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Canaux et réseaux de canaux des trachées des invertébrés

Toutes ces parties élémentaires plus élevées possèdent essentiellement les mêmes propriétés que les cellules; avant tout, Y accroissement en longueur et en épaisseur, les emprunts de matière , les transformations de matière , les restitutions de matière, en partie la contractilité , et à côté de ces fonctions

d'autres encore qu'on peut retrouver peut-être aussi dans les cellules. L'accroissement se manifeste de la manière la plus claire, en ce que tous les éléments sus-nommés sont immédiatement après leur formation, et cela sans exception, beaucoup plus courts et plus étroits qu'ils ne le seront plus tard . Les emprunts de matière sont prouvés par la dépendance dans laquelle se trouvent les fonctions de ces éléments avec la circulation, par les phénomènes d'absorption des capillaires lymphatiques et sanguins , et par l'accroissement signalé plus haut, lequel ne peut être conçu sans introduction de matière dans l'intérieur de ces parties. On doit aussi admettre dans ces éléments les métamorphoses de matières et les restitutions de matière, ainsi qu'en témoignent les produits particuliers et connus de la décomposition des muscles , les modifications des fibres musculaires et des tubes nerveux qui surviennent dans les lésions de la nutrition et du mouvement , et aussi la sortie continuelle du plasma du sang en dehors des capillaires. La contractilité existe dans les fibrilles musculaires , et enfin les tubes nerveux présentent des phénomènes tout à fait particuliers que nous ne pouvons provisoirement approfondir, mais qui. toutefois, ne sont pas sans analogie avec les fonctions des cellules nerveuses.

J'ai depuis longtemps trouvé que les trachées (placées dans la série précédente, pour ne rien omettre) se développent à leurs extrémités par confluence de cellules étoilées en canaux; dans l'intérieur de ces canaux le contenu primitif de cellule persiste, ou bien donne postérieurement naissance à une fibre spirale. Cette vue, que j'exposais brièvement en l'année 1849 [Zeitschr. für iviss. ZooL, Bd. I, St. 215, Anm.), a été confirmée par H. Mever (Ibid., Bd. I), et dernièrement par Levdig {Ibid., Bd. III, Heft 4).

Bibliographie des parties élémentaires. — Indépendamment de l'ouvrage de Schwann, cité plus haut, nous signalerons : Kölliker, Die Lehre von der thierischen Zelle, dans Zeitschrift für Wissenschaft. Botanik, Heft II, 1845. — Remak , lieber extracellulare Entstehung Uder. Zellen und die Vermehrung derselben durch Theilung und über Entsteh, des Bindegewebes u. d. Knorpel, dans Müller s Archiv, 1852, I. — La Dissertation de Donders, citée plus bas à l'occasion du tissu élastique, et les travaux embryologiques de Reichert. Bischoff, Vogt, Coste, Remak, Prévost, Lebert et Kölliker. — En outre, consultez encore les travaux récents d'histologie comparée de H. Meckel, Leydig , Leuckart, Schultze, H. Müller, Gegenbaur, Meissner, Kölliker et autres. L'étude des cellules végétales a aussi son importance pour les zoologistes. Je signalerai en conséquence à l'attention : Le premier mémoire de Schleiden, Abhandlung über die Bildung der Pflanzenzelle, dans Müllers Archiv, 1837. —Du même, Grundzüge der Botanik, I 849-1 850. — Nägeli, lieber die Pflanzenzelle, dans Zeilschr. f. tciss. Bot., Heft II. — La monographie de Mohl sur ce sujet, dans le Handwurterb. der Phgsiol. de R. Wagner, article Vegetab. Zelle.

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