DES MAMELLES
§ 21/t. Siructurc des mamelles. — Les mamelles [glandulœ lactiferœ) sont deux glandes en grappe composées, rudimentaires chez l'homme, très développées, au contraire, chez la femme, et qui, après l'accouchement, sécrètent le lait.
Les mamelles n'offrent, dans leur structure, aucune particularité notable qui les distingue des autres glandes en grappe composées, de la parotide ou du pancréas, par exemple. Chacune d'elles se compose de quinze à vingtquatre lobes irréguliers, aplatis ou piriformes, arrondis à leur périphérie, mesurant 2 à h centimètres en diamètre. Les lobes, dont les cavités sont parfaitement distinctes, ne peuvent cependant être isolés exactement : ils sont formés chacun d'un certain nombre de lobules secondaires, et ceux-ci
de lobules primitifs, composés de vésicules glandulaires. Les vésicules de la mamelle sont arrondies ou piriformes ; elles ont 0"myi à 0""",1 5 de largeur, et se distinguent plus nettement des origines des conduits excréteurs que celles des petites glandes muqueuses; comme partout, elles sont constituées
par une membrane amorphe, tapis- ^ sée intérieurement d'un épithélium
r" -\\ pavimenteux, qui, à l'époque de la
lactation , subit des métamorphoses K Jg MÉk spéciales. Tous les éléments de la
• ■ glande sont enveloppés et réunis en
" ^ - une grosse glande compacte par un
r/1 " tissu conjonclii' dense, blanchâtre,
ftj-j- « - - ^ - ^ abondant surtout entre les vésicules
:: , , ; . g;;;nd:: Maires et entre les petits lo-
v ' . /f M bides ; la mamelle, à son tour, est
L r / J » > recouverte par du tissu adipeux
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p < \ la peau. La glande mammaire n'est
pas, à proprement parler, une glande .
n^' simple; c'est plutôt une agrégation
. jÊr de glandes, de même que les glandes
P 076 lacrymales. De chaque lobe de la
glande naît , par fusion successive des canalicules excréteurs des lobules de divers ordres, un canal plus ou moins long, de 2 à 5 millimètres de diamètre : c'est le canal lactifère ou galactophore ; ce canal se dirige vers le mamelon, et dans tout son trajet reçoit encore des canalicules des lobules voisins. Au-dessous de l'auréole, il se dilate en une petite ampoule allongée, de 5 à 9 millimètres de largeur, qui porte le nom de sac ou sinus lactifère; puis il se rétrécit au point de n'avoir plus que 2 ou 1 millimètre, se recourbe dans le mamelon, pour s'ouvrir enfin au sommet de ce dernier et entre les tubercules qu'il présente, par un orifice distinct, de 0""",6 à Q'"'n,U de diamètre. Tous ces conduits excréteurs présentent un épithélium composé de cellules cylindriques, de 0m"',0Hi à ()""", 02 de hauteur dans les canaux volumineux, de cellules polygonales dans les rameaux secondaires ; au-dessous de l' épithélium se voit une couche amorphe, entourée d'une tunique fibreuse blanche, dense, plissée dans le sens de la largeur sur les conduits principaux, et dans laquelle je n'ai pu trouver jusqu'ici, d'une manière certaine, de fibres musculaires, mais seulement un tissu cou j on et if parsemé de noyaux longitudinaux et des fibres élastiques fines. Henle, cependant, croit avoir constaté récemment des fibres musculaires longitudinales dans les canaux galactophores , non pas dans l'épaisseur du mamelon, mais plus
Fig. 276. — Plusieurs lobules primitifs de la mamelle d'une femme en couches el leurs conduits excréteurs. Grossissement de 70 diamètres. D'après Langer.