STRUCTURE DES CANALICULES SÉMINIFÈRES. — SPERME
a appelé les vaisseaux droits ; ces derniers ont 0mm,2 de largeur, et pénètrent , soit isolément , soit après s'être unis avec les autres canalicules du même lobule (fig. 261 c), dans la base du corps d'Higlnnore, où ils forment un réseau très serré, de 5 à 7 millimètres de largeur et U millimètres d'épaisseur, qui occupe tout le corps d'Highmore ; c'est le réseau testiculaire [rete testis, rete vasculoswn de Haller, lig. 261 d). Ce réseau, formé de canaux de 0m,n,07 à 0""",18 de largeur, donne naissance à son extrémité supérieure, à 7, 15 vaisseaux efférents (vasa efferentia testis, s. Graafiana, fig. 261 e), qui mesurent 0mm,3/i. à 0"m,,/tÜ de diamètre, et qui traversent l'albuginée pour se jeter dans l'épididyme. Là ces vaisseaux se rétrécissent au point de n'avoir plus que 0""",25 à 0mm,2 de largeur, décrivent des circonvolutions analogues à celles des canalicules qui composent les lobules, mais ne présentent ni divisions ni anastomoses; il résulte de cette disposition un certain nombre de cônes dont la pointe est dirigée vers le testicule : ce sont les cônes séminifères (coni vasculosi s. corp. pyramidalia, fig. 261 /). Ces cônes, unis entre eux par du tissu conjonctif, forment la tête de l'épididyme, et les canalicules qui les composent, en se réunissant successivement en un canal unique le long du bord postérieur et supérieur de l'épididyme, forment le canal de cet organe (fig. 261 g).
Le canal de l'épididyme a 0n"",35 à ()""", 5 de largeur; ses nombreuses circonvolutions forment, comme on sait, le corps et la queue de l'épididyme ; il fournit à son extrémité intérieure un diverticule terminé en cul-de-sac [oasaberrans de Haller, fig. 261 i), et se continue enfin avec le canal déférent (fig. 261 h). Celui-ci a 0""",5 à 0""",7 de largeur dans ses premières portions, qui sont encore flexueuses ; mais bientôt il devient rectiligne et mesure alors lnu",5 à 2 millimètres. Une membrane fibreuse, de couleur grisâtre, enveloppe également l'épididyme; mais elle est très mince et n'a que 0,um,35 d'épaisseur.
§ 202. Structure des canalicules séminifères. Sperme. — Eu égard à
leur calibre, les canalicules dont se compose le testicule ont des parois plus épaisses que celles des autres glandes ; ces parois comprennent une tunique fibreuse et un épithéliwn. La première a de 0mm,0Q5 à 0 ""\01, ou en moyenne 0mn,,007 à 0 ,009 d'épaisseur; elle est dense, extensible, et constituée par un tissu conjonctif vaguement fîbrillaire , à noyaux longitudinaux , dans lequel on ne trouve point de fibres musculaires , mais, dans quelques cas, des traces de fibres élastiques. Une simple couche de cellules polygonales, de 0mm,01 à 0,m,,,010 de diamètre, au-dessous de laquelle on voit par Fig. 262.
Fig. 262. — Fragment de canalicule séminifère de l'homme. Grossissement de 350 diamètres, a, tunique fibreuse parsemée de noyaux longitudinaux; b, liséré clair, répondant probablement à la membrane propre ; c, épithélium.
fois des rudiments d'une membrane propre, est appliquée à la face interne de la tunique fibreuse, et complète la paroi du canalicule, dont l'épaisseur totale est portée par là à 0mm,016 à 0mm,02. Chez les jeunes sujets, les cellules épithéliales sont pâles et finement granulées ; mais par les progrès de l'âge, il s'y accumule des granulations graisseuses de plus en plus nombreuses qui donnent aux canalicules cette couleur jaunâtre, brunâtre par places, qu'on rencontre très fréquemment sur des hommes d'un âge moyen, et qui ne fait jamais défaut chez les gens âgés. — Les vaisseaux droits ont la même structure que les canalicules séminifères; les canaux du retè testis sont dépourvus de tunique fibreuse , et ressemblent plutôt à des vacuoles creusées dans le tissu fibreux et dense du corps d'Highmore, et tapissées simplement d'un épithélium. Dans les cônes vasculaires, la tunique fibreuse réapparaît; bientôt il s'y ajoute une couche de fibres musculaires lisses, dirigées dans le sens de la longueur et de la largeur, et qu'on peut reconnaître encore sur des canalicules de 0""",5 à 0mm,4 de diamètre. Les portions les plus épaisses du canal de l'épididyme partagent la structure du canal déférent (voy. plus bas), et sont pourvues d'un épithélium cylindrique, qui, du reste, se montre déjà dans la tête de l'épididyme.
Le contenu des canalicules séminiferes varie suivant l'âge du sujet. Chez les enfants et les jeunes animaux on ne rencontre dans les canalicules, très étroits encore, que de petites cellules transparentes, dont les plus extérieures peuvent être envisagées comme constituant un épithélium, bien qu'elles ne soient pas toujours distinctes des autres. A l'époque de la puberté, en même temps que les canalicules deviennent notablement plus larges, les éléments qui composent leur contenu prennent de plus grandes dimensions ; comme prélude de la formation du sperme, les cellules épithéliales des premiers temps se transforment en cellules ou vésicules sphériques de 0mm,01 a ()""", 07 de diamètre, qui, suivant leur volume, enferment 1 à 10 et même 20 noyaux transparents, pourvus de nucléoles et mesurant 0",n\005 à 0",m,007. On ne distingue plus alors d'épithélium dans les canalicules, entièrement et exclusivement remplis par les cellules en question ; d'autres fois, chez les vieillards surtout, cet épithélium se retrouve avec ses cellules remplies de graisse ou de pigment : il forme alors l'enveloppe immédiate des autres éléments. Or, ces derniers, de quelque manière qu'ils se présentent, sont les précurseurs du sperme. Arrivé à maturité complète, le sperme se compose uniquement d'une très petite quantité d'un liquide visqueux et d'une infinité de corpuscules linéaires, doués de mouvements spéciaux, qu'on appelle filaments séminaux (fila spermatica), ou spermatozoaires (spermatozoa) , ou enfin spermatozoïdes. Les spermatozoïdes sont des corpuscules mous, complètement homogènes, dans lesquels on distingue une partie renflée, appelée corps ou tête, et un appendice filiforme qui porte le nom de filament ou de queue. La première est aplatie, pirifbrme, vue de profil ; à pointe dirigée en avant, ovoïde, quand elle est vue de face, ou même arrondie en avant et en même temps un peu déprimée en cupule à sa partie antérieure ; il en résulte que sa partie