'histologie ont été publiés depuis vingt ans. Si nous avons donné la préférence à l'œuvre de M. Kölliker, c'est qu'il nous a semblé que nul n'était plus que lui capable de donner un nouvel élan aux études anatomiques. La juste réputation de l'auteur, dont les brillants travaux n'ont pas peu contribué aux progrès de la science, l'exposition à la fois concise et complète qu'il a su faire des travaux histologiques les plus
modernes, le succès de la première édition , épuisée en moins de deux années , et un nombre considérable d'excellentes gravures intercalées dans le texte , tels sont les titres qui ont déterminé notre choix.
La traduction que nous publions aujourd'hui a été faite sur la deuxième édition allemande , et pendant le cours de sa publication. Cette édition se distingue de la première par des additions et modifications nécessitées par les progrès rapides de l'histologie.
Paris, septembre 1856.
VICTOR MASSON, éditeur.
INDEX DES FIGURES
Amygdales, follicules traversés par des vaisseaux, fig. 184, p. 408, Aorte, coupe transversale, fig. 286, p. 615.
Artère de 0n,m,1 4 de largeur, avec une veine, fig. 283, p. 61 1 ; — de 0mm,02 avec sa veine, fig. 284, p. 612; — des plus fines, voisine des capillaires, fig. 291, p. 623; — fibres-cellules musculaires des artères, fig. 282, p. 608.
Artère axillaire. fibres-cellules musculaires, fig. 287, p. 616.
Artère fémorale profonde, section transversale, fig. 285, p. 613,
Artères hélicincs, fig. 266, p. 568.
Artère poplitée, membrane élastique de la tunique moyenne, fig. 281 , p. 6 08.
Bâtonnets et cônes de la rétine, en connexion avec les fibres de Müller, fig. 3 14, p. 675 ;fig. 320, p. 682. Altérations des —, fig. 315, p. 676. Couche des — vue par sa face externe, fig. 316, p. 677.
Canalicules dentaires, section transversale, fig. 186, p. 415; — de la racine, fig. 187, p. 415. Les mêmes, section transversale, fig. 188, p. 4 16.
Canalicules de Hävers des couches superficielles du fémur , traités par l'acide chlorhydrique, fig. 113, p. 229 : — fig. 115, p. 232.
Canalicules spermatiques, trajet schématique, fig. 260, p. 554 ; fragment d'un
— à un fort grossissement, fig. 262, p. 555.
Canalicules urinifères. Deux — droits, fig. 250, p. 535 : section transversale des — , fig. 254, p. 541 ; — avec les corpuscules de Malpighi, fig. 251, p. 536.
Canal thoracique, section transversale, fig. 293, p. 628.
Canaux demi-circulaires, section transversale des — . fig. 328, p. 705.
Capillaires, fig. 291, p. 623.
Capsule articulaire, coupe schématique, fig. 128, p. 253.
Capsules surrénales. Éléments des — , fig. 257, p. 549. Section transversale des — , fig. 258, p. 550. Section verticale des —, fig. 256, p. 549.
Cartilage articulaire, fig. 127, p. 250.
Cartilagineuses (cellules) des têtards âgés, fig. 5, p. 25; — de l'embryon du mouton, fig. 131, p. 266;— de l'homme, fig. 20, p. 67; fig. 126, p. 248;
— du cartilage articulaire du fémur, fig. 6, p. 26; — du cartilage cricoïde, fig. 22, p. 69 ; — des gaines tendineuses, fig. 102, p. 207 ; — des symphyses envoie d'ossification, fig. 125, p. 247. — Ossification des — dans les os rachitiques, fig. 134, p. 272.
X INDEX DES FIGURES
Cellules adipeuses de la peau, fig. 4 9, p. 108; — de la moelle des os, fig. 50, p. 108; fig. 122, p. 242 ; — avec cristaux de margarine, fig. 51, p. 109.
Cellules epitheliale» des villosités intestinales (lapin), fig. 12, p. 51 ; — des
vaisseaux, fig. 41, p. 51 ; — des veines spléniques, fig. 236, p. 502 ; — de la cavité buccale, fig. 4 70, p. 388: — du bassinet, fig. 255, p. 542.
Cellules de la gaîne des corpuscules ganglionnaires, fig. 158, p. 356 ; — contenant des corpuscules sanguins (dans la pulpe splénique), fig. 234, p. 497.
