VAGIN ET PARTIES GÉNITALES EXTERNES
inquelle n'est pas vraisemblable. Quant à moi, un tel fait ne me semble nullement impossible, vu que cette multiplication des cellules ganglionnaires et des fibres nerveuses ne serait nécessaire que dans ia première grossesse. On pourrait admettre aussi que les tubes nerveux de nouvelle formation ne sont que des branches d'autres tubes; mais il me semble plus prudent d'attendre dans quel sens seront décidées les recherches de Remak sur l'homme. Je ferai remarquer cependant qu'une augmentation de volume des cordons nerveux pourrait dépendre à la fois d'un élargissement des tubes nerveux existants et d'une hypertrophie du névrilemme, et que la multiplication des extrémités terminales des nerfs est suffisante pour rendre ces derniers aptes à se distribuer sur de plus grandes surfaces.
L'augmentation de volume des vaisseaux, artères et surtout veines, au temps delà grossesse, est très considérable, et c'est cette circonstance qui fait qu'à cette époque la tunique moyenne ou musculeuse, qui contient les vaisseaux les plus volumineux, se distingue plus nettement des deux autres. Ce n'est pas ici le lieu de décrire les modifications que subissent les vaisseaux de la muqueuse dans la région où se forme le placenta : je ferai remarquer seulement que je suis de ceux qui admettent que chez la femme il existe de gros troncs vasculaires an bord et à la face convexe du placenta utérin, tandis que dans l'intérieur de cet organe il n'y a que des lacunes sans parois, qui se trouvent entre les villositésdu chorion (voyez Kiwisch, Geburtskunde , I, p. 131 et suiv. — C. Wild, Zur Physiologie der Placenta, Würzb., 4849. — Virchow, Arch. , III, p. 549. — Schroeder v. d. Kolk., dans Verh. d. Niederl. Instituts, 1851). Dans le reste de la caduque les capillaires s'élargissent quelquefois extraordinairement ; d'après Virchow (Arch. für pathol. Anat., III, p. 436 ), les capillaires superficiels de cette membrane, dans la sixième semaine de la grossesse, ont 0nim,55 à 0nim,1 de largeur, et des parois excessivement minces. Il est probable que tel est aussi leur état dans la région du placenta avant que leurs parois disparaissent et que leurs cavités anastomosées deviennent des lacunes. — Les troncs veineux de l'utérus gravide m'ont offert, outre la couche musculeuse normale, à fibres circulaires excessivement grosses, une couche musculeuse interne et externe, à direction longitudinale, et dont les éléments avaient, les mêmes proportions colossales; ici donc l'épaisissement des parois est démontré directement^ [Zeilschr. f. w. ZooL, I, 84.)
§ 212. Vagin et parties génitales externes. — Les pâTOÏS dû Vagin ont 2 millimètres d'épaisseur et se composent d'une membrane fibreuse extérieure, d'une couche moyenne de fibres musculaires, et d'une membrane muqueuse. La membrane fibreuse, mince et de couleur blanchâtre, est formée d'un tissu conjonctif, lâche en dehors, plus serré en dedans, mélangé de nombreuses fibres élastiques et de réseaux veineux ; elle se confond insensiblement avec la tunique moyenne, qui est un peu rougeâtre, et qui, outre le tissu conjonctif et de nombreuses veines, présente une quantité assez notable de fibres musculaires lisses. Ces fibres, évidentes surtout pendant la grossesse, sont formées de fibres-cellules de 0",m,09 à 0n"",18 de longueur, et s'unissent en faisceaux longitudinaux et transversaux, dont l'ensemble constitue une véritable membrane musculeuse. La muqueuse vaginale est rouge pâle; elle porte un grand nombre de plis, de rugosités (colonnes rugueuses), et présente un tissu conjonctif très dense, extrêmement riche en fibres élastiques, auxquelles elle doit sa grande solidité et sa grande dilatabilité : on n'y trouve point de glandes. Sa face interne est garnie de nombreuses papilles coniques ou filiformes, de Omm,l/i à O""1',^ de longueur et 0mm,05 à 0mm,07 de largeur. Ces papilles sont complètement ensevelies dans
un épithélium pavimen teux de Ômnv,15 à 0mm,2 d'épaisseur, analogue à celui de l'œsophage, et dont les lamelles les plus superficielles mesurent 0mm,02 à 0mm,03 de largeur et contiennent un noyau de 0mm,û07 de diamètre. L'hymen est un repli de la muqueuse et présente la même structure que cette membrane.
