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FOLLICULES SIMPLES ET AMYGDALES

frappante avec les follicules clos des glandes de Peyer ou des glandes solitaires de l'intestin, et avec les vésicules de la rate et des glandes lymphatiques; elles se composent d'une membrane d'enveloppe, de 0""",005 a 0""'\ 007 d'épaisseur, assez résistante, formée de tissu cotijonctif, sans mélange

line et se trouve en quantité si FlG 183

minime , qu'elle n'apparaît que

comme un moyen d'union entre les parties solides , qui consistent en cellules de 0mm,007 à 0mm,011 de diamètre, et en noyaux libres, de0mm,005 à 0mm,006, sans caractère spécial. L'acide acétique rend les cellules grumeleuses, ce qui donne au contenu une couleur blanchâtre ; mais il ne précipite point de mucus, caractère qui différencie ce contenu du mucus et le rapproche de celui des corpuscules spléniques. — En général, les capsules sont situées de telle façon qu'elles constituent une couche simple presque continue entre la membrane d'enveloppe et l'épithélium du follicule. Mais on rencontre aussi quelquefois, du moins chez les animaux, deux capsules placées l'une derrière l'autre, ou d'assez grands intervalles entre deux capsules voisines.

Les vaisseaux des follicules sont très nombreux; chez l'homme on les trouve souvent injectés de sang, ce qui permet de les suivre facilement. Des artérioles venues du dehors pénètrent dans l'intérieur de la glande en traversant l'enveloppe fibreuse, forment d'élégantes arborisations entre les diverses capsules et se terminent dans les papilles et dans les follicules. Les vaisseaux des papilles offrent la même disposition que ceux des autres papilles simples : ce sont des anses simples ou composées. Autour des capsules, les vaisseaux forment des réseaux excessivement riches et élégants, appliqués immédiatement sur la membrane externe de ces dernières, et dont les plus petits vaisseaux ont de 0m,n,009 à 0mm,0014, et un trajet onduleux. Les veines qui ramènent le sang de ces parties sont larges et nombreuses. D'après E.-H. Weber (Meck. Arth., 1827, p. 282), des lymphatiques sembleraient naître également dans ces glandes, et quant à des nerfs, j'en ai observé moi-même dans leur intérieur.

Les amygdales ou tonsilles ne sont autre chose, d'après mes recherches, qu'une agglomération d'un certain nombre (10 à 20) de follicules composés,

Fig. 183. — Follicule de la racine de la langue humaine, a, épithélium qui le tapisse ; b, papilles; c, surface extérieure du follicule et enveloppe de tissu conjonctif ; e, cavité du follicule; épithélium du follicule; g, capsule close dans l'épaisseur de la paroi du follicule. Grossissement de 30 diamètresi

de fibres élastiques, et d'un contenu liquide grisâtre qui vient sourdre en forme de gouttelettes lorsqu'on fait une piqûre dans la paroi du follicule. Une portion fluide et des particules solides composent ce contenu.

La première a une réaction alca-

fortement unis ensemble et renfermés dans une enveloppe commune; il résulte de là un organe hémisphérique dont plusieurs follicules s'ouvrent fort souvent par un orifice commun. Les divers segments de l'amygdale, quelles que soient leur forme extérieure et la conformation de leur cavité, présentent tous la même structure. De la càvité buccale, prise pour point de départ, on voit L'épithélium pénétrer dans les diverses cavités de l'amygdale, dont il tapisse jusqu'aux dernières anfractuosités, sans subir d'autre modification qu'un faible amincissement. Au-dessous de l'épithélium, on rencontre une membrane grisâtre, molle, très vasculaire, deln,m à 0mm,75 d'épaisseur, et tout à fait à l'extérieur une autre membrane, dense, plus épaisse que la première. A l'endroit où deux lobes ou segments de l'amygdale se touchent, la membrane externe leur est commune, et à la périphérie de l'organe elle se continue avec l'enveloppe générale de l'amygdale. La

couche épaisse et molle qui sépare l'épithélium de la tunique fibreuse a la même composition que la couche correspondante des follicules de la racine de la langue. Là aussi se montrent, au voisinage de l'épithélium, des papilles coniques, filiformes ou même composées, de 0n,m,U à 0mm,18 de longueur et 0""",02 i à 0""",07 de largeur, puis, à l'intérieur, des capsules closes arrondies, très serrées les unes contre les autres, de la Fig. 184. même forme et du même volume que

celles des follicules de la langue, et enfin un tissu fibreux qui réunit ces capsules entre elles, et qui est traversé par de nombreux vaisseaux. Ce système vasculaire, plus riche encore que celui des follicules de la langue, présente cependant une disposition identique, si ce n'est que les papilles reçoivent souvent plusieus anses chacune, et que les réseaux qui entourent les papilles sont plus serrés (fig. 186). Tout récemment, il m'a semblé entrevoir des vaisseaux dans l'intérieur de ces capsules , absolument comme dans les glandes de Peyer. — L'enveloppe fibreuse, enfin, est formée de tissu conjonctif et de fibres élastiques ; elle reçoit aussi quelques fibres musculaires du constricteur supérieur du pharynx. — Quant à des nerfs, on en trouve bien à la périphérie de l'organe et dans les papilles ; mais là, comme dans les follicules de la langue, j'en ai cherché en vain dans l'épaisseur de la membrane des capsules.

L'analogie qui existe entre la structure des amygdales et celle des follicules de la langue se retrouve dans leurs produits de sécrétion ; il faut dire, cependant, que le produit des follicules de la langue est très difficile à obtenir à l'état de pureté, puisqu'il se mélange avec celui des glandes muqueuses

Fig. 184. — Vaisseaux de quelques capsules closes de l'amygdale de l'homme, vus de l'intérieur d'ua follicule. Grossissement de 60 diamètres.

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