Cellules hépatiques, fig. 224, p. 474. Réseau des — , fig. 16, p. 54; fig. 225, p. 475; — avec capillaires (cochon), fig. 226, p. 482.
Cellules de la moelle, à plusieurs noyaux, fig. 7, p. 27.
Cellules nerveuses du nerf acoustique, avec l'origine des fibres nerveuses, fig. 4 42, p. 308 ; — bipolaires (brochet), fig. 42, p. 97; fig. 160, p. 358 ; — multipolaires de la substance ferrugineuse, fig. 43, p. 98; — embryonnaires, fig. 4 66, 4,3, p. 376; — du ganglion de Gasser, fig. 4 57, p. 356; — des ganglions cardiaques (grenouille), fig. 4 65, p. 372; — des cornes antérieures de la moelle épinière, fig. 4 44, p. 34 4; — du nerf coccygïen, fig. 159, p. 357; — delà rétine, fig. 317, p. 678 ; — de la substance corticale du cervelet, fig. 150, p. 332 ; — de la portion interne de la couche grise des circonvolutions cérébrales, fig. 151, p. 339; — ■ de la substance ferrugineuse, fig. 149, p. 329; — du grand sympathique, fig. 4 64, B, p. 367 ; — des couches optiques, fig. 1, p. 13.
Cellules plasmatiques ; leur formation dans le ligament falciforme. fig. 130. p. 255.
Cellules vihratiles des petites bronches, fig. 13, p. 52 ; — de la trachée, fig. 237, B, p. 509.
Cément, fig. 194, p. 424: fig. 195, p. 425: — avec cavités spéciales, (ig. 104, p. 211 .
Choroïde : vaisseaux de la — , fig. 311, p. 672; — cellules pigmentaires de la couche interne de la — , fig. 309, p. 669 ; — cellules du stroma de la—, fig. 308, p. 668.
Chyle. Élémentsdu — , fig. 297, p. 638.
Cœur. Trajet schématique des fibres musculaires du — , fig. 280, p. 605.
Corde dorsale. Fragment de la — (embryon de mouton), fig. 21 , p. 69.
Cornée. Capillaires et lymphatiques du bord de la — (chat), fig. 306, p. 665 ; section de la—, fig. 305, p. 661 ; nerfs de la—, fig. 307, p. 666.
Cornée ( lamelles de la couche), fig. 9, p. 50 ; — traitées ou non par des réactifs, fig. 58, 59, p. 125.
Corps jaunes, fig. 270, p. 578.
Corps vitré, section, fig. 326, p. 691 .
Corpuscules amylacés de lependyme, fig. 155, p. 353.
Corpuscules de Malpighi (bœuf), fig. 44, p. 101 : contenu d'un — (bœuf), fig. 2,fp. 18.
Corpuscules de Meissner des papilles, fig. 54, p. 1 1 1 ; fig. 55, p. 1 1 5. Corpuscules de Pacini, fig. 161, p. 361.
Cristallin, fig. 325, p. 689; tubes du — , fig. 324, p. 688; développement du — , fig. 327, p. 699.
INDEX DES FIGURES. XI
Cristaux du sang frais, Hg. 301 , p. 649.
Cryptogames de l'épithélium de la langue, fig. 178, p. 400.
Cylindre de l'axe des nerfs, fig. 139, p. 299.
Dents. Développement des — mâchoire inférieure d'un embryon, fig. 196, p. 427; figure schématique du développement d'une dent de lait, fig. 4 97, p. 428. Molaire, coupe longitudinale, fig. 185, p. 414; — coupe transversale, fig. 182, p. 404. Ligne de contour de l'ivoire sur la section d'une incisive, fig. 189, p. 418.
Élastiques ( libres) fines, réticulées, fig. 26, p. 71 ; — enveloppantes, fig. 25, p. 71 ; cellules formatrices des fibres — , fig. 28, 29, p. 72 ; — du ligament cervical (bœuf), fig. 123, p. 243.
— Membranes — de la carotide (cheval), fig. 27, p. 71 ; — de l'artère poplitée,
fig. 281, p. 608.
— Réseaux — de l'artère pulmonaire (cheval), fig. 24, p. 70.