Le mucus acide sécrété par le vagin ne contient normalement que des cellules d'épithélium pavimenteux. Fréquemment cependant on y rencontre : 1" des corpuscules de pus; 2° le Trichomonas vaginalis de Donné, que j'ai retrouvé récemment avec Scanzoni ; 2° des cryptogames très voisins du Leptothrix buccal is de Robin.
Du vagin la muqueuse s'étend sur les parties génitales externes, recouvre le gland du clitoris et le vestibule, ainsi que le méat ur inaire, et forme les replis qui portent les noms de prépuce du clitoris et petites lèvres. Sur les grandes lèvres elle se continue insensiblement avec la peau ; à la tace interne de ces dernières et à la fourchette le tégument ressemble encore à une membrane muqueuse, tandis qu'au bord, à la face externe et au mont de Vénus, il prend tous les caractères de l'enveloppe cutanée. La partie fondamentale de la muqueuse des organes génitaux externes est formée d'un tissu conjonctif spongieux, vasculaire, dépourvu de graisse, mais assez riche en fibres élastiques fines ; ses couches superficielles, qui répondent au derme, ont 0mm,5 à 0mrn,/i d'épaisseur; elles supportent partout des 'papilles très développées, mesurant 0""",2 à 0""",7 sur les petites lèvres, 0mm,08 à 0mm,07 au clitoris, et sont couvertes d'un épithélium pavimenteux stratifié, de 0mm,09 à 0""",27 d'épaisseur; les cellules superficielles de cet épithélium ont O'1"", 02 à 0"lm,05 de largeur (fig. 58, h). Les téguments des grandes lèvres ont en partie la structure des muqueuses, et en partie celle de la peau ; entre les deux feuillets qui composent ces replis, on trouve du tissu adipeux ordinaire.
Les parties génitales externes présentent diverses espèces de glandes plus ou moins volumineuses. Des follicules en forme de rosette et d'un volume considérable (O"1'", 5 — 2 millimètres) se rencontrent sur les deux faces des grandes lèvres, où elles sont en connexion avec des follicules pileux de différents calibres ; ils se retrouvent également sur les petites lèvres, où il n'existe point de poils et où ils sont plus petits (0""",2 — 1 millième), et enfin ça et là autour du méat urinai re et à l'entrée du vagin. Des glandes muqueuses en grappe, de forme ordinaire et de 0mm,7 à 3 millimètres de diamètre, se voient en nombre très variable au pourtour du méat urinaire, dans le vestibule et sur les parties latérales de l'entrée du vagin; leurs conduits excréteurs, très courts ou mesurant jusqu'à 13 millimètres de longueur, s'ouvrent tantôt par un orifice microscopique et tantôt par une ouverture assez large. Enfin, à l'extrémité inférieure du bulbe vestibuläre, sur les côtés de l'entrée du vagin, se rencontrent les glandes de Bartholin. Ces organes, qui répondent aux glandes de Cowper de l'homme, sont de simples glandes muqueuses en grappe, de 14 millimètres de diamètre, dont les vésicules glandulaires piriformes, tapissées intérieurement d'un épithélium
pavimenteux, ont de 0mm,05 à 0mm,l de diamètre, et sont entourées d'un tissu conjonctif compacte, parsemé de noyaux, mais dans lequel ou ne trouve point de fibres musculaires. Les conduits excréteurs de ces glandes ont 15 à 18 millimètres de longueur et 1 millimètre de largeur; ils sont formés d'une tunique muqueuse revêtue d'un épithélium cylindrique de Qmm,02 d'épaisseur, et d'une couche mince de fibres musculaires lisses dont la direction est longitudinale ; dans leur intérieur on trouve toujours un mucus amorphe, visqueux, transparent et jaunâtre.
Le clitoris, avec ses deux corps caverneux, et le gland, en connexion avec les bulbes du vestibule, représentent le corps caverneux de l'urèthre fendu, et ont exactement la même structure que les parties correspondantes et les corps caverneux de l'homme; les éléments musculeux s'y isolent encore plus facilement que chez ce dernier.
