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STRUCTURE GÉNÉRALE DES VAISSEAUX

un même plan général, se distinguent d'une manière certaine et tranchée par une foule de particularités.

Quant aux tissus qui entrent dans la composition des vaisseaux et à la manière dont ces tissus sont groupés, voici ce qu'on peut dire d'une manière générale. Tandis que les capillaires proprement dits n'ont qu'une seule tunique, complètement amorphe, les vaisseaux d'un certain calibre possèdent, à peu d'exceptions près, trois tuniques distinctes, qu'on peut appeler tunique interne, tunique moyenne ou annulaire, et tunique externe ou adventice. Parmi les tissus composés de fibrilles, le tissu élastique et le tissu musculaire lisse tiennent le premier rang dans ces membranes ; viennent ensuite le tissu conjonctif et même le tissu musculaire strié ; mais on rencontre aussi dans les vaisseaux des cellules épithéliales, des membranes homogènes spéciales, des vaisseaux et même des nerfs. De cette multiplicité d'éléments, jointe aux nombreuses variétés que présentent les tissus les plus répandus, résulte une complication de structure qui rend une description générale presque impossible et qu'on ne peut démêler qu'en la considérant successivement dans les divers départements vasculaires. Si l'on étudie le mode d'arrangement et de disposition de ces tissus, on remarque tout d'abord qu'ils ont une tendance très marquée à se superposer par couches, et à prendre dans chaque couche une direction constante. 11 est rare cependant qu'on trouve des couches bien distinctes ; très exceptionnellement aussi on rencontre diverses directions dans une même couche. La tunique interne est la moins épaisse de toutes ; elle consiste toujours en une couche de cellules, ou êpithélium vasculaire, reposant le plus souvent sur une membrane élastique dont les fibres sont dirigées principalement dans le sens de la longueur; à cette couche élastique peuvent se joindre d'autres couches de natures diverses, mais conservant presque toujours la direction longitudinale. La tunique moyenne est généralement épaisse; c'est elle qui est le siège principal des éléments transversaux et des fibres musculaires ; mais dans les veines elle renferme aussi de nombreuses fibres longitudinales, et sur tous les vaisseaux un peu volumineux on y rencontre une plus ou moins grande quantité d'éléments élastiques ou de tissu conjonctif. Dans la tunique externe, enfin, la direction longitudinale des fibres redevient prédominante; cette tunique est moins épaisse, le plus souvent, que la tunique moyenne, et ne se compose, en général, que de tissu conjonctif et de réseaux élastiques.

Si nous poursuivons un peu plus loin l'étude des divers tissus qui composent les parois des vaisseaux, nous trouverons que le tissu conjonctif s'y montre presque partout à l'état de développement complet, avec des faisceaux plus ou moins gros et des fibrilles distinctes. Ce n'est que dans les artères et les veines les plus petites qu'on rencontre à sa place un tissu vaguement fibrillaire, parsemé de noyaux, qui se transforme enfin en une membrane mince, tout à fait homogène, présentant encore çà et là des noyaux. Nulle part le tissu élastique ne se montre sous des aspects si divers que dans les vaisseaux ; depuis les réseaux lâches et à larges mailles for-

mées de fibres de diverses grosseurs (fig. '2a), jusqu'aux plexus les plus étroits, les plus serrés et même membraneux, on trouve toutes les transitions possibles; on observe, en outre, tous les degrés de transformation des réseaux élastiques ou membranes réticulées en véritables membranes élastiques; tantôt ces membranes révèlent encore leur origine par un réseau de fibres élastiques plus ou moins marquées qui les traverse, et par de

rares vacuoles; tantôt elles sont transformées par places ou dans toute leur étendue en lames parfaitement homogènes, avec plus ou moins de vacuoles (fig. 27). Sur les vaisseaux très petits on trouve, dans la tunique externe surtout, au lieu d'éléments élastiques, des cellules l'usiformes qu'on doit considérer comme des cellules formatrices du tissu élastique arrêtées dans leur développement. — Le tissu musculaire strié ne s'observe qu'à l'embouchure des grosses veines dans le cœur; le tissu musculaire lisse, au contraire, est très répandu, surtout dans les vaisseaux de moyen calibre, par- Ibis aussi dans les gros vaisseaux. Les éléments dont il se compose, ou les fibres-cellules contractiles, n'offrent rien de particulier ; ils dépassent rarement ()""", 09 de longueur, et se réunissent en faisceaux aplatis ou en membranes, plus rarement en réseaux musculaires, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un peu de tissu conjonctif et de fibrilles élastiques. Les fibres-cellules contractiles sont remplacées, dans les grosses artères, par de courtes lamelles analogues aux cellules épithéliales, et munies constamment de noyaux allongés; dans les artères et veines très petites, par des cellules

Fig. 281. — Membrane élastique de la tunique moyenne de l'artère poplitée de l'homme; on y voit des traces de réseaux élastiques. Grossissement de 350 diamètres.

Fig. 282. — Fibres-cellules musculaires d'une artère de Fhomme. Grossissement de 350 diamètres.

1. Fibres-cellules de l'artère poplitée. a, à l'état naturel ; 6, traitée par l'acide acétique.

2. Fibre-cellule prise sur un ramusculc de l'artère tibiale antérieure de 1 millimètre de diamètre, a. noyau de cellule.

Fig. 2S1.

Fig. 282.

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