Émail. Dessins de 1' — , fig. 189, p. 418. Fibres de 1' — , fig. 192, p. 421. Membrane de 1'— , fig. 200, p. 433. Organe del'— (section), fig. 199, p. 432. Surface de 1' —, (veau) fig. 1 91 , p. 421 .
Ependyme des ventricules du cerveau, fig. 4 53, p. 348 ; ses corpuscules amylacés, fig. 155, p. 353.
Épiderme de l'embryon, fig. 10, p. 51 ; — de la paume de la main, vu par sa face inférieure, fig. 56, p. 4 22 ; couches de 1' — vues sur une section , fig. 57, p. 123.
Épiglotte, fragment grossi, fig. 23, p. 69.
Épithélium vibratile de la muqueuse nasale, fig. 333; p. 71 6 ; — de la trachée, fig. 4 5, p. 52 ; fig. 237, A, p. 509.
Estomac. Section des membranes de 1'— (cochon), fig. 207, p. 449; tunique musculeuse de 1' — , fig. 204, p. 446. Glandes de 1' — , fig. 208, p. 451 ; — de la région pylorique (chien), fig. 19, p. 55.
Fibres-cellules musculaires des artères, fig. 282, p. 608; fig. 287, p. 616 ; — ■ de l'intestin grêle, fig. 37, p. 71 ; fig. 205, p. 448 ; — de l'enveloppe fibreuse de la rate (chien), fig. 38, p. 91 ; — de la muqueuse œsophagienne (cochon), fig. 203, p. 444; — de l'utérus au cinquième mois de la grossesse, fig. 271, p. 583 ; id. au sixième mois, fig. 272, p. 584 ; — de l'utérus trois semaines après la naissance, fig. 274, p. 585 ; — de la veine rénale, fig. 289, p. 619.
Fibres de Müller. V. Bâtonnets.
Fibres du nerf olfactif, fig. 334, p. 71 7 ; — du nerf optique dans la rétine, fig. 31 8, p. 679 ; — trajet de ces fibres dans le fond de l'œil, fig. 34 9, p. 680.
Foie. Réseau artériel de la surface d'un — d'enfant, fig. 228, p. 485 ; — segments du — (cochon), avec un rameau sus-hépatique ouvert, fig. 222, p. 472 ; avec un rameau ouvert de la veine porte, fig. 223, p. 472.
Follicules de la base de la langue, fig. 4 83, p. 407.
Follicules de Ciraaf (cochon), fig. 268, p. 575 ; — du nouveau-né, fig. 275, p. 590.
Follicules pileux (couches des), fig. 73, p. 4 56.
Follicules sébacés. Développement des — -, fig. 90, p. 4 94 . Forme et structure des —, fig. 86, p. 4 85; fig. 87, p. 186 ; fig. 88, p. 186. Structure des —, fig. 89, p. 4 88.
XII INDEX DES FIGURES
Follicule solitaire du gros intestin, fig. 22 ! , p. 467 : — de l'intestin grêle, fig. 2 20, p. 465.
Ganglions spinaux, trajet des fibres dans leur intérieur, fig. 156, p. 355. Glandes ecruntineuses, disposition et siège, fig. 85, p. 181. Glandes de Lieberkiihn (cochon), fig. 216, p. 46!. Glandes de Lattre, fig- 265, p. 566.
Glandes muqueuses du plancher buccal, fig. 180, p. 401: lobules — (fig. schématique), fig. 181 , p. 404 ; vésicules des ■ — , fig. 182, p. 404.
Glandes de Peyer, fig. 210, p. 455; fig. 217, p. 463. Fragment d'un groupe de follicules, à un fort grossissement, fig. 218, p. 463. Vaisseaux dans l'intérieur des follicules, fig. 217, p. 46 4.
Glandes sudoripares. Conduits excréteurs des — sous 1'épiderme , flg. 56, p, 122; — dans l'épidémie, fig. 82, p. 177. Développement des — , fig. 83, 84, p. 178. Glomérule des — , fig. 80, p. 171. Siège des— , fig. 45, p. 102. Structure des canaux des — , fig. 81 , p. 1 73.
Glandes utérines, fig. 273, p. 584.
Globules sanguins, fig. 298, p. 641 : — des animaux, fig. 300, p. 648 ; — blancs, fig. 299, p. 644; — développement des — (grenouille), fig. 302, p. 651 ; scission des — (poulet), fig. 3, p. 20 (embryon de mouton), fig. 303, p. 653.