Les vaisseaux sanguins du vagin et des parties génitales externes ne présentent en somme que peu de particularités. Les papilles des diverses régions renferment généralement une anse vasculaire simple ; ce n'est que dans les cas où elles sont très volumineuses ou composées, comme cela a lieu fréquemment autour du méat urinaire, qu'elles contiennent des anses multiples. Les corps caverneux ne diffèrent en rien de ceux de l'homme ; suivant Valentin, on trouverait même des artères hélicines dans le clitoris. Dans les parois du vagin, au-dessus des bulbes du vestibule, se voient des plexus veineux extrêmement riches, mais qui, contrairement à l'opinion de Kobelt, ne représentent point de véritables corps caverneux. Les vaisseaux lymphatiques des parties génitales externes et du vagin sont fort nombreux ; ils aboutissent aux ganglions de l'aine ou à ceux du bassin. Les nerfs, enfin, proviennent soit du grand sympathique, soit du plexus ovarique; ils sont nombreux surtout dans le clitoris ; mais on en trouve aussi très facilement dans la muqueuse du vagin, où ils présentent souvent des bifurcations de fibres primitives; on a peu étudié jusqu'ici leur mode de terminaison. Jamais je n'ai rencontré de nerfs dans les papilles vasculaires; j'ai vu, au contraire, sur le clitoris, de petites papilles non vasculaires qui présentaient des tubes nerveux, et aussi des corpuscules de Meissner rudimentaires. Je crois avoir observé dans ces papilles des tubes nerveux de différents calibres terminés en anse ; la même particularité se rencontre à la surface de la muqueuse, où l'on trouve parfois des corpuscules analogues à ceux de Meissner. Sur le clitoris de la truie, le docteur Nylander, d'Helsingfors, a rencontré des corpuscules de Pacini et, dans les papilles, des anses nerveuses. Mes observations confirment ces faits.
§ 213. Considérations physiologiques. — Le développement des organes génitaux internes de la femme, dont nous avons déjà dit un mot dans le § 206, ressemble parfaitement, dans ses premières phases, à celui des organes correspondants de l'homme ; ce n'est que plus tard qu'il survient des différences histologiques dans les glandes génitales des deux sexes; en outre, les corps de Wolff, chez la femme, restent indépendants des parties
Fig. 275.
génitales et constituent les organes de Rosen nlüller, tandis quoles conduits de Müller deviennent les oviductes, l'utérus et le vagin. Sous le rapport histologique, l'ovaire seul présente de l'intérêt; il consiste d'abord en cellules formatrices ordinaires, de 0mn',01 à 0mm,02 de diamètre, dont les unes se transforment ensuite en fibres et en vaisseaux, tandis que les autres persistent dans leur état, se multiplient probablement par voie de scission, et servent
à former les follicules de Graaf. Ceux-ci se présentent dans l'origine, d'après Barry, sous l'aspect d'un petit groupe de cellules qui a 0""",02 de diamètre et qui contient dans son intérieur une vésicule transparente, la vésicule germinative ; bientôt il se forme une membrane amorphe très délicate en dehors des cellules , qui dès lors représentent un épithélium, ce qui donne à l'ensemble le caractère d'un follicule. Ces follicules de Graaf très jeunes ( ovisacs de Barry ) se rencontrent par milliers dans les ovaires des fœtus arrivés presque à terme et des enfants nouveau-nés ; leur développement ultérieur est facile à suivre. Tandis que le follicule augmente de volume par multiplication des cellules de l'épithélium (membrane granuleuse) et qu'il s'entoure d'une membrane fibreuse très riche en vaisseaux, il s'amasse dans son intérieur une substance transparente, peu granuleuse chez l'homme; par là la vésicule germinative, qui a 0""",ül5 à 0l,im,018 de diamètre, et qui porte une tache germinative de 0rnn\002à 0""n,003, s'éloigne de l'épithélium, contre lequel elle était d'abord appliquée, et gagne le centre du follicule. Quand ce dernier a atteint 0mm,05 de largeur, on distingue une membrane qui entoure à la fois la vésicule germinative et tout le contenu du follicule, en s'appliquant sur la face interne de la membrane granuleuse : c'est la membrane vitelline, que tous les auteurs considèrent comme une formation secondaire, bien qu'en réalité elle existe peut-être déjà dans les premiers rudiments du follicule, sous forme d'une lamelle très fine, embrassant étroitement la vésicule germinative. Extrêmement délicate d'abord et à peine perceptible, la membrane vitelline devient plus distincte lorsque le follicule a pris de nouveaux développements et que du liquide s'est amassé dans son intérieur ; ses parois, en effet, s'écartent alors de l'enveloppe du follicule, et plus tard elles acquièrent aussi une épaisseur plus considérable. Dans les follicules de 0"im,09 à 0n"",l de diamètre, on trouve déjà des œufs parfaitement distincts et d'un volume relativement considérable, avec une membrane vitelline délicate et presque accolée encore aux parois du follicule. Le développement ultérieur se conçoit aisément. Je ferai remarquer
Fig. 275. — Trois follicules de Graaf d'une petite fille nouveau-née. Grossissement de 350 diamètres. 1, follicules naturels; 2, follicule traité par l'acide acétique, a, membrane amorphe de follicule; b, épithélium (membrane granuleuse) ; c, vitellus; d, vésicule germinative avec sa tache ; e, noyau des cellules epitheliales; f, membrane vitelline très délicate.
