DÉVELOPPEMENT DU CANAL INTESTINAL
silës se distinguent très bien sur des sections verticales très minces, faites avec des ciseaux fins, ou encore sur la muqueuse éclairée à la lumière directe et examinée à un faible grossissement. Pendant le travail de l'absorption on trouve, en général, ces villosités remplies de graisse et de granulations, de sorte qu'il est impossible alors de distinguer les éléments qui les constituent, excepté les cbylifères, qui deviennent très manifestes sous l'influence de l'acide acétique , ou mieux encore de la soucie étendue. Mais en dehors de cette période on reconnaît facilement à leurs noyaux les muscles des villosités traitées par l'acide acétique. Pour étudier les vaisseaux il faut des pièces injectées ; les plus convenables sont celles dont les artères et les veines sont injectées ; elles doivent être conservées dans un liquide. Cependant on voit aussi très facilement les vaisseaux des villosités sur des préparations très fraîches. Les mêmes remarques s'appliquent aux autres parties du canal intestinal; des sections perpendiculaires donneront surtout de bons résultats. Pour étudier les glandes, je me sers de préférence de fragments d'un intestin frais, bien que la préparation soit quelquefois très difficile, comme dans l'estomac : j'emploie également des lambeaux de muqueuse durcis dans l'alcool absolu , l'acide pyroligneux ou l'acide chromique, ou bouillis dans l'acide acétique à 80 pour 100, et desséchés d'après la méthode de Purkync et Middeldorpf, ou bien encore imbibés de gomme et desséchés suivant le procédé de Wasmann ; dans tous les cas, on enlève avec un bon scalpel une lamelle très mince, perpendiculaire ou parallèle à la surface de l'intestin , et qu'on rend transparente, au besoin , au moyen d'un peu de soude. C'est la muqueuse stomacale dont les éléments se dissocient le plus difficilement, surtout quand elle est très épaisse, comme chez le cheval et le cochon. La chose est plus facile chez le chien, le chat, le lapin, les ruminants : chez ces animaux, il arrive souvent qu'en raclant fortement la surface delà muqueuse avec le dos d'un scalpel, on exprime, pour ainsi dire, tout l'épithélium des glandes sous l'aspect d'un tube continu qui permet d'étudier toutes les particularités qui se rattachent à la forme de ces glandes et à leur revêtement interne. Du reste, il suffit quelquefois dedilacérer la muqueuse gastrique des animaux mentionnés en dernier lieu, pour la décomposer en ses divers éléments.
Les glandes de Brunner ne présentent de difficultés que pour leurs conduits excréteurs, qu'on voit cependant très distinctement sur des sections verticales, et chez les animaux, en déchirant la muqueuse. Les glandes de Lieberkühn s'isolent en général avec une très grande facilité et dans toute leur longueur. Les follicules clos de l'intestin doivent être disséqués par leur face externe ; on peut aussi les étudier sur des coupes verticales. C'est également par sa face externe qu'on recherche la couche musculeuse de la muqueuse. La tunique fibreuse enlevée, on la séparera par petits fragments de la couche glandulaire. Les éléments se voient très bien sur des pièces qui ont macéré dans l'acide nitrique au cinquième.
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— KÖlliker, Heber das Vorkommen von glatten Muskelfasern in Schleimhäuten , dans Zeüschr. f. wiss. Zoologie, t. III, 1851, p. 106, et Supplément, 2e call. — F. Ernst, Heber die Anordnung der Blutgefässe in den Darmhäuten. Zürich, <185I , Diss. avec figures. — Ecker, lieber die Drusen der Magenschi, des Menschen, dans Zeüschr. f. rat. Med., t. II, '1852, p. 243. — Henle , lieber die Drusen des menschlichen Magens, dans Zeüschr. f. rat. Med., II , 1852, p. 309. — Bruch, Beitr. z. Anal. u. Phys. der Dünndarmschleimhaut , in Zeitschr. wiss. Zool., IV, p. 282. — Brücke, Ueber die Chijlusgefüsse und die Resorption des Chylus, dans Denkschr. d. Wien. Ah: , 1 853 , et dans Zeüschr. d. Wien. Aerste, 1 853, p. 282, 378, 571 . — Kölliker, Histologische Studien, dans Würzb. Verh. , IV, p. 52. — Donders, dans Ned. Lanc. , 1 852, oct., p. 265, et De Klieren der maagen hare afscheiding, ibid., p. 218, Iiij- (hage tot den ßjneren bouw der dünne darmen, ibid., févr. -avril 1 853, Berlin, liijdrage tot de spijsvertering der vogels (Ned. Lanc. , juillet-août 1 852 ). — Treitz, Ueber e. neuen Muskel am Duodenum des Menschen , dans Prag. Viert., 1S53, I, p. 113. — Parmi les planches, nous citerons celles d'Ecker, Icon., pl. I, II ( très belles ), et de Funke, Atlas, pl. VIII.
SECTION II