Grand sympathique, cordon central, trajet des fibresdu — (lapin), fig. 163, p. 367.
Intestin grêle. Section de l'iléon (veau), fig. 210, p. 455; gros — , section transversale, fig. 209, p. 454.
Iris. Dilatateur et sphincter de la pupille (lapin), fig. 310, p. 670. Nerfs de 1' — (lapin), fig. 312, p. 673.
Ivoire. Cellules del'— , fig. 201 , p. 434 ; — et cément, fig. 194, p. 4 24 : fig. I 95, p. 425 ; — et émail, fig. 1 93, p. 421 . Globes de 1' — fig. 1 90, p 673.
Lait. Éléments du — , fig. 278, p. 597.
Langue. Coupe longitudinale, fig. 171, p. 390; fragment d'une — faite par la partie latérale de la — , fig. 173, p. 393. Section transversale de la — , fig. 1 72, p. 391.
Ligaments intervertêhranx, cellules de leur noyau gélatineux , fig. 124, p 245.
Limaeon. Coupe verticale de la lame spirale (chat), fig. 330, p. 707 ; — dans le second tour de spire (bœuf), fig. 332, p. 71 1 . Face vestibuläre de la lame spirale membraneuse, fig. 331, p. 708. Nerfs du — leur terminaison, fig 332, p. qqij.
Lymphatiques. Capillaires (têtard), fig. 292, p. 626. Glandes — de la région inguinale, fig. 294, p. 628; — section transversale (bœuf), fig, 296, p. 711 : segment de la substance corticale des — , fig. 295, p. 628.
ManielSes. Développement des — , fig. 277, p. 596. Petits lobules des — . (ig. 276, p. 594.
Moelle allongée. Section transversale, fig. 148, p. 327.
Moelle épinière. Section de la — au niveau de la région lombaire, fig. 143, p. 311 ; fig. 146, p. 318; — à diverses hauteurs, fig. 147, p. 3 19. Section verticale des cornes postérieures de — et racines des nerfs, fig. 1 45, p. 316.
Mue après la naissance, fig. 78. p. 165 ; fig. 79, p. 1 65.
INDEX DES FIGURES
Muqueuse nasale, section, fi g. 333, p. 716.
muscles lisses de la peau, fig. 48, p. 107; — striés, fig. 39, p. 94. Anastomoses des — du cœur, fig. 279, p. 001 ; capillaires des — , fig. 103, p. 209. Nerfs des — , fig. 4 04, p. 211 ; fig. 106 (grenouille), p. 214. Faisceaux primitifs des — chez l'embryon, fig. 107, 108, p. 2I8; traités par l'acide acétique, fig. 93, p. 195 ; dan? divers états de contraction (grenouille), fig. 111, p. 225. Noyaux des — , fig. 93, p. 195. Section transversale des — , fig. 92, p. 195. Union des — avec les faisceaux iendineux, fig. 99, p. 202 Disques transversaux des — , fig. 94, p. 196. Ramifications des — dans la langue (grenouille), fig. 174, p. 394. Fibres primitives des — du Siredon pisciformis, fig 40, p. 94 ; fig. 91 , p. 1 94 ; de la mouche, fig. 1 1 0, p. 223 ; — de la punaise, fig. 95, p. 1 96. Faisceaux secondaires des muscles et leur mode d'union, fig. 96, p. 198.
Nerfs : Distribution des — dans les muscles, fig. 104, p. 211. Fibres primitives des — ; développement des — , fig. 106, p. 214; fig. 167, 168, p. 367 ; division des — dans les muscles, fig. 105, p. 211 ; fig. 106 (grenouille), p. 214; formes diverses des— , fig. 41, p. 97; fig. 139, p. 299;fig. 140, p. 300. — très fines de la couche blanche superficielle du cerveau, fig. 152, p. 340; — grises du grand sympathique, fig. 164, A, p. 367. Cylindre de l'axe, fig. 139, p. 299; gaînedu — , fig. 1 41, p. 301 . Tronc des — (section transversale du nerf sciatique avec son névrilème), fig. 162, p. 362.
Noyaux libres des corpuscules de la rate, fig. 233, p. 494; scission des — des œufs d'ascaride, fig. 8, p. 28.
(EU. Section des membranes de 1' — au niveau des procès ciliaires, fig. 304, p. 660.