seulement que rarement on trouve, au moment de la naissance, des follicules visibles à l'œil nu ; s'il est vrai que ces follicules se montrent en général longtemps avant la puberté, ce n'est cependant qu'à cette époque qu'ils prennent un certain développement.
D'après ce qui précède, le développement des follicules de Graaf ressemble à celui des glandes tubuleuses. Il se produit d'abord un amas de cellules, dépourvu peut-être, au commencement, de cavité et de contenu ; puis naît la membrane amorphe, non par fusion des cellules extérieures , mais probablement comme exsudation de ces cellules : dès lors on a sous les yeux un follicule complet, lequel répond par conséquent à une vésicule glandulaire close, ou à un segment de canal glandulaire en tube. L'origine de la vésicule germinative et de la membrane vitelline est encore douteuse; ou bien la vésicule germinative est un noyau de nouvelle formation, développédans la petite cavité d u follicule, et autour duquel s'amasse d'abord un peu de vitellus, puis se forme la membrane vitelline aux dépens du contenu cellulaire; ou bien l'œuf tout entier, avec la vésicule germinative, n'est autre chose que la cellule centrale du premier rudiment de follicule, dont il serait contemporain. Quoi qu'il en soit, l'œuf représente une cellule, dont le noyau est constitué par la vésicule germinative.
Déjà nous avons attiré l'attention sur plusieurs particularités physiologiques que présentent les organes génitaux de la femme: quelques mots maintenant sur les mouvements et les sécrétions de ces organes. Le stroma de l'ovaire présente très souvent un aspect musculeux ; cependant, en me servant d'acide nitrique au 5e, j'y ai presque toujours cherché en vain des fibres musculaires ; sur l'organe frais, il est vrai, on obtient souvent, sous le microscope, des aspects que l'on est très tenté de rapporter aux muscles. En présence des résultais fournis par les vivisections sur les animaux, et par l'examen microscopique sur l'homme, il n'est guère possible de mettre en doute les mouvements très vifs dont les ovicluctes sont susceptibles ; aussi, contrairement à Kiwisch (Geburtskunde, p. 96), ne vois-je rien qui empêche d'admettre que ces mouvements, joints à une certaine rigidité déterminée par la congestion des vaisseaux, peuvent appliquer les trompes contre les ovaires, ainsi que cela a été observé par Gendrin et Raciborski (/. c, p. k\ 2-4 I 7) sur deux femmes mortes pendant la période menstruelle, etparLaahr(/)t:m(t/af. gen. mul. brevi post concept., Halis, 1 8 43) sur une femme tuée peu après le coït. Quant aux mouvements de l'utérus, il est certain au moins qu'ils sont très énergiques pendant l'accouchement ; mais ilsne font pas complètement défauten dehors de cet acte. Les fibres musculaires de l'utérus sont. disposées de telle sortequ'ense contractant elles produisent, non-seulement un rétrécissement de la cavité utérine dans tous ses diamètres, mais encore des rétrécissements locaux plus ou moins étendus. Ainsi, dans l'acte de la parturition, le col et le museau de tanche sont relâchés, tandis que le fond et le corps se contractent, et ce n'est que dans le dernier temps de l'expulsion que le col et le vagin entrent euxmêmes en contraction. Dans les cas de spasmes, l'utérus tout entier se resserra sur le produit de la conception ; dans ceux de rétention du placenta, le fond de l'organe seul est pris de convulsions. Il est très probable que certains mouvements ont lieu pendant la menstruation et dans le coït, mais le fait n'est point démontré. On admet généralement que pendant la copulation le museau de tanche s'entrouvre et le canal cervical se dilate. Si ces mouvements devaient s'expliquer uniquement par la disposition des fibres du col, on les nierait avec raison, ainsi que le fait Kiwisch (/. c, p. 1 03), car les fibres radiées décrites par Kasper, et qui seules pourraient les pro -
duire, n'existent nullement; ils sont, au contraire, très faciles à concevoir si l'on admet un relâchement des fibres du col et du museau de tanche, tandis que celles du fond et du corps, les fibres longitudinales surtout, se contractent. Si l'on voulait comparer la disposition des fibres musculaires de l'utérus et ses mouvements à ceux d'un autre organe, c'est la vessie qu'il conviendrait de choisir pour cette comparaison, car elle offre un arrangement musculaire analogue et une sorte d'antagonisme entre ses parties supérieures et inférieures.
La sensibilité de l'utérus et des parties génitales internes, en général, est peu développée ; le cathétérisme de la cavité utérine, pratiqué avec ménagement, ne provoque aucune sensation, et souvent le contact d'un corps étranger avec la portion vaginale du col est à peine perçu ; mais ces parties deviennent douloureuses sous l'influence de fortes pressions, de déchirures, d'inflammations. Le vag n acquiert une sensibilité de plus en plus vive à mesure qu'on descend vers les organes génitaux externes, et quant à ceux-ci, c'est le clitoris qui, en raison de sa richesse nerveuse, jouit de la sensibilité la plus exquise; vient ensuite l'entrée du vagin, particulièrement le voisinage des orifices des glandes de Bartholin ou de Duverney.
Les produits sécrétés par les organes génitaux de la femme sont, outre l'œuf : ]° un mucus blanchâtre fourni par la muqueuse de l'utérus et du vagin ; celui de l'utérus paraît provenir principalement des glandes utérines, et présente peut-être quelques caractères spéciaux ; 2° un mucus hyalin versé par la muqueuse qui tapisse le col de l'utérus (voy. plus haut) ; 3° le produit transparent et visqueux des glandes de Bartholin, qui, pendant la copulation, est excrété en grande quantité, et qui, sous Finlluence de certaines irritations, sort quelquefois en jet, ainsi que Hu^uier et Scanzoni l'ont observé : ce dernier fait est dû à l'action des fibres musculaires du conduit excréteur de ia glande ; 4" le produit de sécrétion des petits follicules et des glandes muqueuses des organes génitaux externes.
Etude des organes génitaux de la femme. — Les follicules de Graaf doivent être étudiés, autant que possible, à l'état frais, si l'on veut trouver la membrane granuleuse et les œufs dans les rapports normaux. Dans les follicules un peu altérés la membrane granuleuse est réduite en flocons qui nagent dans le liquide du follicule, et le disque proligère est le plus souvent détruit. Chez certains animaux, tels que le chien, par exemple, l'œuf se reconnaît déjà sur le follicule intact ; pour l'obtenir sûrement, il faut ouvrir un follicule, disséqué avec soin, sous une mince couche d'eau et examiner à un faible grossis-ement les gros flocons qui s'en échappent. On réussit aussi très bien en portant avec précaution le contenu du follicule sur le porte -objet d'un microscope Même en faisant des coupes ou en déchirant un ovaire on trouve toujours facilement des œufs ; mais ce n'est pas là une méthode qu'on doive recommander. Les muscles de l'oviducte, de l'utérus, du vagin, etc., seront étudiés à l'aide d'une dissection minutieuse, ou au moyen de sections faites sur les parties durcies. Kasper recommande de placer l'utérus pendant trois minutes dans l'eau bouillante, puis, pendant vingt-quatre heures, dans du carbonate de potasse aussi concentré que possible, ou bien de le traiter par 1 acide pyroligneux et d humecter les coupes avec de l'acide acétique étendu. Schwartz et Reichert font sécher l'utérus durci dans l'alcool, et rendent les fibres musculaires plus visibles en les traitant pari acide nitrique au cinquième. Suivant Gerlach, on peut aussi mettre en usage la méthode conseillée par Witiich (page 54 7). Nulle part les fibres-cellules contractiles ne sont plus évidentes que dans l'utérus gravide; les glandes utérines sont très faciles à voir sur des femmes dans la période menstruelle ou dans le premier mois après la conception. L'épithélium vibratile ne se trouve que sur des pièces très fraîches; c'est dans la trompe qu'on le voit plus facilement; les cellules sans cils vibratiles sont faciles à étudier. L'étude des parties génitales externes ne présente point de difficultés ; pour l'examen de leurs glandes, nerfs, papilles épithéliales, on appliquera les préceptes que nous avons donnés plus haut.
Bibliographie. — C E. v. Baer, De ovi mammalium et hominis genest epist. Lips., \ 827, et Commentarius, en allem., dans Heusinger's Zeitschrift, II. — Coste, Recherches