Œsophage. Coupe transversale, fig. 202, p. 444.
Œuf. Fig. 269, p. 575.
Œufs d'ascaride en voie de scission, fig. 4, p. 23.
Ongle. Coupe longitudinale, fig. 62, p. 136. Coupe transversale, fig. 60, p. 135. Crêtes de 1' — , fig. 60, p. 135; grossissement plus fort, fig. 63, p. 137. Lamelles de 1' — , fig. 64, p. 139.
Os. Extrémités articulaires des — , fig. 127, p. 250. Fragment de pariétal, fig. 416, p. 233. Canalicules de Hävers vus de face, fig. 118, p. 236 ; — de la surface, fig. 43, p. 98. Segment transversal des — , fig. 112, p. 229; fig. 114, p. 231 ; — fortement grossi, pour la démonstration des systèmes de lamelles, fig. 115, p. 232. Limite de l'ossification dans le fémur, fig. 132, p. 268.
Osseuses (capsules) en voie de développement, fig. 34, p. 86; — vues de face, pariétal, fig. 119, p. 236 ; — d'une tranche verticale, fig. 33, p. 85; fig. 119, p. 236 ; - — d'une tranche transversale, fig. 117, p. 235 ; — cellules et fibres d'une épiphyse, fig. 36, p. 87; fig. 121, p. 239.
Osseux (canalicules) ; leur ouverture à la superficie, fig. 120, p. 238.
Ossification dans la diaphyse des os longs, fig. 132, p. 268 ; fig. 133, p. 269; — par dépôts périostiques, fig. 135, p. 279; — dans les os rachitiques, fig. 134, p. 272 ; — des os longs (fig. schématique), fig. 136, p. 281 : — de l'occipital, fig. 35, p. 87; fig. 137, p. 287; fig. 138, p. 288.
otolithes(veau), fig. 329, p. 706.
Ovaire. Section transversale, fig. 267, p. 574.
Papille aies poils, fig. 65, p. 1 i 5 . fig. 76 /i, 77 //, p. 163.
INDEX DES FIGURES
Papilles calicitbrmes (section), fig. 177, p. 399 ; — filiformes, fig. 175, p. 397. — avec cryptogames, fig. 179, p. 401 ; — fungiformes, fig. 176, p. 398 ; — de la peau : leur disposition, fig. 47, p. 104 ; leur forme, fig. 46, p. 104 ; leurs nerfs, fig. 54, p. 1 1 1 ; fig. 55, p. 1 1 5 ; — des gencives, fig. 1 4, p. 52 ; fig. 1 69, p. 387.
Peau. Section de la — de la pulpe du pouce, fig. 45, p. 1 02 ; section de la — du conduit auditif, fig. 85, p. 18 î ; muscles lisses de la — , fig. 48, p. 107: papilles de la — . (Voyez ci-dessus Papilles. )
Poil. Bulbe du — ; cellules du — , fig. 69, p. 150.
Poîïs en totalité, fig. 65, p. 145 ; développement des — , fig. 75, p. 162 ; fig. 76, 77. p. 163; substance médullaire, cellules des — , fig. 67 A, p. 149: fig. 70, 71, p. 152; pellicule épidermique des — , fig. 72 A, B, p. 154; substance corticale, fibres-cellules des — traitées par SO3, fig. 66, p. ! 48 ; noyau de ces cellules, fig. 67 B, p. 1 49 ; cellules de la racine des — , fig. 68 , p. 1 50 ; — blanc, fig. 67 A, p. 149. Racine des — ; coupe longitudinale de la — , fig. 70, p. 152; gaîne de la — , fig. 70, p. 152; — pendant le développement, fig. 76, 77, p. 163. Éléments de la couche externe, fig. 74 A, p. 1 59 : — delà couche interne, fig. 74 B. p. 159.
Poumon. Surface d'un — injecté à la cire (vache), fig. 240, p. 515. Vésicules du ■ — , fig. 241, p. 517; leur réseau capillaire, fig. 242, p. 519. Lobules du — , fig. 18, p. 55; fig. 239, p. 513.
Rate. Artère portant des corpuscules de Malpighi (chien), fig. 231, p. 493 ; sa terminaison (cochon), fig. 235, p. 500. Cellules épithéliales des veines de la — , fig. 236, p. 502. Corpuscule de Malpighi de la — (bœuf), fig. 235, p. 494 ; son contenu, fig. 233, p. 494. Section transversale de la — (bœuf), fig. 230, p. 491.
Reins. Vaisseaux des — avec les corpuscules de Malpighi, fig. 252, p. 539; glomérule des — avec ses vaisseaux, fig. 253, p. 539. Section à travers les pyramides et leur substance corticale, fig. 249, p. 533. Section à travers la partie moyenne du — d'un enfant, fig. 248, p. 532 (voy. Canalicules urinifères).
Rétine. Section verticale de la — à l'entrée du nerf optique, fig. 321 , p. 683 ; — à 15 millimètres en avant , fig. 313, p. 674. Connexions entre les éléments de la — (schématique), fig. 323, p. 685 ; — d'après nature, fig. 322, p. 684.
Sable cérébral. Fig. 155, p. 353.
Sac dentaire delà deuxième incisive, fig. 198, p. 431 .
Sperme. Filaments spermatiques, fig. 263, p. 557; leur développement (lapin), fig. 264, p. 557.
Synoviale. Prolongement de la — d'une articulation des doigts, fig. 129, p. 254.
Tendons. Chez l'embryon, fig. 109, p. 220. Faisceaux secondaires des — surune coupe transversale, fig. 98, p. 201 . Section transversale des—, fig. 97, p. 200. Union des — avec les os, fig. 101, p. 204; — avec les muscles, fig. 100. p. 202.
Testicule et épididyme, fig. 261, p. 554; section transversale du — , fig. 259, p. 553.
Thymus déplissé (veau), fig. 245, p. 526. Moitié du — de l'homme, fig. 246, p. 526. Section transversale du — , fig. 247, p. 528.
Thyroïde. Vésicules glandulaires de la — , fig. 17, p. 54; fig. 243, p. 523 ; — remplies de matière colloïde, fig. 244, p. 524.
INDEX DES FIGURES. XV
Tissu conjonciif lâche, fig. 30, p. 76. Cellules formatrices du —, fig. 31, 32,
p. 77. Faisceaux du —, fig. 25, p. 71 . Trachée. Épithélium vibratile de la — , fig. 237, p. 509. Section transversale de la
—, fig. 238, p. 511 .
Vaisseaux sanguins. Développement des gros — aux dépens de capillaires, fig. 291, p. 623; — des cellules adipeuses, fig. 52, p. 110 : — de la substance cérébrale, fig. 154, p, 351 ; — des muscles striés, fig. '103, p. 209: — desmuscles lisses de l'intestin, fig 206, p. 448 ; — du lit de l'ongle, fig. 61 , p. 1 35 ; — du pancréas (lapin), fig. 229, p. 490 ; — des papilles de la peau, fig. 53, p. 1 \ 0 ; — des glandes sudoripares, fig. 80, p. 171 .
Veine cave inférieure, section longitudinale, fig. 290, p. 620.
Veine rénale, fibres-cellules musculaires, fig. 289, p. 619.
Veine saphène interne, section transversale, fig. 288, p. GIS.
Veines sus-hépatiques injectées (lapin), fig. 227, p. 483.
Villosités, fig. 210, p. 455. Chylifères des — , fig. 213, p. 457. Épithélium des — > fig. 215, p. 458. Vaisseaux des — , fig. 212, p. 456. Fibres musculaires des — , leurs noyaux, fig. 211, p. 456; — contractées, fig. 2I4, p. 457.
§ 1 . introduction historique. — La connaissance de la structure élémentaire des plantes et des animaux est un fruit des travaux des deux derniers siècles. Cette étude commence avec Marcellus Malpighi (1628-1694) et Antoine de Leeuwenhoek (1632-1723), à l'époque où pour la première fois le microscope, alors encore fort simple, fut mis entre les mains des observateurs. L'antiquité et le moyen âge ne connurent point les parties constitutives élémentaires de l'organisme. Aristote et Galien parlent, il est vrai, de parties semblables et de parties dissemblables {partes similares et dissimilares ) ; Fallope eut une idée plus claire encore de la notion des tissus , et tenta même une classification [Tractatus quinque de partibus similaribus, in Oper., t. II, Francf., 1600), mais la structure intime des parties ne leur resta pas moins tout à fait cachée. Quelque éclatants qu'aient été les progrès que réalisa la science naissante entre les mains d'hommes tels que Ruysch, Swammerdam et autres, il ne leur fut pas donné cependant de l'établir sur des bases positives. D'une part, les savants n'étaient pas encore assez familiarisés avec l'observation microscopique pour qu'ils pussent avoir nettement la conscience du but vers lequel ils tendaient; d'autre part, et plus encore , la culture d'une anatomie moins délicate, celle de la physiologie, de l'embryogénie et de l 'anatomie comparée, absorbèrent l'attention d'une partie de leurs disciples. Aussi, malgré les observations, précieuses sous plus d'un rapport , rassemblées par Fontana , Muys, Lieberkülm, Hewson, Prochaska, l'histologie n'a point fait de progrès décisifs pendant toute la durée du xvnr3 siècle, et elle n'était encore, à cette époque, qu'un assemblage hétérogène de faits particuliers sans liaisons déterminées.
C'est seulement en l'année 1801 que le génie d'un homme devait donner à l'anatomie générale une existence propre à côté des autres branches de l'anatomie. Cet homme, il est vrai, n'enrichit point l'histologie proprement dite de grandes découvertes; mais ce que personne n'avait encore tenté
avant lui, il le réalisa : il mit eu ordre les matériaux accumulés par ses prédécesseurs, les envisagea dans leurs applications physiologiques et médicales, et fit si bien, que l'histologie se trouva définitivement et à tout jamais constituée. V Anatomie générale de F.-X. Bichat (Paris, 1801) est véritablement, en effet, le premier travail scientifique d'histologie, etil inaugure une époque nouvelle. Cet ouvrage a d'ailleurs encore une autre signification: les tissus n'y sont pas seulement envisagés au point de vue morphologique et traités aussi complètement et aussi logiquement que possible ; mais les rapports des tissus avec les fonctions physiologiques et l'état morbide s'y trouvent examinés dans tous leurs détails. Ce qui concourut puissamment aussi à l'immense progrès que la science réalisa dans ce siècle, ce furent , et les améliorations successives et incessantes apportées aux moyens d'investigation, c'est-à-dire au microscope, et le zèle toujours croissant des observateurs. Il n'y a point à s'étonner dès lors si l'histologie a , depuis cinquante ans, laissé bien loin derrière elle ce qu'elle avait amassé dans la seconde moitié du dernier siècle, date de son existence. Depuis trente ans, en particulier, les découvertes se suivent coup sur coup. Mais en même temps elles se groupent dans des connexions telles , que nous voyons l'anatomie microscopique échapper au danger de se perdre dans les détails , comme dans les premiers temps.
C'est, notamment, dans le cours de l'année 1838 que C. -Th. Schwann fournit la preuve de l'unité de composition de l'organisme animal, en montrant qu'il procède originairement et uniformément de cellules , et que les tissus les plus élevés naissent de ces- éléments ; doctrine féconde qui lia entre elles toutes les observations faites jusqu'alors, et devint de la plus haute importance pour toutes les recherches ultérieures. Si Bichat, par la création et ensuite par l'exécution d'un système, a fondé théoriquement la science , Schwann, par ses recherches, en a appuyé la base sur les faits, et a mérité la seconde palme dans les champs de l'histologie. Les progrès que l'histologie a réalisés depuis Schwann jusqu'à nos jours ont, il est vrai, une haute importance pour la physiologie, pour la médecine, et en partie aussi pour la science pure ; on a poussé plus loin que Schwann certaines choses entrevues seulement ou indiquées par lui , telles que la genèse des cellules, la signification du noyau des cellules , le développement des tissus d'un ordre plus élevé, leurs rapports chimiques, etc. ; mais tout cela , quoique étant un véritable progrès , ne constitue cependant pas pour la science une époque nouvelle.
Si, sans être prophète, il est permis de parler de l'avenir, on peut dire que l'état présent de la science histologique doit durer autant qu'il ne nous sera pas donné de pénétrer plus profondément dans la structure organique telle que nous la concevons actuellement, et de découvrir des éléments nouveaux d'où il résulterait que ce que nous tenons aujourd'hui pour simple est composé. S'il était possible qu'on découvrît les molécules qui composent la membrane des cellules, les fibrilles musculaires, l'axe des tubes nerveux, etc. ; si l'on pouvait pénétrer les lois de la juxtaposition, celles du déve-